Une vanne d'extraction de gaz de schiste (archives). © TF1/LCILe gouvernement s'apprête à abroger les trois permis d'exploration de gaz de schiste de l'américain Schuepbach, en Ardèche et au Larzac, ainsi que du français Total à Montélimar, selon Le Figaro à paraître samedi. La décision devrait être officialisée en tout début de semaine prochaine, précise le quotidien.
Gaz de schiste : même la recherche va être interdite
Après l'interdiction de la fracturation hydraulique, le gouvernement a décidé d'abroger les trois permis exclusifs de recherche de gaz de schiste dans le sud de la France accordés au printemps 2010, a annoncé lundi la ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet.
Publié le 03/10/2011
Total avait annoncé le 12 septembre qu'il souhaitait poursuivre les recherche de gaz de schiste dans le sud-est de la France, tout en s'engageant à ne pas recourir à la méthode dite de "fracturation hydraulique" aujourd'hui interdite. Selon Le Figaro, Schuepbach a souligné qu'il ne renonçait pas à la fracturation hydraulique, considérée comme la seule technique disponible pour extraire les hydrocarbures piégés dans d'étroites fissures de schiste. Il précise que les experts ont jugé le rapport du groupe Total conforme à la loi mais que cela n'a pas suffi à empêcher la décision d'abroger le permis de Montélimar. "Personne n'aurait compris que nous écartions l'américain et pas le français", souligne dans le quotidien un spécialiste du secteur.
Dans le cadre de la loi adoptée en juillet sur l'exploration et l'exploitation des gaz et huiles de schiste, les titulaires de permis avaient jusqu'au 13 septembre pour déclarer s'ils renonçaient ou pas à leurs droits d'exploration et à la technique utilisée. La France a interdit l'usage de la technique de la fracturation hydraulique, jugée hautement polluante, et les permis sont automatiquement invalidés en cas de demande d'utilisation de cette technique.
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