Militant de Greenpeace lors d'une incursion dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (05/12/2011) © DR
Double intrusion dans des centrales nucléaires françaises
Mercredi matin, un militant de Greenpeace s'était introduit avec un paramoteur à voile dans la centrale du Bugey, avant d'être interpellé. Dans l'après-midi, c'est Hervé Couasnon, "poète-escaladeur", qui s'est introduit brièvement dans la centrale de Civaux.
Publié le 02/05/2012
Un militant de Greenpeace dans la centrale du Bugey
Nouvelle opération spectaculaire de Greenpeace pour souligner les failles de la sécurité des centrales nucléaires : un militant de l'organisation écologiste s'est introduit mercredi matin avec un paramoteur à voile dans la centrale du Bugey. Il a été aussitôt interpellé.
Publié le 02/05/2012
En 2051, le Japon sera débarrassé de Fukushima
Le gouvernement japonais a présenté un nouvel échéancier de travaux pour la centrale accidentée de Fukushima prévoyant un démantèlement plus long que prévu, compte tenu de l'état désastreux du site.
Publié le 21/12/2011
Fessenheim : "on ne la fermera pas cette centrale, il n'en est pas question"
Nicolas Sarkozy a confirmé jeudi à Fessenheim la décision du gouvernement de poursuivre l'exploitation de la centrale nucléaire alsacienne, la plus ancienne du parc français, après le feu vert en janvier de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN).
Publié le 09/02/2012
Nucléaire : plus de leucémies chez les enfants près des centrales ?
Une étude menée par des experts de la santé et de la sûreté nucléaire montre un nombre d'enfants atteints de leucémie deux fois plus important près des centrales nucléaires qu'ailleurs en France. Problème réel ou aléa statistique ? Pour l'heure, aucun lien évident n'est établi avec les radiations.
Publié le 12/01/2012
Chiens, Taser et caméras pour protéger les centrales nucléaires
Claude Guéant a détaillé vendredi le dispositif de sécurité renforcé qui va être mis sur pied pour surveiller les centrales nucléaires après l'intrusion de militants de Greenpeace. L'organisation écologiste réagit en évoquant un "bricolage".
Publié le 06/01/2012
Des milliards pour assurer la sécurité des centrales nucléaires françaises
Mardi, l'Autorité de sûreté nucléaire a estimé que les centrales françaises présentaient "un niveau de sûreté suffisant" mais juge certaines mesures indispensables. Le gouvernement entend appliquer toutes ses exigences, quel que soit leur coût, notamment pour le consommateur...
Publié le 03/01/2012
Nucléaire : la France va lancer un audit "anti-intrusion"
Après l'action spectaculaire de militants de Greenpeace qui s'étaient introduits dans une centrale, François Fillon a confirmé que l'audit de la sécurité des sites nucléaires lancé après la catastrophe de Fukushima allait être complété par une évaluation des risques d'infiltration humaine.
Publié le 20/12/2011
Centrales nucléaires: les "protections passives" seront "renforcées
Les "protections passives" des centrales nucléaires, grillages ou fossés, seront "renforcées" après l'intrusion de militants de l'organisation écologiste Greenpeace dans deux centrales, a indiqué dimanche le ministre français de l'Intérieur Claude Guéant.
Publié le 11/12/2011
Centrales nucléaires : EDF promet de rendre les intrusions "douloureuses"
Alors qu'EDF évoquait la semaine dernière une simple "défaillance" du dispositif de sécurité suite à l'intrusion de Greenpeace dans 2 centrales nucléaires, la compagnie a annoncé jeudi qu'elle allait renforcer les mesures de sécurité.
Publié le 08/12/2011
Centrale nucléaire : "Une intrusion humaine sera toujours possible"
L'intrusion de Greenpeace dans des centrales nucléaires françaises soulève la question de la sécurisation de ces sites. Les autorités assurent avoir gardé le contrôle de la situation en évoquant une simple "défaillance" du dispositif. Pour les anti-nucléaires, aucun système de sécurité n'est infaillible.
Publié le 05/12/2011
Greenpeace déjoue la sécurité des centrales nucléaires pendant 14 heures
Le groupe EDF a déclaré avoir remis aux autorités deux militants de Greenpeace qui s'étaient introduits dans la centrale nucléaire de Cruas (Drôme). L'organisation écologiste a donc réussi à introduire ces militants sans que le dispositif de sécurité ne soit capable de les repérer. Ce que niait auparavant EDF.
