Commission baleinière : nouvel échec à Agadir

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le 24 juin 2010 à 14h20
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Crédits : AFP

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Pour les pays attachés au moratoire en vigueur depuis 1986, les concessions des chasseurs sont insuffisantes. Par exemple, le Japon refuse d'abandonner la traque des baleines dans l'Antarctique, au cœur du sanctuaire baleinier adopté par la CBI en 1994. Quant aux chasseurs (Islande, Norvège, Japon), ils dénoncent l'intransigeance des nations qui veulent mettre un terme à cette activité.
 
 
Parmi les chasseurs, la préoccupation majeure reste le Japon en raison de la dimension géographique de sa chasse qui constitue une menace pour le reste du monde" a reconnu le commissaire de Monaco, Frédéric Briand. "Or le compromis de la CBI, rédigé par une poignée de pays, n'en tient pas compte".

Pour Monaco, la ligne rouge ce n'est pas la fin de la chasse baleinière mais la chasse dans les eaux internationales, précise son représentant. "La Norvège a montré qu'il était possible de conduire une chasse limitée, non seulement en termes de chiffres mais aussi de zone de chasse. Il faut redessiner la géographie de la baleine" a-t-il plaidé mercredi. Et considérer l'état des stocks espèce par espèce, par région et par sous-région.


Division par deux de ses quotas de chasse dans l'océan austral, aucune délivrance de nouveaux permis et supervision internationale de ses activités, y compris à bord de ses bateaux. 
"Mais exiger la fin de la chasse dans l'océan austral, c'est irréaliste" selon le porte-parole (néo-zélandais) de la délégation, Glenn Inwood. La ville baleinière de Taiji et trois autres communautés du littoral japonais demandent à reprendre leur chasse traditionnelle, interdite par le moratoire.
 
Au-delà de la baleine, le Japon et l'Islande défendent une culture et surtout le droit d'exploiter leurs ressources marines : "Si nous lâchons sur la baleine, ça va devenir très difficile quand on parlera de (la gestion) des pêcheries" a confié le commissaire islandais Tomas Heidar. A la différence que l'Islande ne chasse que dans ses eaux.

Le saviez-vous ?

Plus de 1.500 baleines ont été officiellement chassées l'an passé (plus de 1.000 par la flotte nippone) sans compter les quotas attribués par la CBI aux communautés autochtones comme en Alaska ou au Groenland.
En dépit du moratoire international sur la chasse, en vigueur depuis 1986, l'Islande, la Norvège et le Japon s'octroient unilatéralement des quotas de plus de 1.500 baleines par an. Depuis l'entrée en vigueur du moratoire en 1986, plus de 33.000 baleines ont été tuées.

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