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- Les centrales nucléaires sont-elles sûres ? - 02 min 04 s
Double intrusion dans des centrales nucléaires françaises
Mercredi matin, un militant de Greenpeace s'était introduit avec un paramoteur à voile dans la centrale du Bugey, avant d'être interpellé. Dans l'après-midi, c'est Hervé Couasnon, "poète-escaladeur", qui s'est introduit brièvement dans la centrale de Civaux.
Publié le 02/05/2012
Un militant de Greenpeace dans la centrale du Bugey
Nouvelle opération spectaculaire de Greenpeace pour souligner les failles de la sécurité des centrales nucléaires : un militant de l'organisation écologiste s'est introduit mercredi matin avec un paramoteur à voile dans la centrale du Bugey. Il a été aussitôt interpellé.
Publié le 02/05/2012
En 2051, le Japon sera débarrassé de Fukushima
Le gouvernement japonais a présenté un nouvel échéancier de travaux pour la centrale accidentée de Fukushima prévoyant un démantèlement plus long que prévu, compte tenu de l'état désastreux du site.
Publié le 21/12/2011
Fessenheim : "on ne la fermera pas cette centrale, il n'en est pas question"
Nicolas Sarkozy a confirmé jeudi à Fessenheim la décision du gouvernement de poursuivre l'exploitation de la centrale nucléaire alsacienne, la plus ancienne du parc français, après le feu vert en janvier de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN).
Publié le 09/02/2012
Sortir la France du nucléaire ? La facture bondirait...
Selon la Cour des Comptes, prolonger la durée de vie des centrales nucléaires au-delà de 40 ans semble inévitable sauf à accepter des investissements difficilement réalisables. Pour le Commissariat à l'Energie Atomique, l'éventualité d'une sortie complète du nucléaire ferait doubler le prix du mégawattheure.
Publié le 31/01/2012
Nucléaire : plus de leucémies chez les enfants près des centrales ?
Une étude menée par des experts de la santé et de la sûreté nucléaire montre un nombre d'enfants atteints de leucémie deux fois plus important près des centrales nucléaires qu'ailleurs en France. Problème réel ou aléa statistique ? Pour l'heure, aucun lien évident n'est établi avec les radiations.
Publié le 12/01/2012
Chiens, Taser et caméras pour protéger les centrales nucléaires
Claude Guéant a détaillé vendredi le dispositif de sécurité renforcé qui va être mis sur pied pour surveiller les centrales nucléaires après l'intrusion de militants de Greenpeace. L'organisation écologiste réagit en évoquant un "bricolage".
Publié le 06/01/2012
Des milliards pour assurer la sécurité des centrales nucléaires françaises
Mardi, l'Autorité de sûreté nucléaire a estimé que les centrales françaises présentaient "un niveau de sûreté suffisant" mais juge certaines mesures indispensables. Le gouvernement entend appliquer toutes ses exigences, quel que soit leur coût, notamment pour le consommateur...
Publié le 03/01/2012
Nucléaire : la France va lancer un audit "anti-intrusion"
Après l'action spectaculaire de militants de Greenpeace qui s'étaient introduits dans une centrale, François Fillon a confirmé que l'audit de la sécurité des sites nucléaires lancé après la catastrophe de Fukushima allait être complété par une évaluation des risques d'infiltration humaine.
Publié le 20/12/2011
Centrales nucléaires: les "protections passives" seront "renforcées
Les "protections passives" des centrales nucléaires, grillages ou fossés, seront "renforcées" après l'intrusion de militants de l'organisation écologiste Greenpeace dans deux centrales, a indiqué dimanche le ministre français de l'Intérieur Claude Guéant.
Publié le 11/12/2011
Centrales nucléaires : EDF promet de rendre les intrusions "douloureuses"
Alors qu'EDF évoquait la semaine dernière une simple "défaillance" du dispositif de sécurité suite à l'intrusion de Greenpeace dans 2 centrales nucléaires, la compagnie a annoncé jeudi qu'elle allait renforcer les mesures de sécurité.
