Près de 70 ans après l'éradication du loup dans les Vosges, les éleveurs soupçonnent son retour. Selon les derniers éléments de l'enquête, l'animal serait bien à l'origine de nombreuses attaques de troupeaux ces dernières semaines. © TF1/LCILa récente attaque d'un troupeau le week-end dans un village des Alpes-de-Haute-Provence, où un loup aurait tué ou blessé près de 70 agneaux, n'aura rien changé. Nathalie Kosciusko-Morizet a appelé les préfets à appliquer les mesures déjà existantes pour se prémunir contre l'attaque des loups.
Des traces de loup dans les Cévennes
Des empreintes caractéristiques ont été repérées dans la neige et le cadavre d'un veau, peut-être tué par un loup, a été découvert à proximité.
Publié le 26/01/2009
C'était bien un loup dans le Cantal
Les analyses génétiques ont établi que le grand canidé photographié par des randonneurs en janvier était bien le mammifère carnivore.
Publié le 17/03/2008
Haro sur les loups !
Le préfet des Alpes-de-Haute-Provence autorise des tirs de défense pour protéger les troupeaux des attaques de loups dans deux massifs motagneux.
Publié le 28/09/2010
La ministre de l'Ecologie a rappelé que le dispositif d'intervention avait été renforcé début mai, notamment par la réduction du délai entre les différents niveaux de réponse lorsqu'une attaque est constatée. Quatre étapes successives sont pour l'instant appliquées : la protection du troupeau, l'effarouchement du loup, les tirs de défense à proximité du troupeau et en dernier recours la destruction du loup. "Le loup est une espèce strictement protégée mais il est possible, quand toutes les méthodes de prévention (des attaques) s'avèrent inadaptées ou insuffisantes, d'avoir des interventions sur les loups", a précisé la ministre.
47 attaques dans les Hautes-Alpes en 2011
La décision de Nathalie Kosciusko-Morizet est une déception pour les élus des régions concernées, précisément pour Daniel Spagnou. Député-maire de Sisteron, dans les Alpes-de-Haute-Provence, il avait réclamé à la ministre de l'Ecologie des "mesures radicales" dans une lettre ouverte publiée lundi. La réponse de la ministre est selon lui "intolérable pour les éleveurs".
"NKM se moque de nous : ce ne sont pas six mais au moins 40 loups qu'il nous faudrait abattre", a affirmé Daniel Spagnou. "Ce que nous voulons, dans l'urgence, c'est que les bergers puissent enfin tirer sur le loup (sans l'ubuesque chronologie des réponses) pour défendre leur troupeau", a-t-il exigé. Car les attaques de loups se multiplient.
Depuis le début de l'année, des attaques ont été recensées dans dix départements. Au 18 juillet, 47 attaques imputables à des loups ont été dénombrées pour le seul département des Hautes-Alpes, occasionnant la mort de 263 ovins.Selon les évaluations officielles, entre 150 et 200 loups sont présents en France. Et pour le moment, seuls les agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage et les lieutenants de louveteries sont autorisés à détruire les loups à distance hors de la zone autour du troupeau menacé, dans les conditions fixées par des arrêtés préfectoraux à durée limitée.
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