Les anti-nucléaires se mobilisent dans toute la France

Par TF1 News (Avec agence), le 25 avril 2011 à 22h11 , mis à jour le 25 avril 2011 à 22h44

Dossier : Les 25 ans de Tchernobyl

Des milliers de manifestants se sont rassemblés lundi pour dire "non" au nucléaire, en Aquitaine, Bretagne, Lorraine, ainsi qu'en Alsace, ce à la veille du 25e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl.

[Expiré] nucléaire manifestation © AFP

Quelques semaines après Fukushima et à la veille du 25e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, des milliers de manifestants se sont rassemblés lundi pour dire "non" au nucléaire, en Aquitaine, Bretagne, Lorraine, ainsi qu'en Alsace, où le candidat à la présidentielle Nicolas Hulot a fait une apparition aussi discrète que controversée.
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Plus d'infos

 
Pour les militants antinucléaires, l'objectif était triple: ils entendaient à la fois commémorer la tragédie de Tchernobyl, dénoncer celle, toute récente, de Fukushima au Japon, et réclamer la fermeture de la centrale nucléaire alsacienne de Fessenheim, la plus ancienne en exploitation en France, et qui, à ce titre, cristallise les protestations.

"Die in"
 
En Alsace, les militants avaient choisi de manifester sur une demi-douzaine de ponts enjambant le Rhin, pour rappeler que "la radioactivité ne connaît pas de frontière": une manière d'ironiser sur le fait que, à en croire des spécialistes officiels français de l'époque, le nuage radioactif de Tchernobyl se serait arrêté en 1986 à la frontière allemande.  Selon des estimations de journalistes sur place, ils étaient ainsi 6.000 à 9.000 au total sur les ponts du Rhin, en majorité des Allemands.

A Strasbourg, les manifestants, qui arboraient des drapeaux japonais - en référence à Fukushima - ou ukrainiens - évocation de Tchernobyl - se sont couchés sur l'asphalte pour former un "die in", et ont jeté des fleurs dans le Rhin pour rendre hommage aux victimes des accidents nucléaires. Sur ce même "pont de l'Europe", qui relie la capitale alsacienne à sa voisine allemande Kehl, Nicolas Hulot a fait une apparition remarquée et très médiatique, même s'il n'a pas pris la parole publiquement.  En aparté, l'ancienne star de la télévision a déclaré à des journalistes que la sortie du nucléaire était désormais "un objectif prioritaire", soulignant que la catastrophe de Fukushima avait achevé de le convaincre sur ce point.

"TchernoBlaye"
 
En Lorraine, une manifestation aux abords la centrale de Cattenom (Moselle) - la deuxième de France en terme de puissance -, a rassemblé au moins 2.000 personnes, dont de nombreux Allemands et Luxembourgeois, selon la préfecture.
 
 En Aquitaine, de 600 à 1.000 personnes, selon la gendarmerie et les organisateurs, ont pique-niqué face à la centrale nucléaire du Blayais, au nord de Bordeaux. Les manifestants ont demandé la fermeture de cette centrale, qui aura 30 ans en juin, et de "tous les réacteurs de plus de trente ans".  "La centrale du Blayais est assurément une des plus dangereuses de France" car "elle est inondable, ainsi que sa route d'accès, comme l'a montré la (tempête) de décembre 1999", a déclaré Stéphane Lhomme, président de l'association organisatrice Tchernoblaye et candidat aux primaires d'Europe Ecologie-Les Verts.
 
En Bretagne, quelque 800 personnes (selon les organisateurs) se sont rendues en cortège dans une ambiance bon enfant devant la centrale nucléaire de Brennilis (Finistère). Réacteur expérimental à eau lourde construit dans les années 1960, Brennilis a cessé de fonctionner en 1985 mais son démantèlement, qui s'est avéré beaucoup plus complexe que prévu, n'est toujours pas achevé 25
ans plus tard.

Par TF1 News (Avec agence) le 25 avril 2011 à 22:11
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6 Commentaires

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  • jclo38, le 30/05/2011 à 08h39

    Mon pauvre ami!

  • gay2paris, le 26/04/2011 à 00h59

    FN + ECOLOS: On n'as qu'a faire pédaler les détenus !

  • patrick-alain, le 25/04/2011 à 23h27

    Si on donnait les subventions aux énergies douces au lieu de soutenir l'industrie nucléaire depuis des décennies, il y a longtemps qu'on aurait laissé tomber cette énergie dangereuse au possible. Les faits parlent d'eux mêmes. Il faut sortir au plus vite du nucléaire qui nous a coûté cher en vies humaines et qui engloutit des sommes folles, sans parler du problème énorme des déchets dont on ne sait que faire et dont la durée de vie est impressionnante.

  • antho_14, le 25/04/2011 à 23h27

    Exactement, c'est toute la stratégie des anti-nucléaires... On peut être contre le nucléaire, encore faut-il être capable de faire des propositions de solutions réalistes sans vider nos portes-monnaies...

  • look165, le 25/04/2011 à 23h24

    ....par du vent !

  • rose-marie54, le 25/04/2011 à 22h30

    Anti-nucléaires, c'est bien, remplacer par quoi, c'est mieux

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