Durban sauve les meubles, mais pas le climat de la planète

le 11 décembre 2011 à 09h17 , mis à jour le 11 décembre 2011 à 20h57

Les négociations marathon de Durban sur le climat ont débouché, dimanche à l'aube, sur une feuille de route vers un accord en 2015 englobant tous les pays pour lutter contre le réchauffement. Mais cette conférence a frôlé la catastrophe à l'issue de 14 journées et deux nuits blanches de négociation.

[Expiré] Conférence de Durban : discussion entre Christiana Figueres, représentante de l'ONU pour le climat, et Maite Nkoana-Mashabane, ministre des Affaires étrangères d'Afrique du Sud (11/12/2011) © AFP / R. Jantilal

L'échec qui se profilait à l'horizon de la conférence de Durban était tout simplement inacceptable : il aurait signifié l'abandon de toute ambition internationale de lutter contre le réchauffement climatique, et aurait signé l'arrêt de mort des maigres efforts initiés par le protocole de Kyoto. Il fallait donc trouver un accord, coûte que coûte. Cet accord, les quelque 190 délégations participant à la conférence sur le réchauffement climatique l'ont trouvé... avec 36 heures de retard, un record en matière de conférence internationale. Et à première vue, il marque une avancée considérable : pour la première fois, un texte international oblige les plus gros pollueurs de la planète à prendre des mesures pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Cet accord intervient après des années de négociations infructueuses pour imposer une législation s'appliquant aux grands pays émergents comme la Chine et l'Inde, mais également aux pays riches comme les Etats-Unis.

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Plus d'infos

Au terme de deux semaines de débats souvent tendus, les participants à cette conférence de l'ONU sont également parvenus à s'entendre sur une extension du protocole de Kyoto, premier cadre juridiquement contraignant de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Conclu en décembre 1997 et entré en vigueur en février 2005, le protocole impose aux pays industrialisés, à l'exception notable des Etats-Unis qui ne l'ont pas ratifié, de réduire leurs émissions de six substances responsables du réchauffement, au premier rang desquels le CO2. Cette prolongation était une revendication forte des pays en développement qui rappellent inlassablement que le Nord a une responsabilité "historique" dans l'accumulation de CO2 dans l'atmosphère. Le soulagement dominait donc dimanche matin chez les représentants rassemblés dans cette conférence qui a frôlé la catastrophe à l'issue de 14 journées et deux nuits blanches de négociation. "En l'honneur de Mandela : cela a toujours l'air impossible, jusqu'à ce que ce soit fait. Et c'est fait !", a réagi, lyrique, sur twitter, Christiana Figueres, responsable de l'ONU pour le climat.

Un accord a minima

Mais le diable se cache dans les détails. L'Union européenne, qui avait mis tout son poids dans la balance pour aboutir à un accord juridiquement contraignant, a dû se contenter, à l'issue de cette réunion largement éclipsée par la crise de l'euro, d'un texte laissant en suspens la question du caractère contraignant du futur pacte climatique. Car il ne s'agit, au bout du compte, que d'une feuille de route, en vue d'un accord prévu en 2015 qui, lui, engloberait pour la première fois tous les pays pour lutter contre le réchauffement. Cet accord, qui permet aussi d'écrire une suite au protocole de Kyoto après 2012 et d'éviter un échec deux ans après l'immense déconvenue de Copenhague, ne s'accompagne pas davantage d'une hausse du niveau des promesses des pays pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Promesses qui sont actuellement largement insuffisante pour contenir le réchauffement sous le seuil de 2°C.

Mais face à la vive opposition de l'Inde, les Européens ont dû accepter une formulation décrivant ce futur accord comme "un protocole, un autre instrument légal ou une solution concertée ayant une force légale". Terme suffisamment vague pour laisser large place à interprétation. L'objectif est que cet accord entre en vigueur à partir de 2020. Mais ce compromis reste bien en-deçà de ce qu'exige l'urgence climatique, a regretté l'ONG Oxfam, qualifiant cet accord de "strict minimum possible" qui laisse "le monde se diriger comme un somnambule vers un réchauffement de 4°C".

La mise en place du mécanisme de fonctionnement du Fonds vert, destiné à aider financièrement les pays en développement à faire face au changement climatique, a également été adoptée à Durban. Cependant, la question centrale de l'alimentation de ce fonds reste à ce jour largement sans réponse, alors que l'engagement pris à Copenhague, il y a deux ans, est d'aboutir à 100 milliards de dollars par an à compter de 2020.

le 11 décembre 2011 à 09:17
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11 Commentaires

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  • Masua , le 25/12/2011 à 11h03

    Le resultat des travaux est un succes dans le sens la prise conscience du probleme par la communaute internationale sur cet epineuc probleme

  • wpjo, le 12/12/2011 à 06h25

    Avec la surpopulation on va encore plus vite dans le mur qu'avec le rechauffement climatique mais il est politiquement pas corret d'en discuter et surtout pas avec les pays du tiers-monde qui font tout pour nous critiquer, qui rêvent d'émigrer en masse pour profiter de notre "responsabilité historique" et qui font exploser la population.

  • timothee14, le 12/12/2011 à 02h50

    Comme écrit, projet HAARP .....planète dirigée par des fous au nom du fric et du saint bénéfice ! ... Que du vraie dans ces commentaire, mais l'espoir réside dans le c?urs des homme alors si vous êtes tous conscients et responsable, vous pouvait tous prendre des décision et modifier tous cela ! Mais faudra en parler au 7 milliard d'être humain ;)

  • trunk69100, le 11/12/2011 à 11h58

    Totalement inutile.

  • vingue, le 11/12/2011 à 11h27

    Le climat EST manipulé, de nombreux météorologues et scientifiques l'ont "enfin" compris tant les mouvements des nuages et des courants d'airs à haute altitude ne correspondent plus à des schémas "logiques", il suffira de vous renseigner sur les chemtrails qui créent un effet de serre, d'ou le réchauffement climatique, et qui plus est permet au système HAARP des américains et des russes, de faire un peu ce qu'ils veulent avec le climat planétaire, ( qui est déjà utilisé à des fins de guerre climatique pour forcer la sécheresse dans certains pays ) quand tout le monde fera ses petites recherches et comprendra avec quelle facilité on se joue du petit peuple qui apprécie rester dans l'ignorance en se faisant tondre comme des moutons, des têtes finiront par voler. D'autres études prouvent également que le soleil se refroidit doucement depuis 30 ans, si en effet la température sur terre s'élève, elle est le fruit d'une manipulation humaine, mais le carbone n'a réellement qu'une influence, très minime voir dérisoire, cette manipulation humaine est VOLONTAIRE, grâce à haarp et aux trainées chimiques des avions dans le ciel depuis 20 ans, les puissants de ce monde s'adonnent à la géothermie et c'est la trilatérale qui l'orchestre pour imposer une dime supplémentaire au peuple.

  • marcos1er, le 11/12/2011 à 11h23

    Combien coûte un sommet comme celui-ci pour les résultats qu'ils ont ?

  • grognoonn, le 11/12/2011 à 11h17

    Un sommet pour presque rien comme dab.

  • loucky68, le 11/12/2011 à 11h11

    Ben ca m'etonne pas... a ce demander si ces gens ont des enfants...elle est belle la planete qu'on laissera a ces derniers..!

  • liolyon, le 11/12/2011 à 11h04

    Il est difficile d'entendre pour certains, qu'ils n'auront pas le droit de se développer comme nos pays l'ont fait ...

  • bobotte71, le 11/12/2011 à 09h59

    Notre planète est dirigée par des fous !!! ils mettent en péril cette belle planète au nom du fric et du saint bénéfice.

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