Publié le 08/12/2011
Greenpeace déjoue la sécurité des centrales nucléaires pendant 14 heures
Le groupe EDF a déclaré avoir remis aux autorités deux militants de Greenpeace qui s'étaient introduits dans la centrale nucléaire de Cruas (Drôme). L'organisation écologiste a donc réussi à introduire ces militants sans que le dispositif de sécurité ne soit capable de les repérer. Ce que niait auparavant EDF.
Publié le 05/12/2011
Opérations groupées de Greenpeace contre des centrales nucléaires
Des militants de l'organisation écologiste ont mené à l'aube une série d'opérations contre des centrales nucléaires françaises pour prouver que "le nucléaire sûr n'existe pas". Ils ont réussi à pénétrer dans celle de Nogent-sur-Seine et affirment avoir des militants "toujours cachés" sur "au moins" un autre site nucléaire.
Publié le 05/12/2011
Nucléaire : Guéant admet des "défaillances" dans la sécurité
A la suite de l'intrusion de militants de Greenpeace dans une centrale nucléaire, Claude Guéant reconnaît que le dispositif de sécurité n'a pas été à la hauteur. Sarkozy évoque une action "irresposable". La secrétaire nationale d'EELV "remercie" l'assocition écologiste pour cet "audit gratuit".
Publié le 05/12/2011
Greenpeace investit la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine
Neuf militants de l'organisation ont pu s'introduire lundi dans la centrale nucléaire de l'Aube. D'autres militants seraient toujours cachés lundi soir sur d'autres sites. Greenpeace entendait pointer les défaillances de sécurité des centrales françaises.
Publié le 05/12/2011
Une deuxième opération d'intrusion menée avec succès, annoncée en milieu de journée par Greenpeace et qu'EDF a mis du temps à reconnaître. Car, malgré ce coup médiatique, EDF et les autorités françaises ont longtemps assuré que tout était resté sous contrôle, l'intrusion de Nogent-sur-Marne ayant été repérée rapidement et toutes les autres tentatives arrêtées à temps. Tout en râtissant les sites ciblés par Greenpeace, par "principe de précaution", déclarait-on à TF1News. Dans la soirée, c'est finalement Greenpeace qui a confirmé n'avoir "plus aucun militant dans des centrales nucléaires" après l'arrestation de 11 de ses membres. EDF peut souffler.
La gendarmerie en charge de la protection des centrales
Alors, comment Greenpeace a-t-elle pu réussir à "cracker" la sécurité du parc nucléaire français, passant outre la supposée imperméabilité du dispositif ? D'autant que ce dernier n'est pas anodin : outre les systèmes de détection, de vidéosurveillance et de barrières électrifiées, c'est la gendarmerie nationale qui est officiellement chargée de la protection des centrales nucléaires, avec un peloton spécialisé basé à demeure dans chaque site. Chacune des 18 centrales nucléaires en activité abrite un "peloton spécialisé de protection de la gendarmerie" (PSPG), créé à la suite d'une convention signée en février 2009 entre l'exploitant EDF et la gendarmerie, pour tenir compte de la menace terroriste après les attentats du 11 septembre 2001 à New York. Ces unités comptent une quarantaine de membres, formés par le Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN). Ils sont chargés de lutter contre les "intrusions et les actes de malveillance", d'assurer une surveillance des centrales et de ses abords et doivent pouvoir intervenir rapidement. Ils patrouillent les abords des sites 24 heures sur 24.
Selon l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), la protection de ces sites repose sur un concept de "défense en profondeur": "une succession de barrières de protection matérielles et organisationnelles permet de contrer les agressions (clôtures, contrôles d'accès, parois des bâtiments, vidéosurveillance, systèmes de détection, forces de sécurité, etc.) En l'occurrence, au cours de son action du 5 décembre 2011, Greenpeace a franchi, sur deux sites (Nogent-sur-Seine et Cruas), les clôtures extérieures, et sur le site de Nogent a escaladé la paroi extérieure d'un bâtiment réacteur sans pénétrer dans les zones les plus sensibles", rappelle l'IRSN. Les clôtures, "qui constituent les premiers niveaux du système de protection physique ont donc en première analyse rempli le triple rôle qui leur est assigné: caractérisation - du fait de leur détérioration - d'une agression pénalement répréhensible, détection d'une intrusion par les services de sécurité, retard à la pénétration vers d'autres zones protégées du site", juge l'Institut.
