Les bébés phoques massacrés... par le réchauffement climatique

le 05 janvier 2012 à 11h54 , mis à jour le 05 janvier 2012 à 14h04

Au Canada, de nombreux bébés phoques meurent, non pas victimes de chasseurs qui en voudraient à leur fourrure, mais en raison de l'absence de glaces.

Le sort des bébés phoques justifierait sans doute une nouvelle mobilisation internationale, à l'instar de celle qui avait dévoilé les cruelles méthodes de traque des chasseurs de fourrures, provoquant un embargo sur les ventes de peaux de phoques. Sauf qu'aujourd'hui, il serait plus difficile de faire reculer les coupables du massacre. Car il s'agit tout simplement... du climat. Une étude réalisée par des chercheurs américains, et publiée dans le journal scientifique PLoS ONE, révèle en effet que des générations entières de bébés phoques sont ravagées depuis ces dernières années en raison de l'absence de glaces, leur habitat naturel.

Plus d'infos

La surface des glaces recouvrant une partie de l'Atlantique Nord où les phoques du Groenland élèvent leurs petits a diminué de 6% environ par décennie depuis 1979, date du début de leur observation par satellite, selon l'étude des chercheurs de l'Université Duke, en Caroline du Nord. "Le taux de mortalité que nous observons dans l'est du Canada est dramatique", a déclaré un des chercheurs, David Johnston. "Cela met en question la résistance de la population" dans son ensemble.

La survie de l'espèce menacée ?

Les chercheurs ont examiné les photos satellitaires des glaces d'hiver entre 1992 et 2010 dans le golfe du Saint-Laurent, importante zone de reproduction des phoques, en les comparant aux rapports annuels sur le nombre de bébés phoques morts trouvés sur les rives. Ils ont aussi comparé le nombre d'animaux morts échoués avec l'évolution du phénomène climatique connu sous le nom d'oscillation nord-atlantique, dont les vents et les tempêtes ont une grande influence sur la formation de glaces. Cette recherche a montré que les années où l'oscillation était faible et les glaces moins étendues, le taux de mortalité des jeunes phoques était plus élevé.

Les phoques du Groenland se sont adaptés ces dernières années à la fonte précoce des glaces au printemps en réduisant à douze jours la période d'allaitement. Mais il est difficile de dire si leur population sera en mesure de résister à la disparition graduelle de la couverture glaciaire.

David Johnston se montre pessimiste. Selon lui, l'espèce des phoques "est bien capable de réagir à des changements climatiques naturels de courte durée. Mais notre recherche suggère que les phoques peuvent ne pas être en mesure d'amortir les effets de variations à court terme combinées avec un changement climatique à plus long terme et avec des facteurs humains comme la chasse ou la capture".

le 05 janvier 2012 à 11:54
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6 Commentaires

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  • sophie70000, le 05/01/2012 à 22h30

    PAUVRES BETES QUI SUBISSENT ENCORE NOTRE BETISE ET AVARDISE

  • titi02880, le 05/01/2012 à 18h34

    Garpi >>>Parce que vous croyez que les humains peuvent se passer des animaux ? N'importe quoi. Si on est là, c'est en grande partie grâce à eux.

  • titi02880, le 05/01/2012 à 18h33

    Garpi >>>Parce que vous croyez que les humains peuvent se passer des animaux ? N'importe quoi. Si on est là, c'est en grande partie grâce à eux.

  • lucidite, le 05/01/2012 à 16h06

    Car une fonte précoce de la banquise signal la fin pour l'homme!

  • garpi, le 05/01/2012 à 15h54

    Non car l'humain a une plus grande capacité d'adaptation et de la technologie.

  • rose-marie54, le 05/01/2012 à 12h34

    Après les animaux,les humains

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