Le lâcher de l'ourse slovène Franska dans les Hautes-Pyrénées (archives). © TF1/LCILes anti-ours vont savourer la nouvelle. Le gouvernement a renoncé à lâcher un plantigrade dans les Pyrénées en 2011. Cette nouvelle qui devrait faire l'effet d'un coup de tonnerre dans la région, théâtre d'une bataille au long cours entre adversaires et partisans de la réintroduction de l'ours, a été dévoilée mercredi par l'organisation mondiale de protection de la nature (WWF) et l'association Adet-Pays de l'ours. Une information confirmée par le ministère de l'Ecologie sans autre commentaire.
La dernière ourse des Pyrénées finira au musée
Le cadavre de l'ourse Cannelle, tuée il y a sept ans par un chasseur, va être remis au Muséum de Toulouse. Cannelle, dernière ourse pyrénéenne de souche pure du côté français du massif, rejoindra ainsi Papillon, dernier mâle de souche pure, mort de vieillesse la même année.
Publié le 25/06/2011
Dans les Pyrénées, les ourses font des oursonnes
Sur les six oursons nés ces deux dernières années dans les Pyrénées, cinq sont des femelles, a annoncé jeudi l'association Pays de l'Ours, Adet, dans un communiqué.
Publié le 06/01/2011
Pyrénées: La consulation qui irrite les "anti-ours"
Préalablement au lâcher d'une ourse dans le Béarn au printemps, une consultation de la population a débuté lundi dans les Pyrénées.
Publié le 27/12/2010
Jouanno veut ménager la brebis et l'ours
La population d'ours présente dans les Pyrénées sera "conservée, pas renforcée", promet-elle. Pas de lâchers systématiques, donc, contrairement à ce que prévoyait le programme initial. Mais la population d'ours sera-t-elle viable ? Et les rapports moins tendus avec les éleveurs ?
Publié le 26/07/2010
Pyrénées: après les ours, les éleveurs veulent la peau des vautours
Les éleveurs de montagne des Pyrénées centrales, déjà mobilisés contre la réintroduction d'ours, se plaignent désormais d'agressions de vautours contre des bêtes bien portantes alors qu'ils se nourrissent normalement d'animaux morts.
Publié le 18/07/2010
Evidemment, les alliés de l'ours brun sont verts : "L'engagement pris en juillet dernier par le gouvernement a été renié. L'Etat renonce à lâcher un ours dans le Béarn cette année", s'est indigné le maire PS d'Arbas, François Arcangeli, qui préside l'association pro-ours Adet. "C'est l'arrêt de mort de l'ours sur ce territoire (du Béarn) où il est présent depuis des millénaires", a surenchéri Alain Reynes, de l'Adet.
Proximité de la présidentielle
Outre la mise en avant du risque de disparition de l'animal dans les contrées pyrénéennes, on n'hésite pas à parler de choix électoraliste : "C'est complètement aberrant. Alors qu'il n'y a même pas huit jours, on a lancé la stratégie nationale pour la biodiversité, avec des axes très ambitieux; mais quand il faut passer dans le concret, il n'y a plus personne. Ce sont les agendas politiques, les lobbies, les enjeux électoralistes qui priment", a pour ainsi regretté Christine Sourd, directrice ajdointe des programmes WWF France.
Face à cette victoire, les anti-ours ont applaudi. Leur chef de file Philippe Lacube s'est réjoui mercredi en apprenant la décision du gouvernement, tout en reconnaissant que la proximité de la présidentielle avait sans doute pesé dans la balance. "C'est une grande satisfaction. Il y a cinq ans on avait fait baisser le nombre de lâchers, en 2010, on avait obtenu l'abandon d'un plan de réintroduction de l'ours. Tous les arguments que nous avons avancés ont été entendus". "Il est clair que le contexte politique actuel joue en notre faveur, il n'y avait aucune raison de remettre le feu dans les Pyrénées à un an de la présidentielle", a-t-il ajouté.
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