© AFP / R. JantilalL'échec qui se profilait à l'horizon de la conférence de Durban était tout simplement inacceptable : il aurait signifié l'abandon de toute ambition internationale de lutter contre le réchauffement climatique, et aurait signé l'arrêt de mort des maigres efforts initiés par le protocole de Kyoto. Il fallait donc trouver un accord, coûte que coûte. Cet accord, les quelque 190 délégations participant à la conférence sur le réchauffement climatique l'ont trouvé... avec 36 heures de retard, un record en matière de conférence internationale. Et à première vue, il marque une avancée considérable : pour la première fois, un texte international oblige les plus gros pollueurs de la planète à prendre des mesures pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Cet accord intervient après des années de négociations infructueuses pour imposer une législation s'appliquant aux grands pays émergents comme la Chine et l'Inde, mais également aux pays riches comme les Etats-Unis.
Le Canada dit "stop" au protocole de Kyoto
Le ministre canadien de l'Environnement a annoncé, lundi, que son pays se retirait du protocole sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Une première depuis sa signature en 1997.
Publié le 13/12/2011
Les points clé du "package de Durban"
La conférence sur le climat de Durban a adopté dimanche à l'aube une série de décisions sur l'avenir du protocole de Kyoto, les contours d'un futur accord impliquant tous les pays, mais aussi sur des aspects financiers et de vérification des actions menées par les pays.
Publié le 11/12/2011
Course contre la montre pour sauver le sommet de Durban
Les négociations sur le réchauffement climatique déboucheront-elles sur un accord, qui permettra de maintenir en vie le traité de Kyoto en attendant l'adoption d'un nouveau traité... ou achopperont-elles sur la difficulté à voter un texte contraignant ? Tout se joue ce samedi.
Publié le 10/12/2011
Coup de chaud sur la planète Terre, l'ONU tire la sonnette d'alarme
L'année 2011 comptera parmi les années les plus chaudes jamais enregistrées, indique mardi l'Onu dans un nouveau rapport, alors que se tient en ce moment la conférence sur le climat à Durban. A la clé, un risque de voir disparaître des îles.
Publié le 29/11/2011
Climat : Durban accouche d'un accord dans la douleur
Il aura fallu 14 jours et deux nuits de négociations marathon aux 190 pays participant à la conférence sur le réchauffement climatique pour trouver un compromis sur la limitation des rejets de gaz à effet de serre. Un accord à l'arraché... et a minima sur la poursuite des discussions, en vue d'un éventuel accord contraignant en 2015.
Publié le 11/12/2011
Au terme de deux semaines de débats souvent tendus, les participants à cette conférence de l'ONU sont également parvenus à s'entendre sur une extension du protocole de Kyoto, premier cadre juridiquement contraignant de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Conclu en décembre 1997 et entré en vigueur en février 2005, le protocole impose aux pays industrialisés, à l'exception notable des Etats-Unis qui ne l'ont pas ratifié, de réduire leurs émissions de six substances responsables du réchauffement, au premier rang desquels le CO2. Cette prolongation était une revendication forte des pays en développement qui rappellent inlassablement que le Nord a une responsabilité "historique" dans l'accumulation de CO2 dans l'atmosphère. Le soulagement dominait donc dimanche matin chez les représentants rassemblés dans cette conférence qui a frôlé la catastrophe à l'issue de 14 journées et deux nuits blanches de négociation. "En l'honneur de Mandela : cela a toujours l'air impossible, jusqu'à ce que ce soit fait. Et c'est fait !", a réagi, lyrique, sur twitter, Christiana Figueres, responsable de l'ONU pour le climat.
Un accord a minima
Mais le diable se cache dans les détails. L'Union européenne, qui avait mis tout son poids dans la balance pour aboutir à un accord juridiquement contraignant, a dû se contenter, à l'issue de cette réunion largement éclipsée par la crise de l'euro, d'un texte laissant en suspens la question du caractère contraignant du futur pacte climatique. Car il ne s'agit, au bout du compte, que d'une feuille de route, en vue d'un accord prévu en 2015 qui, lui, engloberait pour la première fois tous les pays pour lutter contre le réchauffement. Cet accord, qui permet aussi d'écrire une suite au protocole de Kyoto après 2012 et d'éviter un échec deux ans après l'immense déconvenue de Copenhague, ne s'accompagne pas davantage d'une hausse du niveau des promesses des pays pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Promesses qui sont actuellement largement insuffisante pour contenir le réchauffement sous le seuil de 2°C.
Mais face à la vive opposition de l'Inde, les Européens ont dû accepter une formulation décrivant ce futur accord comme "un protocole, un autre instrument légal ou une solution concertée ayant une force légale". Terme suffisamment vague pour laisser large place à interprétation. L'objectif est que cet accord entre en vigueur à partir de 2020. Mais ce compromis reste bien en-deçà de ce qu'exige l'urgence climatique, a regretté l'ONG Oxfam, qualifiant cet accord de "strict minimum possible" qui laisse "le monde se diriger comme un somnambule vers un réchauffement de 4°C".
La mise en place du mécanisme de fonctionnement du Fonds vert, destiné à aider financièrement les pays en développement à faire face au changement climatique, a également été adoptée à Durban. Cependant, la question centrale de l'alimentation de ce fonds reste à ce jour largement sans réponse, alors que l'engagement pris à Copenhague, il y a deux ans, est d'aboutir à 100 milliards de dollars par an à compter de 2020.
Retour MYTF1
Le Canada dit "stop" au protocole de Kyoto
Chargement en cours...



