En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies à des fins statistiques et de personnalisation. En savoir plus
×
ARCHIVES

Les OGM en ligne de mire des apiculteurs


le 12 octobre 2012 à 12h00 , mis à jour le 12 octobre 2012 à 13h16.
Temps de lecture
3min
Un apiculteur.

Un apiculteur. / Crédits : Jupiterimages / Thinkstock

A lire aussi
EnvironnementLors du congrès européen de l'apiculture ouvert depuis jeudi, des apiculteurs ont manifesté leur mécontentement face aux conséquences des OGM sur les abeilles. 300.000 signatures ont déjà été obtenues pour la pétition de l'UNAF qui s'oppose à l'autorisation de culture de maïs génétiquement modifié.

Des apiculteurs européens partent en guerre contre les OGM. Le 1er Congrès européen de l'apiculture s'est ouvert jeudi à Agen (Lot-et-Garonne). Les apiculteurs rassemblés en raison du congrès ont manifesté leur inquiétude quant aux conséquences des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) sur les abeilles et d'un projet européen visant à concilier apiculture et production de maïs transgénique. "Ces plantes sont néfastes pour les abeilles", a assuré Jean-Marie Sirvins, vice-président de l'UNAF (Union nationale de l'apiculture française), en marge d'une table-ronde sur les OGM, organisée pour l'ouverture du Congrès.
 
"Les OGM favorisent la monoculture à grande échelle et donc éliminent la biodiversité nécessaire aux abeilles", a-t-il ajouté. Selon l'UNAF, plus de 300.000 signatures ont déjà été obtenues pour sa pétition visant à obtenir le non renouvellement de l'autorisation de culture du maïs de Monsanto MON810, génétiquement modifié. Cela intervient alors qu'en mars l'ex-ministre de l'Agriculture UMP, Bruno Le Maire, l'avait interdite temporairement.
 
Le consommateur finira-t-il pas de pas être informé ?


Les participants venus d'Allemagne, de Pologne ou encore d'Espagne ont évoqué les risques d'une modification, dans le cadre de la Politique agricole commune (PAC) de l'Union européenne, de la directive Miel, modification visant selon eux à concilier les intérêts des apiculteurs et ceux des producteurs de plantes génétiquement modifiées.
 
Selon les apiculteurs, la Commission européenne envisagerait notamment de lever l'obligation d'information du consommateur sur la présence d'OGM dans du miel contaminé après avoir été produit par des abeilles dont les ruchers seraient trop proches, notamment, de champs de maïs génétiquement modifié. Ce projet, estime l'Unaf dans un communiqué, serait "une exception incompréhensible au droit à l'information de chaque consommateur". Il permettrait surtout "d'éviter de se poser l'épineuse question de la protection des apiculteurs contre les OGM".
 
Des mesures insuffisantes 


"Parfois, on espace les cultures traditionnelles ou bio de celles de plantes OGM de quelques centaines de mètres. Mais les abeilles n'en ont rien à faire. Elles peuvent faire plusieurs kilomètres pour butiner", a aussi expliqué Manuel Izquierdo, un apiculteur venu d'Andalousie (Espagne). "C'est pour cela qu'il faut interdire les cultures OGM. L'abeille est faite pour transporter du pollen d'une plante à l'autre".
  
Plusieurs milliers d'apiculteurs et les représentants de syndicats européens du secteur sont attendus à Agen jusqu'à dimanche, pour ce premier congrès européen, espérant peser sur des sujets vitaux pour cette profession menacée par la surmortalité des abeilles. Selon l'Unaf, le taux de mortalité des abeilles est en progression. Il est passé de 5 à 30% en une quinzaine d'années.
 

Commenter cet article

  • walterbenjamin : Pour l'amiante ce fut la même chose,les industriels produisaient leurs propres études pour prouver sa non toxicité, et contestaient les autres ,ça a duré 60 ans ...Pour les ogm ce sera plus rapide ,les preuves de leur toxicité s'accumulent et attention, avec l'étiquetage "nourri aux ogm", les viandes contaminées deviendront invendables. Beaucoup d'agriculteurs arrêtent le soja et cherchent à revenir à des fourrages conventionnels qui finalement ne reviennent pas plus cher,surtout si on les produit sur place.

    Le 14/10/2012 à 08h30
      Nous suivre :
      Document - Henry : « Sans mon père, je n’en serais pas là »

      Document - Henry : « Sans mon père, je n’en serais pas là »

      logAudience