- Le loup fait des ravages, les bergers protestent - 02 min 06 s
- Attaques de loup : NKM autorise les tirs de défense - 01 min 13 s
Vercors : un loup tué par "un tir de défense"
Dans la nuit de mardi à mercredi, un loup a été abattu d'un tir de défense à Combomvin, à proximité d'un élevage de brebis attaqué à six reprises depuis juin.
Publié le 03/08/2011
Des traces de loup dans les Cévennes
Des empreintes caractéristiques ont été repérées dans la neige et le cadavre d'un veau, peut-être tué par un loup, a été découvert à proximité.
Publié le 26/01/2009
C'était bien un loup dans le Cantal
Les analyses génétiques ont établi que le grand canidé photographié par des randonneurs en janvier était bien le mammifère carnivore.
Publié le 17/03/2008
Haro sur les loups !
Le préfet des Alpes-de-Haute-Provence autorise des tirs de défense pour protéger les troupeaux des attaques de loups dans deux massifs motagneux.
Publié le 28/09/2010
En seulement deux semaines, une centaine de moutons et de brebis ont été massacrés par des loups au cours d'une série d'attaques de troupeaux dans la vallée de l'Ubaye, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Une situation que les bergers ne supportent plus. Face à cette colère croissante, Nathalie Kosciusko-Morizet a reçu une délégation de députés, d'élus et de représentants des éleveurs locaux. Et elle se dit prête à autoriser les bergers situés dans les zones où a été constatée une recrudescence d'attaques de loups à les abattre sans autre procédure pour défendre leurs troupeaux. Pour la ministre de l'Ecologie, le statut d'espèce protégée du loup ne s'oppose "en aucune façon à la volonté ferme de l'Etat de diminuer la pression du loup sur les élevages", peut-on lire dans un communiqué diffusé après cette rencontre par son ministère.
Depuis l'hiver dernier, "le Groupe national loup" avait déjà assoupli la réglementation sur les abattages de loups par les éleveurs, les bergers, les lieutenants de louveterie et les chasseurs lorsque la situation le justifie. La ministre a annoncé qu'elle allait proposer lors de la prochaine réunion du Groupe national loup d'ajuster le protocole à la réalité de l'expansion de la population de loups. En outre, le nombre de prélèvements maximum fixé à 6 loups sur la période 2010/2011 pourra être revu chaque année en fonction de la population estimée, du rythme de son accroissement et des dégâts occasionnés.
Des loups "aux portes de Grenoble"
Au 25 juillet 2011, 583 attaques qui ont provoqué la mort de 2115 moutons ont été recensées, soit une augmentation d'environ 25% des attaques et de 18% des pertes par rapport à 2010. Une augmentation qui s'explique par celle, parallèle, de la population des loups. Sur l'ensemble du territoire français, elle a été estimée entre 170 et 200 individus à l'hiver 2010-2011, contre 140 à 170 loups l'hiver précédent, selon les chiffres de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal) Rhône-Alpes. Le loup est présent de manière permanente depuis au moins deux ans dans 28 zones en France réparties sur neuf départements, en particulier ceux des Alpes, selon la Dreal Rhône-Alpes, qui a en charge le plan d'action national loup. Des zones de présence permanente du loup ont été localisées, à partir d'empreintes dans la neige, d'excréments ou de restes de proies, en Savoie, Haute-Savoie, Isère, Drôme, Hautes-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Var et dans les Pyrénées Orientales.
L'"effectif minimum retenu", c'est-à-dire le nombre des loups comptés de manière certaine en zone de présence permanente, a été évalué entre 72 et 88 loups l'hiver dernier contre 62 à 74 loups l'hiver précédent. Ce recensement, réalisé par l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), ne prend pas en compte les loups en dispersion hors des zones de présence permanente. Des loups solitaires ont ainsi été repérés au printemps 2011 dans les Vosges et le Doubs. C'est en se basant sur cet "effectif minimum" que l'ONCFS estime la population totale de loups en France.
Depuis sa réapparition en 1992 dans le parc du Mercantour, le loup n'a ainsi cessé d'étendre son territoire, atteignant la Savoie en 1997, les Pyrénées en 2006 et les Vosges et le Doubs en 2011. A partir d'observations américaines, "on commence même à se poser des questions sur l'existence de loups sans gêne", qui n'ont plus peur de l'homme "vu que l'homme de ne leur fait rien", note Pascal Grosjean, référent National Pastoralisme et Loup pour le ministère de l'Agriculture. Dans les Hautes-Alpes en novembre 2010, des loups ont ainsi attaqué en pleine journée et par beau temps un troupeau défendu par deux bergers et cinq chiens. Des attaques présumées ou avérées de loup sur des troupeaux de brebis ont aussi eu lieu ces dernières semaines sur les communes de Revel, de La Combe-de-Lancey et de Sainte-Agnès, soit à peine à une vingtaine de kilomètres de Grenoble, selon la FDSEA (Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricoles), qui a averti dans un communiqué : le loup est, affirme-t-elle, "aux portes de Grenoble".
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