Canada: des chauves-souris victimes d'éoliennes

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le 30 septembre 2009 à 14h20
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Crédits : AFP

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Une extension grave pour l'écosystème

Robert Barclay, biologiste à l'université de Calgary, avait constaté que la multiplication d'éoliennes pourraient entraîner une hécatombe chez les chauves-souris et il va s'en dire qu'une extinction de cette espèce aura un grave impact sur l'écosystème car ces animaux se nourrissent d'insectes nuisibles aux récoltes. 

Les scientifiques ont étudié le comportement des petits animaux dans un champ de 39 éoliennes situé à environ 200 kilomètres au sud de Calgary. Leur période d'étude s'est étalée du 15 juillet au 30 septembre en 2006 et 2007, c'est-à-dire pendant la période de migration de ces mammifères vers le  sud.

Le constat est le suivant

Ils ont constaté que lorsque la vitesse du vent est faible, les chauves-souris manifestent une activité accrue, mais sont également plus susceptibles de mourir autour des éoliennes. "C'est logique : ce sont des animaux assez petits qui ne volent pas bien lorsqu'il y a beaucoup de vent" a dit le professeur Robert Barclay. Or, les éoliennes produisent "la plus grande part de leur énergie lorsque le vent est fort, c'est-à-dire lorsque les chauves-souris ne volent pas" a-t-il remarqué.


En conséquence, les chercheurs ont porté la vitesse de vent déclenchant le démarrage des pales de 4 m/s (14,4 km/h) à 5,5 m/s (19,8 km/h). "Nous avons comparé ces turbines expérimentales à celles fonctionnant normalement : la mortalité avait chuté de 60%" a expliqué le professeur Robert Barclay, qui estime que la cause principale de ces décès est le brusque changement de pression engendré par la rotation des pales.

Dans neuf cas sur dix, les chauves-souris retrouvées mortes près d'éoliennes montraient des signes d'hémorragie interne provoquée par un traumatisme résultant apparemment d'une chute soudaine de la pression de l'air, selon une étude.
Bien qu'ils soient pourvus d'une sorte de radar leur permettant de détecter les objets alentours, tels les pales, ces animaux ne peuvent pas anticiper les variations de pression. Chez les chauves-souris, les poumons sont comme des ballons souples dotés de parois fines reliées à des capillaires.

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