Publié le 05/12/2011
Opérations groupées de Greenpeace contre des centrales nucléaires
Des militants de l'organisation écologiste ont mené à l'aube une série d'opérations contre des centrales nucléaires françaises pour prouver que "le nucléaire sûr n'existe pas". Ils ont réussi à pénétrer dans celle de Nogent-sur-Seine et affirment avoir des militants "toujours cachés" sur "au moins" un autre site nucléaire.
Publié le 05/12/2011
L'annonce de l'opération de Greenpeace, dont plusieurs militants se sont introduits ou ont tenté de s'introduire lundi matin dans plusieurs centrales nucléaires, a créé un visible malaise au gouvernement. Surtout après la confirmation que certains d'entre eux avaient effectivement réussi à pénétrer dans la centrale de Nogent-sur-Seine. "Il est clair que cela révèle des défaillances dans notre dispositif", a reconnu le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, à quelques journalistes en marge d'un déplacement à Paris. Avant cet aveu, c'était son collègue de l'Industrie, Eric Besson, qui avait estimé sur France Info que si l'enquête confirmait l'intrusion, cela signifierait qu'il y a eu "dysfonctionnement" et "qu'il faudrait prendre des dispositions pour que ça ne se reproduise pas".
Mais tout en reconnaissant ces failles, le gouvernement contre-attaque sur l'aspect "irresponsable" d'une telle action. C'est le terme utilisé par Nicolas Sarkozy, qui s'est exprimé sur ce thème lors d'une conférence de presse avec Angela Merkel ; il a aussi assuré que "la totalité des audits" sur la sûreté nucléaire seraient publiés car "la transparence, nous la devons aux Français". C'est encore ce même ton et ce même vocabulaire qu'avait utilisés plus tôt Henri Guaino, son conseiller spécial : interrogé par BFMTV-RMC, il avait aussi jugé cette action "irresponsable de (la) part" de Greenpeace. Tout en admettant : "Il va falloir en tirer des conséquences. (...) On ne peut pas permettre que n'importe qui puisse entrer aussi facilement que ça dans une centrale nucléaire. On peut imaginer ce que certains pourraient en faire".
Le nucléaire en débat
Le ton était bien différent du côté d'Europe Ecologie-Les Verts, dont la numéro un Cécile Duflot a remercié les militants de Greenpeace d'avoir mené un "audit gratuit" sur la sûreté nucléaire. Ces militants "ont ainsi démontré les défaillances de nos centrales, ouvertes comme des moulins à vent", a écrit la secrétaire nationale de EELV dans un communiqué. Reprenant ainsi les arguments de l'organisation écologiste elle-même : "Cette action montre à quel point les centrales nucléaires françaises sont vulnérables : de simples militants, aux intentions pacifistes, ont réussi, avec peu de moyens, à atteindre le coeur d'une centrale nucléaire", avait ainsi souligné Greenpeace. Tout en s'interrogeant : "Pourquoi ? Comment ? Car les dispositifs de sécurité existants sont insuffisants".
L'accident de Fukushima, au Japon, le 11 mars dernier, a amené l'Allemagne, la Belgique et la Suisse à programmer l'abandon de l'énergie nucléaire. En France, la majorité a exclu cette option et se limite pour l'instant à des audits de sécurité. Dans ce cadre, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a remis le 17 novembre à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) un rapport de 500 pages portant sur le risque technologique et présentant ses recommandations pour éviter un accident. Aucune centrale ne doit être fermée pour l'heure, dit ce rapport, mais il faut mener des travaux partout pour protéger les fonctions vitales des réacteurs, par exemple en plaçant pour chacun d'entre eux au moins un générateur diesel en hauteur et en le protégeant d'un séisme très violent.
Néanmoins, la question du nucléaire, qui apporte 75% de l'énergie électrique française, est au coeur du débat de la prochaine élection présidentielle depuis l'accord controversé entre le Parti socialiste et les écologistes. Le PS y a fait prévaloir son point de vue de proposer une réduction de 75% à 50% de la part du nucléaire dans l'électricité d'ici 2025, les écologistes restant avec leur candidate Eva Joly sur l'idée d'une sortie totale. Cet accord a été violemment critiqué par Nicolas Sarkozy, qui a accusé son opposition de vouloir ramener la France au "Moyen-âge" et à "la bougie".
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