© LCIPour continuer à distribuer une eau parfaitement saine à ses 740.000 habitants, la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) a dû mettre à l'arrêt cinq sites de captage d'eau, qui assurent 25% de ses sources d'alimentation en eau. Des taux importants de perchlorate d'ammonium, un polluant qui peut entraîner un dysfonctionnement de la thyroïde, ont été retrouvés fin juin dans plusieurs bassins de captage d'eau du Nord de Bordeaux.
Pollution: 2.800 habitants privés d'eau potable
Près de 2.800 habitants du Pas-de-Calais sont privés d'eau potable dans les environs de Saint-Omer en raison d'une pollution microbiologique.
Publié le 14/08/2009
L'eau du robinet à nouveau potable près de Bordeaux
La Lyonnaise des Eaux recommandait à 35.000 foyers de la région de ne pas boire l'eau du robinet en raison d'une pollution détectée jeudi soir.
Publié le 12/06/2009
Les habitants d'Altkirch privés d'eau potable
L'eau du robinet présentant un aspect trouble, suite à de fortes précipitations, la municipalité recommande aux habitants de ne pas la consommer ni de l'utiliser pour la cuisine.
Publié le 12/04/2008
Le perchlorate d'ammonium a été rejeté par le site industriel du groupe Safran SME, ex-SNPE Matériaux énergétiques (SME), qui l'utilise notamment pour la propulsion de missiles. Et c'est d'ailleurs lors d'un contrôle effectué au moment du rachat de SME par le groupe d'aéronautique et de défense Safran, en avril dernier, que des taux anormaux de perchlorate d'ammonium ont été découverts, certains atteignant 30 microgrammes par litre. Selon Antoine Bousseau, directeur régional d'Aquitaine de la Lyonnaise des eaux, délégataire du service de l'eau pour la CUB, il faudra "des années" pour que cette pollution se résorbe naturellement.
Aucune conséquence sur les habitants pour le moment
Pompages plus importants effectués dans d'autres zones, projets de forage...Tout est fait pour que les habitants de l'agglomération ne soient pas touchés directement par cette privation. La situation pourrait toutefois "se tendre" à la rentrée, au plus fort de la consommation d'eau. La Lyonnaise des eaux a assuré que l'arrêt des sites de captage concernés par la pollution était une simple précaution, précisant que le maximum relevé dans l'eau distribué avant l'arrêt des sources polluées a été inférieur au seuil toxicité que devrait annoncer jeudi le ministère de la Santé.
Car hasard du calendrier, c'est ce jeudi que l'agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (ANSES) doit fixer des normes de toxicité pour le perchlorate d'ammonium. Une première pour un pays européen. L'ANSES devrait recommander un seuil de 15 microgrammes par litre pour les adultes et de 4 microgrammes par litre pour les nourrissons de zéro à six mois. Une pollution au perchlorate d'ammonium avait déjà été relevée fin janvier dans les eaux de la Garonne à Toulouse. La société SME était déjà responsable des fuites. La préfecture de Haute-Garonne avait alors pris un arrêté de mise en demeure pour réduire les rejets dans le fleuve. La préfecture de Gironde communiquera jeudi sur le sujet et pourrait envisager des poursuites judiciaires à l'encontre de la société Safran SME "dans le cadre du pollueur-payeur", d'après Antoine Bousseau. Le groupe écologiste (EELV) à la CUB, qui avait révélé la pollution dès mardi, a demandé qu'une "expertise environnementale de la zone et des milieux naturels soient diligentée par les services de l'Etat".
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