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Train de déchets nucléaires : malgré les heurts, le convoi part


le 23 novembre 2011 à 11h05 , mis à jour le 23 novembre 2011 à 21h19.
Temps de lecture
3min
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EnvironnementLe dernier convoi de déchets nucléaires allemands a quitté mercredi vers 16h le terminal ferroviaire du groupe Areva à Valognes, malgré les violents affrontements qui ont opposé forces de l'ordre et militants antinucléaires.

Antinucléaires et forces de l'ordre se sont affrontés mercredi près de Valognes, le long de la voie ferrée que le dernier  convoi de déchets nucléaires allemands retraités par Areva devait emprunter dans l'après-midi pour gagner Gorleben, en Allemagne. Les militants étaient venus bloquer le départ du convoi. Prévu à 14h30, le train est finalement parti à 16h. 

En début de matinée, les forces de l'ordre ont fait abondamment usage de gaz lacrymogènes et parfois de leurs matraques pour déloger 100 à 200  manifestants qui retiraient le ballast de la voie ferrée ou y déposaient  grosses pierres, barres de fer et autres morceaux de béton. A Flottemanville-Bocage, à quelques kilomètres de Valognes, un fourgon de CRS a été incendié en début d'après-midi, après avoir été "a priori" incendié par des manifestants munis de cocktails molotov, selon la préfecture. 16 militants, dont 6 femmes, ont été interpellés et placés en garde à vue mercredi après-midi. Trois blessés légers ont été enregistrés : un gendarme et deux manifestants. Des boîtiers électriques ont été incendiés.

Le directeur du cabinet du préfet de la Manche a confirmé l'usage de gaz lacrymogènes mais pas les coups de matraque. Il a indiqué que les manifestants utilisaient également du gaz lacrymogène pour bloquer les voies. "Le côté un peu féroce venait des forces de l'ordre", a affirmé Fabrice (nom d'emprunt), un des porte-parole du collectif  "Valognes Stop Castor" qui contrairement à Greenpeace appelle à bloquer le  train. Vers 11h, les voies avaient été dégagées, après "au moins une tentative de déballastage" et un "incendie d'éléments de signalisation", selon la  préfecture. Mais d'autres objets ont été depuis jetés sur la voie où des agents SNCF travaillent. 

Une violence "inacceptable" pour Areva

Areva a dénoncé les démonstrations de violences "inacceptables" qui "ont perturbé le fonctionnement de toute une région". "C'est incompréhensible puisque ces déchets qui sont issus des combustibles usés doivent retourner dans leur pays d'origine", a déclaré à l'AFP Christophe Neugnot, porte-parole Areva.


A partir de 6h30 mercredi des centaines de militants du collectif ont  progressivement quitté le camp installé depuis lundi dans un champ privé à  Yvetot-Bocage, près de Valognes. La préfecture a dénombré 200 à 250 militants sur ce camp mardi soir,  surtout des Français mais aussi des Anglais, Allemands, Espagnols, Belges, et  quelque 100 à 150 auprès des voies mercredi matin. Le collectif comptabilise de  son côté 400 à 500 militants. Quelques centaines d'hommes sont mobilisés pour assurer la sécurité du  convoi et des manifestants, a indiqué M. Lemaire. 

Entre 1977 et 2008, le groupe nucléaire français a retraité 5.483 tonnes de combustibles irradiés dans les centrales allemandes dans le cadre d'un contrat - le plus gros contrat étranger de l'usine de retraitement Areva de Beaumont-Hague (Manche) - parvenu à échéance. Ce contrat, comme d'autres avec l'étranger, n'a pas été renouvelé, mais Areva dit - depuis plusieurs années - être en négociations avec plusieurs pays. "L'industrie nucléaire ne veut pas avouer qu'elle ne maîtrise par la  dangerosité (de sa production). Elle nous dit que ça crée de l'emploi. Mais  créer une guerre crée aussi de l'emploi", dénonce Mickaël, un informaticien  lorrain de 30 ans qui a pris un jour de congé pour venir bloquer le train.

Commenter cet article

  • etudiant81 : Lol

    Le 25/11/2011 à 14h51
  • zen1494 : 200, et encore, il y avait beaucoup d'étrangers, des casseurs sans aucun but à part de casser !

    Le 24/11/2011 à 09h59
  • toflomagne : Faire payer les casseurs. Que les associations qui les embrigadent assument. Ils sont au niveau des hooligans, ce qui les uni ce n'est pas l'écologie mais la violence.

    Le 24/11/2011 à 07h45
  • clementine1218 : Ce n'est pas le transport qui pose problème mais les antinucléaires qui en font un convoi dangereux. Qu'ils le laisse aller tranquillement en Allemagne .

    Le 24/11/2011 à 02h13
  • henri_bambelle : Que veulent les écolos lorsqu'ils bloquent ces trains ? Qu'on répande les déchets avec le lisier dans les champs du Cotentin ?

    Le 24/11/2011 à 01h59
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