"Imaginez une intrusion malveillante"
Pour autant, ces mesures ne sont pas suffisantes, assure Monique Séné présidente du Groupement de scientifiques pour l'information sur l'énergie nucléaire (GSIEN), une association française, qui milite depuis 20 ans pour la transparence en matière d'information sur le nucléaire. "Je ne vois pas comment on peut assurer que les centrales nucléaires françaises sont impénétrables, à moins de placer en rangs serrés des gendarmes tout autour", assure-t-elle. "La preuve avec ce qui s'est passé lundi : malgré le système de sécurité, des jeunes motivés ont pu faire ce qu'ils voulaient". Au-delà, Monique Sené est stupéfaite par le temps de réaction, relativement long du dispositif : "Là, on a à faire à des jeunes militants pacifistes. Mais imaginez un commando malveillant décidé à poser une bombe..."
A cela, Claude Guéant ministre de l'Intérieur, tout en reconnaissant "des défaillances" s'est voulu rassurant : "Il n'est pas normal que des personnes puissent entrer sur un site hautement sécurisé comme l'est une centrale nucléaire, même si les experts font remarquer à juste titre que ce n'est pas pareil qu'un cas réel où les réactions des forces de l'ordre ne seraient pas de la même nature que celles qu'elles ont adoptées ce matin". Traduction : si on avait eu affaire à des terroristes, l'intervention aurait été plus rapide... Même son de cloche du côté de la direction de la centrale de Nogent-sur-Seine, où on assure que la réaction du service de sécurité du site "a été proportionnée au degré de danger". "On avait repéré que c'était des militants de Greenpeace, pacifistes", ajoute-t-on. Certes, mais pour la présidente du GSIEN, l'argument ne tient pas. "Imaginons un instant qu'on ait face à nous des terroristes. Ils ne vont pas envoyer un faire-part pour annoncer leur arrivée. Et ils peuvent très bien se déguiser en 'gentils militants pacifistes", explique-t-elle...
La France, 2ème cible d'al-Qaïda
Chez Greenpeace, l'argumentaire du ministère de l'Intérieur et d'EDF a le don d'énerver Adélaïde Colin, chargée de communication. "Que ce soit EDF ou l'Etat, ils disent toujours 'On a vu que c'était des gens de Greenpeace, alors on a laissé faire', laissant croire à un contrôle total de la situation", s'emporte-t-elle. "Mais c'est faux : nous avons des militants qui sont cachés sur l'un des sites. Ils n'ont pas été repérés par ce dispositif. Pourtant, ce ne sont pas des experts en infiltration !", expliquait-elle, alors que les militants n'avaient pas encore été trouvés à Cruas et ce alors qu'EDF assurait que tous les membres de Greenpeace avaient pu être repérés par le dispositif de sécurité. "Ils ne peuvent pas parler de simple défaillance de leur système de sécurité". Et d'enfoncer le clou : "Ce qui s'est passé lundi à Nogent-sur-Seine et sur les autres sites est bien la preuve qu'une intrusion humaine, qu'elle soit pacifique ou malveillante, sera toujours possible."
Pour Greenpeace, au-delà de la simple question de sécurisation des sites nucléaires, le but de l'action de lundi est évident : démontrer que malgré tous les audits, le nucléaire ne sera jamais sûr. Invité sur LCI lundi soir, Lionel Taccoen, ancien ingénieur nucléaire à EDF martèle d'ailleurs : "Le but de l'organisation écologiste est simplement de faire peur." Du côté de Greenpeace, la réponse est claire : "La leçon de Fukushima est limpide : l'impensable arrive", insiste Adélaïde Colin. En mai 2011, "Bernard Squarcini, directeur central du renseignement intérieur (DCRI), déclarait dans le Monde que la France était la deuxième cible d'al-Qaïda", rappelle-t-elle. "Les autorités françaises auront beau assurer avoir pensé à tout, force est de constater, avec notre action, que ce n'est pas le cas".
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Double intrusion dans des centrales nucléaires françaises
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