Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, et Jean-Louis Borloo, ministre du Développement durable, à L'Isle Adam, le 3 février 2009. © REUTERS/Philippe Wojazer Le sommet de Copenhague s'est achevé samedi sur un goût amer. Des négociations âpres, qui ont finalement abouti sur un accord à minima, une simple prise de note, un premier pas pour certains, un échec pour d'autres. Jusque là sur la réserve, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Chantal Jouanno déplore dimanche dans le JDD "l'attitude totalement fermée de la Chine et de l'Inde" pendant la négociation de Copenhague. Elle souligne également "la difficulté des Etats-Unis à aller loin dans les engagements".
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Mais, relève-t-elle, "toucher à la souveraineté des pays avec un système de décision à l'unanimité, c'est presque impossible". "Il saute aux yeux que le système de l'ONU, tel qu'il est, est obsolète", analyse-t-elle. "Nous avons un accord politique qui nous déçoit, qui n'est pas à la hauteur de ce que l'on souhaitait, mais qui reste quand même une étape importante". La secrétaire assure comprendre l'amertume des ONG "parce que cet accord n'est pas ce qu'on voulait, même si beaucoup d'ONG reconnaissent que c'est la première fois que des pays comme la Chine, l'Inde et les Etats-Unis s'engagent. Nous sommes déçus, mais de plus en plus déterminés", conclut-elle.
L'ONU obsolète et les négociations entre quatre yeux
De son côté, le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a estimé samedi sur France 3 que l'accord a minima marquait "le début d'un processus qui va être compliqué", mais qu'on est "est passé à côté du désastre absolu". "Je retiens un échec du système onusien, une déception sur les engagements de chacun à l'exception de l'Europe et de la France", a-t-il déclaré. Mais "il ne faut pas non plus dire aux Français qu'il ne s'est rien passé à Copenhague", a-t-il ajouté.
"Il y a deux Copenhague en fait : il y a celui de l'ONU climat, classique, traditionnel" qui est "au bout de son système" à cause du "processus d'unanimité", a-t-il dit. Et il y a un "autre Copenhague", celui où dans une pièce "vous avez en même temps le Premier ministre indien, le Premier ministre chinois, Barack Obama, Nicolas Sarkozy et le président des Maldives" qui "décident trois ou quatre points forts". La "mutation du monde ne se fait pas comme ça", a-t-il souligné.
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