Comment tirer parti d'un Arctique "plus vert et plus chaud" ?

le 02 décembre 2011 à 08h42 , mis à jour le 02 décembre 2011 à 08h43

L'heure n'est plus à la polémique : avec une température moyenne accrue de 1,5 degré en 2011 par rapport à la moyenne des trente dernières années et une surface de glace réduite, l'Arctique se transforme à vue d'oeil, souligne un rapport américain. Qui pose la question : comment s'y adapter ?

pôle NordChasse au phoque dans la zone arctique. © CNRS Images/IPEV

En 2011, la température moyenne annuelle de l'air près de la surface de l'océan Arctique était d'environ 1,5 degré Celsius plus élevée que durant la période de 1981 à 2010. Et en septembre 2011, la superficie minimum de glace de l'océan a été la seconde plus faible pour la saison d'été, après 2007, mesurée depuis le début des observations par satellite en 1979. Autant d'éléments qui permettent à un groupe international de scientifiques de conclure, dans un rapport rendu public jeudi par le gouvernement américain sous le titre Arctic Report Card, que l'Arctique continue à se réchauffer, entraînant depuis ces dernières années un bouleversement durable de l'écosystème de la région. Ils relèvent également la répétition en 2011 d'un vent d'hiver arctique qui sort de la norme pour la région.

Dossier
  • Une nouvelle étude bat en brèche les travaux du Giec

    Le Bangladesh est-il menacé à brève échéance par une montée des eaux due au réchauffement climatique ? C'est ce qu'affirme le Giec. Mais de nouveaux travaux contredisent ces prévisions alarmistes.

    Publié le 22/04/2010 Une nouvelle étude bat en brèche les travaux du Giec
  • Une heure dans le noir pour le bien de la planète

    Image symbole de la lutte contre le réchauffement : partout dans le monde, des centaines d'édifices prestigieux, de la Tour Eiffel à la Cité interdite, vont être plongés dans le noir samedi soir pour l'opération "Une heure pour la planète".

    Publié le 27/03/2010 Une heure dans le noir pour le bien de la planète
  • Le Giec va revoir sa copie

    Après l'aveu d'inexactitudes sur l'avenir des glaciers himalayen fait par le Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat, il faudra peut-être aussi revoir ce qui concerne les catastrophes naturelles.

    Publié le 24/01/2010 Le Giec va revoir sa copie
  • Ces bourdes à répétition qui minent le Giec

    Après l'affaire du "climategate", le Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat a dû reconnaître une probable erreur de chiffres sur la prévision de la fonte des glaciers de l'Himalaya.

    Publié le 22/01/2010 Ces bourdes à répétition qui minent le Giec
Plus d'infos

Cet état des lieux de l'Arctique est publié annuellement depuis quelques années par l'Agence nationale océanique et atmosphérique américaine (NOAA). "Ces travaux menés par 121 chercheurs de quatorze pays concluent que l'Arctique continue à se réchauffer avec moins de glace dans l'océan et une végétation sur le sol plus abondante", relève Monica Medina, une haute responsable de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration). "Un Arctique plus vert et plus chaud fait qu'il fera probablement l'objet d'un plus grand développement et un rapport comme celui-ci aide à nous préparer à davantage de demandes d'exploitation des richesses arctiques et à prendre de meilleures décisions concernant la gestion et la protection de ces ressources de plus en plus accessibles", ajoute-t-elle. Les fonds marins sont notamment riches en pétrole et gaz.

L'heure en tout cas n'est plus à la controverse sur la réalité ou non de ce réchauffement. Selon ces experts, "un nombre suffisant de données annuelles a été collecté permettant d'indiquer un changement dans le système de l'océan Arctique depuis 2006". Etant donné les projections de poursuite du réchauffement planétaire, "il est très probable que ces changements majeurs vont se poursuivre dans les années à venir avec des impacts climatiques, biologiques et sociaux accrus".

le 02 décembre 2011 à 08:42
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Sciences
  

7 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • jipebe29, le 04/12/2011 à 11h10

    Bizarre : on ne parle pas de l'Antarctique. Bon sang, mais c'est bien sûr ! Comme il est glacial (-41°C), comme il ne passe jamais les 0°C, et comme sa mer de glace a gagné 1,7 millions de km2 en 2010, il ne faut pas en parler!... Chut : on ne parle que de ce qui peut, éventuellement, conforter le dogme du Réchauffement Climatique Anthropique. Pour le reste, omerta totale...

  • kjbs2002, le 02/12/2011 à 16h01

    Claude Allegre met en doute l'origine humaine du réchauffement climatique, pas son existence

  • agatsu73, le 02/12/2011 à 15h13

    Eh bien votre optimisme fait plaisir à voir... Nan je plaisante, je n'en pense pas un mot !! D'après vos dires nous allons pouvoir naviguer plus loin, explorer de nouveaux gisements de pétrole... et ça vous amène à la conclusion qu'on va moins polluer ? C'est une démonstration édifiante ! Vous affirmer aussi que les animaux vont pouvoir occuper ce nouvel espace ? Entre les puits de pétroles et les touristes donc ! Et puis de quels animaux parlez vous ? Beaucoup d'espèces ne vivent que dans le froid et ne pourront pas s'adapter à ce changement brutal. Elles vont disparaître point barre. Enfin, j'aimerais beaucoup comprendre votre calcul : Les zones inondées vont être regagnées par ce nouveau continent en triple ?! Ooooh seulement en triple ? Et pourquoi pas en quadruple, en quintuple ? Vous ne seriez pas un peu pessimiste vous ? ;-)

  • vince.51, le 02/12/2011 à 14h45

    Juste une chose: Groenland, ca signifie terre verte....ca se rechauffe, peut etre que oui peut etre que non. Une echelle de 100 ans est clairement insuffisante pour dire ce qui se pase a moyen et encore moins a long terme

  • arpa463x, le 02/12/2011 à 13h39

    L'adaptation est facile: on pourra naviguer plus longtemps, explorer le pétrôle, organiser le excursions, construire des habitations plus proches du Nord, économiser l'énérgie de chauffage au Nord, donc moins poluer. Les animaux pourront occuper les espaces plus grands au nord et une plus grande diversité des animaux sera capable d'y survivre. L'article est objectif: il y aura un "plus grand développement". Les problèmes: il faut vraiment les chercher. Les surfaces innondées ou rendues inhospialières au sud vont être regagnées en triple au nord. Le rechauffement n'est pas que mauvis.

  • mondolino, le 02/12/2011 à 10h52

    Au lieu de préserver ce trésor de la vie nous somme en train de le piller et de mettre en danger notre génération future. Je suis dégoûté !

  • ark, le 02/12/2011 à 10h06

    Claude allegre est ses amis nous auraient-ils menti ? je ne peux le croire....

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience