Une personne a été tuée et quatre autres blessées, dont une grièvement, dans l'explosion d'un four sur le site nucléaire de Marcoule lundi. Si les autorités ont exclu tout risque de contamination, le personnel et les riverains sont inquiets. © TF1/LCI
Explosion à Marcoule : le four en cause avait déjà connu des pannes
L'explosion qui a fait un mort et quatre blessés lundi sur le site nucléaire de Marcoule (Gard), a eu lieu après une intervention humaine. Le four à l'origine de l'accident avait déjà connu des pannes la semaine précédente.
Publié le 13/09/2011
Marcoule : la gauche réclame la transparence
<b>Réactions</b> La discrétion du gouvernement et de l'UMP après l'accident sur le site nucléaire de Marcoule lundi contrastait avec l'éventail large des réactions à gauche.
Publié le 12/09/2011
Nucléaire français : tout est possible, même une sortie
Le gouvernement a lancé un "exercice de prospective", pour explorer tous les scénarios sur la production et la demande d'énergie. Y compris une sortie, même si elle n'a pas ses faveurs.
Publié le 08/07/2011
77% des Français pour un arrêt ou une sortie du nucléaire
Une large majorité des français (77%) souhaite l'arrêt rapide ou progressif, sur 25 ou 30 ans, du programme nucléaire, selon un sondage Ifop pour le Journal du dimanche.
Publié le 04/06/2011
Les anti-nucléaires se mobilisent dans toute la France
Des milliers de manifestants se sont rassemblés lundi pour dire "non" au nucléaire, en Aquitaine, Bretagne, Lorraine, ainsi qu'en Alsace, ce à la veille du 25e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl.
Publié le 25/04/2011
Explosion sur un site nucléaire du Gard : comment est-ce possible ?
Selon l'autorité de sureté nucléaire, l''explosion dans une centrale nucléaire du Gard n'a provoqué aucune fuite radioactive. Comment un tel accident est-il possible ? Les explications de Bertrand Barré, Professeur à l'Institut National des Sciences et Techniques nucléaire.
Publié le 12/09/2011
"Il n'y a eu aucun rejet chimique ou radioactif et il n'y a aucun risque de rejet à venir. Le local dans lequel se trouve le four est intègre", a affirmé l'exploitant, la Socodei, filiale d'EDF, qui ignore encore si l'explosion s'est produite dans le four lui-même ou le local qui l'abrite. "Il n'y a aucune raison de s'inquiéter", a renchéri la ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, qui s'est rendue sur les lieux en fin de journée "pour rassurer le personnel et la population locale". "C'est un accident industriel sur un site nucléaire" dont les causes ne sont pas encore établies et "qui appelle une émotion et une vigilance", a-t-elle déclaré à la presse après avoir rencontré la famille de la victime
décédée.
Aucune mesure de protection de la population
Mêmes propos rassurants à EDF, à l'ASN et au Commissariat à l'énergie atomique, l'exploitant nucléaire du site de Marcoule, dont dépend le Centre de traitement et de conditionnement des déchets de faible activité, où travaillent environ 250 personnes.
Un salarié de fonderie qui se trouvait à proximité du four est mort. Parmi les blessés, un homme brûlé à 80% a été évacué par hélicoptère au CHU de Montpellier, où il était dans le coma en début de soirée. Les trois autres ont été hospitalisés à Bagnols-sur-Cèze.
Selon l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, le four contenait quatre tonnes de métaux dont la radioactivité était de 67.000 becquerels, "sans aucune mesure avec ce qui est contenu dans un réacteur". Les organisations écologistes ont cependant vu dans l'accident une illustration des risques du nucléaire, six mois après la catastrophe de Fukushima au Japon. Greenpeace a réclamé une "transparence totale et immédiate", Agir pour l'environnement a relevé "que le risque nucléaire, comme les nuages radioactifs, ne connaît pas de frontière". Le Centraco traite des déchets faiblement radioactifs, soit par fusion pour les déchets métalliques (vannes, pompes, outils), soit par incinération pour les déchets combustibles, comme les gants ou combinaisons de travail des techniciens. Les deux fours ont été arrêtés par précaution.
Une quinzaine d'incidents mineurs sur le site depuis 2000
Trois enquêtes ont été ouvertes par l'ASN, les gendarmes et l'inspection du travail pour éclairer les circonstances de l'explosion. Selon la Socodei, "c'est la première fois qu'un drame de cette ampleur se produit sur le site". Depuis 2000, "une quinzaine d'incidents mineurs" y ont été signalés, selon l'ASN, qui l'avait placé en 2008 sous un régime renforcé d'inspections après avoir relevé des "lacunes" en matière d'organisation et de sûreté, a indiqué à l'AFP Christian Tord, chef adjoint de l'agence de Marseille de l'ASN. Depuis, des progrès avaient été constatés et le gendarme du nucléaire ne fait "a priori aucun" lien entre ces "lacunes" et l'accident dont l'origine lui "semble être purement technique".
L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a réclamé des informations aux autorités françaises. Yukiya Amano, directeur général de l'AIEA, a précisé que le centre de crise de l'agence onusienne avait été "immédiatement activé". Le site touché, Centraco (Centre de traitement et deconditionnement de déchets de faible activité), est exploité par la société SOCODEI. Celle-ci a déclenché son plan d'urgence conformément aux procédures.
La préfecture du Gard a mis en place un numéro d'information de la population, le 0805.55.70.30.
| L'AIEA veut des amélioration en matière de sûreté nucléaire |
Hasard du calendrier, le directeur général de l'agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a appelé lundi les pays à ne pas abaisser leur garde en matière de sûreté nucléaire. "Nous ne devons pas perdre notre sens de l'urgence", a déclaré Yukiya Amano. "Il faudra des améliorations visibles et rapides dans la sûreté nucléaire - et pas seulement des bonnes intentions- pour restaurer la confiance dans l'énergie nucléaire", a-t-il insisté. Lors de la conférence générale ministérielle de juin, le Japonais avait reçu mandat de mettre au point un plan d'action visant à renforcer la sûreté des 432 centrales nucléaires répertoriées dans le monde. Mais la tâche n'a à l'évidence pas été aisée pour le chef de l'AIEA. Dans son discours, il évoque "un processus intense de consultations avec les Etats membres", dont les opinions sur la meilleure façon de renforcer la sûreté divergaient sur de nombreux points. Le gros point de contentieux a porté sur les inspections internationales des centrales, avaient indiqué des diplomates à Vienne. En juin, M. Amano avait suggéré de mener des tests dans une quarantaine de sites dans le monde, choisis par l'agence, sur les trois prochaines années et de rendre publics les résultats. Un tel dispositif aurait permis d'"ajouter de la transparence et de la crédibilité" aux examens nationaux, avait-il argumenté. La proposition n'a pas été du goût de plusieurs pays, comme la Chine et les Etats-Unis, très attachés à la souveraineté nationale en matière de contrôle de leurs centrales, selon des sources diplomatiques. M. Amano a annoncé, lundi, avoir demandé des informations à l'ASN concernant l'incident de Codolet,conformément à la procédure habituelle. |
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