Poupées Barbie et forêt vierge (montage photo) © TF1/LCI/abacapress
- Greenpeace : Ken quitte Barbie à cause de son emballage - 01 min 22 s
Accusé par Greenpeace d'utiliser des emballages issus du déboisement des forêts tropicales en Indonésie, Mattel lance la contre-offensive médiatique. Et en premier lieu, le fabricant américain de jouets a entamé une enquête.
Dans une campagne choc, lancée notamment sur les réseaux sociaux, Greenpeace met en scène la séparation fictive de la poupée Barbie, produit phare de Mattel, d'avec son compagnon Ken. Une rupture à travers laquelle le groupe écologiste met en scène des accusations lourdes : il affirme que les boîtes d'emballage en carton des poupées Barbie sont fabriquées à base d'un "mélange de bois tropicaux, issus du déboisement des forêts indonésiennes", notamment "des régions abritant les derniers tigres et orangs-outans de Sumatra". Directement visé : le leader indonésien de la pâte à papier, Asia Pulp and Paper. APP est une filiale de Sinar Mas, holding qui contrôle aussi Golden Agri Resources, un géant de l'huile de palme également accusé par Greenpeace de participer à la déforestation en Indonésie.
"Une très bonne réaction"
APP a appelé Greenpeace à apporter la preuve scientifique de ces accusations. "Nos matériaux pour les emballages en carton contiennent plus de 95% de papier recyclé que nous nous procurons partout dans le monde", a-t-il affirmé. Mattel, pour sa part, a décidé d'examiner en détail les accusations faites par Greenpeace. Ce dont se félicite officiellement APP : le géant indonésien de la pâte à papier juge que Mattel a eu "une très bonne réaction". "Au lieu de prendre ces allégations au pied de la lettre, il (Mattel) diligente une enquête" pour les vérifier, s'est félicité Aida Greenbury, responsable du développement durable à APP.
Mattel a cependant demandé jeudi à ses fournisseurs à cesser de s'approvisionner auprès d'APP durant six mois, le temps de mener cette enquête.
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