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Climat : le niveau des mers monte bien plus vite que prévu


le 28 novembre 2012 à 08h07 , mis à jour le 28 novembre 2012 à 13h13.
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Réchauffement climatique : en 50 ans la banquise arctique a fondu de moitié

En un demi-siècle, la banquise arctique a été réduite pratiquement de moitié. Un chiffre corroboré par les dernières images satellites qui datent de cet été. / Crédits : TF1/LCI

EnvironnementLes spécialistes de l'Onu avaient estimé à 2 mm par an en moyenne la montée des mers. Une nouvelle étude établit qu'il s'agirait plutôt de 3,2 mm.

Les experts de l'Onu n'avaient pas vu juste. Le niveau des mers augmente 60% plus vite que ce qu'ils avaient prévu en 2007. Le Giec, le groupe de spécialistes du réchauffement du globe des Nations Unies, avait en effet estimé, selon leur projection "la plus fiable" basée sur des données de 2003, que les mers monteraient de 2 mm par an d'ici 2010. Mais une étude réalisée par trois chercheurs spécialisés, publiée dans la revue britannique Environmental Research Letters, indique que la moyenne est plutôt de 3,2 mm...

D'après le Giec, la hausse devait atteindre 18 à 59 cm d'ici la fin du siècle, en raison notamment de la dilatation de l'eau liée au réchauffement climatique. Avec les nouvelles mesures, de nombreuses études prévoient une élévation de plus d'un mètre. 

"Des zones de grande concentration de population vont disparaître"

Quelles conséquences cette élévation plus brutale que prévu du niveau des mers aura-t-elle sur l'homme ?   "Cela signifie que les zones situées à moins d'un mètre au-dessus du niveau de la mer, où il y a une grande concentration de population comme au Bangladesh, vont disparaître", a expliqué Grant Foster, l'un des coauteurs de cette dernière étude. "Il va y avoir des centaines de millions de réfugiés climatiques, ainsi que de possibles guerres et toutes sortes de conflits pour l'accès aux ressources",  a-t-il ajouté. "Pour les grandes villes côtières comme New York, les effets attendus sont probablement ce qu'on a vu pendant l'ouragan Sandy", a-t-il encore relevé.

La large erreur des spécialistes du Giec s'explique. A l'époque où les spécialistes avaient rendu leurs conclusions, le phénomène de fonte de calottes glaciaires et des glaciers était moins connu. Qui plus est, les informations sur lesquelles ils se basaient avaient été obtenues entre 1993 et 2003. Les scientifiques manquaient encore de recul sur la fiabilité des mesures par satellite, qui étaient encore relativement nouvelles.

Commenter cet article

  • cucufa2 : Jipebe le CO2 est un polluant non pas dans le sens "toxique" mais dans le sens ou l'augmentation de sa concentration provoque une augmentation de la quantité de chaleur absorbée par l'atmosphère.

    Le 30/11/2012 à 11h05
  • jipebe29 : Combien de fois faudra-t-il vous dire que le CO2 n'est pas un polluant? Il n'est ni un polluant, ni toxique aux taux de 0,03% en volume dans l'atmosphère. Il est nécessaire à la photosynthèse, donc à la vie de la végétation, à celle de la biodiversité et à celle de l'homo sapiens sapiens. Il existe par contre de vrais polluants, comme O3 troposphérique, SO2, HCl, CO, NxO, les microparticules de carbone-suie issues des moteurs diesel (mais là les écolos radicaux restent muets, ce qui prouve qu'ils ne savent guère s'occuper des vrais problèmes...) et des centrales à charbon, les métaux lourds, les nitrates, .... Ne mélangez pas tout.

    Le 29/11/2012 à 16h36
  • nicolas12072006 : Vous travaillez où ? Je me demande.... encore qui croit au complot ! lisez un peu avant de raconter n'importe quoi.

    Le 29/11/2012 à 13h53
  • armada76120 : Oui oui c'est ca.. Théorie du complot... Les ignorants feraient mieux de réfléchir avant de poster.

    Le 29/11/2012 à 13h35
  • jipebe29 : « La large erreur des spécialistes du Giec s'explique. A l'époque où les spécialistes avaient rendu leurs conclusions, le phénomène de fonte de calottes glaciaires et des glaciers était moins connu ». Si la banquise boréale ou la banquise australe fondaient entièrement, les niveaux marins, en raison du principe d'Archimède, ne monteraient pas d'un iota. L'essentiel de la glace de notre planète se trouve en Antarctique et au Groenland. Or, l'Antarctique connaît des températures qui ne sont jamais supérieures à -20°C : aucune chance de fonte. Petit bémol : sa péninsule nord-ouest perd de la glace, mais les causes en sont locales (courants chauds, éruptions volcaniques sous-marines récurrentes). Rien à voir avec un RC, d'autant qu'il n'y en a plus depuis 1997. Groenland : quatre articles dans des revues à comité de lecture, dont un qui résulte de l'observation directe, prouvent que la situation actuelle des glaciers SE du Groenland est proche de celle qui a prévalu durant les années 30-40, à une époque plus froide que de non jours, et où les taux de rejets de CO2 dans l'atmosphère étaient, environ, cinq fois moins importants qu'à présent. L'évolution de ces glaciers est donc fonction de causes naturelles et non anthropiques, telles que les oscillations océaniques multidécennales (AMO ? Atlantic Multidecennal Oscillation).

    Le 29/11/2012 à 12h28
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