Rebondissement dans le dossier polémique de l'exploitation du gaz de schiste. Le gouvernement a décidé d'abroger les trois permis exclusifs de recherche de gaz de schiste dans le sud de la France accordés au printemps 2010, a annoncé lundi la ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet. Les trois sites concernés se trouvent à Nant, dans l'Aveyron, à Villeneuve-de-Berg, en Ardèche, et à Montélimar, dans la Drôme. Les deux premiers permis avaient été attribués à la compagnie américaine Schuepbach et le troisième à Total.
La France en passe d'abroger trois permis de gaz de schiste ?
Selon Le Figaro à paraître samedi, le gouvernement s'apprêterait à abroger les trois permis d'exploration de gaz de schiste de l'américain Schuepbach, en Ardèche et au Larzac, ainsi que du français Total à Montélimar.
Publié le 30/09/2011
Gaz de schiste : la France, 1er pays à refuser la fracturation hydraulique
Face à une forte mobilisation des populations concernées, le Parlement a adopté jeudi définitivement, la proposition de loi UMP interdisant la technique de la fracturation hydraulique pour l'exploitation des gaz de schiste.
Publié le 30/06/2011
Gaz de schiste : rien n'est tranché
"Interdire à tout prix l'exploration des gaz de schiste" ou "ne pas fermer totalement la porte" : la mission d'information de l'Assemblée nationale sur l'hydrocarbure contesté a présenté mercredi un rapport aux conclusions "divergentes.
Publié le 08/06/2011
Gaz de schiste : les députés disent non à la fracturation hydraulique
La technique de la fracturation hydraulique pour exploiter le gaz de schiste est désormais interdite. Le texte a été voté à l'Assemblée mercredi après-midi. Cela n'empêchera pas son exploitation, selon la gauche qui parle de "reculade".
Publié le 11/05/2011
Gaz de schiste : aujourd'hui, on arrête tout
Le vote solennel sur le texte interdisant la fracturation hydraulique de la roche pour rechercher ou exploiter du gaz de schiste est prévu aujourd'hui. S'il interdit une technique d'exploitation, il n'abroge pas purement et simplement les permis accordés - même si tel est bien le but.
Publié le 11/05/2011
L'Assemblée veut barrer la route aux gaz de schiste
Les députés examinent mardi une proposition de loi UMP qui va interdire la technique contestée de la fracturation hydraulique pour explorer et exploiter gaz et huiles de schiste. Un texte qui ne dissipe pas totalement les inquiétudes des écologistes.
Publié le 10/05/2011
Les opposants au gaz de schiste en démonstration de force
Plusieurs milliers de personnes ont défilé à Meaux (Seine-et-Marne) et à Donzère (Drôme), la ville du ministre de l'Energie Eric Besson, pour dénoncer les permis d'exploration du gaz et du pétrole de schiste accordés par le governement.
Publié le 16/04/2011
Gaz de schiste : une "opportunité importante", selon Total
Total est à la recherche de partenaires pour explorer le sud-est de la France à la recherche de gaz de schiste, rapporte vendredi le journal les Échos.
Publié le 28/01/2011
Après le vote d'une loi en juin interdisant la technique controversée de la fracturation hydraulique, la seule permettant aujourd'hui d'exploiter les hydrocarbures non conventionnels, les industriels avaient deux mois pour déclarer la technique qu'ils comptaient utiliser. "Dans les deux rapports Schuepbach, était explicitement mentionné le projet d'utiliser la fracturation hydraulique", a expliqué la ministre. Dans le rapport de Total, "ce n'était pas le cas" mais "j'ai fait valoir l'argument que ce rapport n'était pas crédible", a-t-elle estimé.
Sarkozy dans le Gard mardi pour évoquer la question
"Total déclare vouloir maintenant chercher des hydrocarbures classiques, donc non gaz de schiste, dans une zone où le potentiel est très limité et alors même que Total se désintéresse de la recherche du conventionnel sur le territoire terrestre français depuis des années", a expliqué la ministre. "Et Total annonce aussi vouloir continuer à rechercher du gaz de schiste avec des techniques qui ne sont pas la fracturation hydraulique, or on sait aujourd'hui que ces techniques ne sont pas opérationnelles", a-t-elle ajouté.
Cette décision sonne donc comme une victoire pour les élus locaux et les anti-gaz de schiste, qui avaient dénoncé la fracturation hydraulique l'accusant de polluer les nappes phréatiques. C'est à la suite de plusieurs manifestations dans le sud de la France que le Parlement avait voté la loi interdisant cette technique d'exploitation. Le président de la République Nicolas Sarkozy se rend dans le Gard mardi, un déplacement qui devrait lui permettre d'évoquer la question du gaz de schiste, présent dans les sous-sols de la région.
Total "très surpris"
A l'annonce de cette abrogation, Total s'est dit "très surpris". Le groupe a demandé des explications "pour comprendre sur quelles bases légales" a lieu cette annulation, reprochant au gouvernement de ne pas l'en avoir informé avant. Dans son rapport remis aux ministères concernés le 12 septembre, "Total s'est sans aucune ambiguité engagé à n'utiliser aucune technique qui ne serait pas autorisée par la loi", a souligné une porte-parole. "Nous attendons donc maintenant de recevoir la notification de cette abrogation pour comprendre sur quelles bases légales ce permis serait abrogé", a ajouté la compagnie pétrolière française.
"Générations Futures", une association écologiste, estime toutefois dans un communiqué que la situation n'est pas réglée, d'autres permis étant toujours valables sur d'autres sites. Le mouvement "demande l'interdiction de l'exploration et de l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels de quelque nature qu'ils soient et l'abrogation de tous les permis en cours", déclare son porte-parole François Veillerette.
Ecran de fumée ?
"Si Nicolas Sarkozy croit ainsi acheter un peu de paix sociale avant son déplacement dans le Gard et au moment où son régime s'effondre, il se trompe lourdement", a dit de son côté Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle. "Nous n'oublions pas qu'il reste 61 permis encore en vigueur ailleurs en France, sans parler des nouveaux projets off shore en Méditerrannée et en Guyane", ajoute-t-il. Le chef de file des anti-schiste, José Bové, a lui fait part de sa "satisfaction", tout en demandant plus de garanties autour d'autres permis. Nathalie Kosciusko-Morizet affirme pour sa part que les trois permis abrogés "représentent la totalité des permis demandés en France en vue de l'exploration de gisements de gaz de schiste." Pour les 61 autres permis en cours de validité, les détenteurs "n'ont pas prévu de rechercher des gaz et huiles de schiste ou y ont renoncé pour se limiter à des gisements conventionnels", explique-t-elle dans un communiqué.
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La France en passe d'abroger trois permis de gaz de schiste ?
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