La ville de Paris suspend les implantations d'antennes relais sur ses toits

le 17 octobre 2011 à 19h36 , mis à jour le 17 octobre 2011 à 19h44

La mairie a décidé de suspendre "immédiatement" toutes les nouvelles implantations d'antennes relais sur les toits et bâtiments municipaux, après la rupture de la charte parisienne de téléphonie mobile due, selon elle, à des "exigences inacceptables" des opérateurs.

Mobilisation contre les antennes relaisDes antennes relais sur le toit d'un immeuble (archives). © eTF1

La guerre entre opérateurs et ville de Paris est-elle déclarée ? La mairie de la capitale a décidé lundi de suspendre "immédiatement" toutes les nouvelles implantations d'antennes relais sur les toits et bâtiments municipaux, après la rupture de la charte parisienne de téléphonie mobile due, selon elle, à des "exigences inacceptables" des opérateurs. La ville recense 186 antennes relais sur ses toits pour 1200 antennes en tout dans la capitale.

Plus d'infos

 
C'est Mao Péninou, adjoint (PS) chargé de la qualité des services publics municipaux, qui a annoncé cette décision lors d'un débat au Conseil de Paris. Il a pris cette mesure après l'annonce jeudi dernier de la rupture de la charte parisienne de téléphonie mobile signée en 2003, qui liait la Ville de Paris et les opérateurs de téléphonie mobile. Elle comportait un seuil maximum d'exposition aux ondes électromagnétiques de téléphonie mobile de 2 V/m (volts par mètre) en moyenne sur 24 heures. A l'issue de nombreuses réunions de négociations, la Fédération française des télécoms (FFT) avait fait part, selon la mairie, d'"exigences inacceptables": "augmentation du seuil à 10 voire 15 V/m, retrait des opérations d'intégration paysagère des antennes existantes" notamment.

"Principe de précaution"
 
Et la mairie de Paris menace même de remettre en question les antennes déjà installées : "Nous regardons aussi d'un point de vue juridique tout ce qui peut être fait sur les installations existant actuellement. Elles non plus ne bénéficient plus de l'expérimentation, nous allons voir comment juridiquement nous pouvons procéder au démantèlement", a ajouté M. Péninou. Il a annoncé en outre que la ville allait travailler sur une "charte unilatérale (...) fixant ses conditions pour que ses opérateurs puissent utiliser nos toits, s'ils se régulent avec la ville".
 
Dans un communiqué, lés élus parisiens d'EELV ont "salué les engagements pris par M. Péninou".   Sylvain Garel, président du groupe EELV au Conseil, a rappelé lors des débats que, "dernièrement, c'est l'OMS (Organisation mondiale de la Santé, ndlr) elle-même qui a classé comme possiblement cancérigène les ondes de la téléphonie mobile". Il a ajouté que cette charte de téléphonie parisienne était "unique en France" car elle "témoigne de la volonté de la ville d'appliquer le principe de précaution vis-à-vis d'une technologie dont l'impact sanitaire est l'objet de controverses scientifiques".

le 17 octobre 2011 à 19:36
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7 Commentaires

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  • phrv, le 18/10/2011 à 11h17

    La ville de Paris fait le jeu des opérateurs ! Que se passe-t'il lorsque les ondes GSM passent mal ? Les communications sont coupées... et les gens sont obligés de rappeler plusieurs fois... ce qui fait permet aux opérateurs de faire payer encore plus cher aux usagers (2, 3, voire plus de communications au lieu d'une seule) ! Mesures totalement anti-productives, comme très souvent avec les politiques aux "bonnes intentions" qui ne regardent pas plus loin que le bout de leur nez... (merci de me publier)

  • gazeleau, le 18/10/2011 à 10h56

    La différence avec les rayonnements du soleil, c'est qu'on a une couche atmosphérique pour filtrer les rayons nocifs, et encore une couche d'ozone pour ce que est spécifiquement des UV. Les antennes relais sont elles placées trop proche d'habitation, d'où la nécessité d'en réduire la puissance. Mais à puissance égale, l'augmentation des fréquences ( pour plus de débit ) entraine une basse de la portée, d'où l'envie des opérateurs ( et des clients : nous ) d'augmenter la puissance pour continuer la fuite en avant vers toujours plus de débit.

  • zoubidou2, le 18/10/2011 à 10h14

    La comparaison avec l'infrarouge emais par le soleil est completement tiré par le cheveux. Par contre la comparison avec les Microndes (four, systèmes de nettoyage des bijoux etc..) semble plus logique. Mais je peut vous garantir que n'importe quel four a microndes emet plus que 10V/m. D'ou d'ailleur la limitation d'utiliser ce type d'appareil avec un pacemaker, alors qu'aucun mobile est deconseillé. Une carte WiFi emet également une puissance plus éleve qu'nimporte telephone portable. Et tout sa se situe dans la fréquence de 2.4Ghz (portable, wifi, microondes), alors que les fréquence inférieur 800 à 900Mhz (ceux aloué dans la deuxième tranche ne présente pas ce risque). De plus ils peuvent etre plus éspacé a cause de leur porté supérieur au 2.4Ghz. Par contre le 2.4Ghz présente l'avantage de mieux traversers des murs.

  • gege-75000, le 18/10/2011 à 07h49

    Il va etre grand temps que les opérateurs acceptent une mutualisation en zone urbaine...

  • Osko, le 18/10/2011 à 02h28

    La lumière du soleil, avec ses rayons nocifs (les UV) rentrent dans la catégorie des rayonnements ionisants. Ce qui n'a rien à voir avec les ondes type GSM (radioélectriques) qui sont à des fréquences bien moins élevées. Si effet pathogique il y a pour ses ondes, faire une analogie avec certaines émises par le soleil est totalement ridicule.

  • dodobesa, le 18/10/2011 à 01h37

    Sans crier au loup, cher dameiris, votre analogie avec les ondes émises par le soleil est tout à fait intéressante. Oui, les ondes ont un potentiel dangereux. Voyez comment celle du soleil agissent sur notre épiderme. Et qu'en est il des ondes GSM ?

  • dameiris, le 17/10/2011 à 20h49

    Qu'on interdise l'utilisation des portables dans Paris, sauf en cas d'urgences vitales. Ca résoudra le problème. Plus sérieusement, on veut des portables, la wifi... mais pas les "ondes" potentiellement nocives. Dans la vie, il faut choisir... L'utilisation du mot "ondes" me fait d'ailleurs bien rire : la lumière est une onde au même titre que le son.

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