Le moratoire sur les cultures OGM, lancé par la France en février 2008, a été invalidé l'an dernier par la Cour européenne de justice de Luxembourg et, en décembre, le Conseil d'Etat. Lundi matin, une centaine de militants anti-OGM ont investi un site du géant américain Monsanto, à Trèbes, dans l'Aude, et ont menacé de rester sur place jusqu'à l'annonce d'une date d'un nouvel "arrêté d'interdiction de cession, de circulation, et de mise en culture" du maïs OGM.
Des agriculteurs sont prêts à planter du maïs OGM
La ministre a précisé que la nouvelle clause "sera construite sur la base d'études sorties en 2009 et 2010", car l'annulation de la précédente se basait sur des études datant de 2008. "Toutes les dernières études sur le Mon 810 confirmaient plutôt notre position, notamment sur les organismes qui ne sont pas ciblés par la toxine du Mon 810 et qui en sont quand même victimes", a-t-elle ajouté. "On sait bien qu'on n'est pas d'accord avec la Commission européenne sur le sujet, c'est pas nouveau, alors prendre la clause en février nous permet de la rendre active sans attendre la réponse de la Commission au titre de l'urgence parce qu'on est juste avant la période des semailles", a expliqué la ministre qui a souligné qu'elle avait reçu la Confédération paysanne et les associations d'agriculteurs. "Aux agriculteurs qui disent hésiter à acheter du maïs Mon 810, nous disons: nous nous opposerons à la culture du Mon 810, donc ce n'est pas la peine d'acheter des semences de Mon 810", a-t-elle conclu.
Aussitôt après cette annonce, l'association générale des producteurs de maïs (AGPM) a affirmé que certains agriculteurs étaient prêts à planter du maïs OGM. Il s'agit de "gens qui ont été ‘fauchés' il y a quelques années et qui en ont marre que les faucheurs soient écoutés et reçus dans les ministères", a ajouté la responsable, interrogée par l'AFP. Ces producteurs sont surtout présents dans la région sud-ouest, à proximité de l'Espagne. Tout en se défendant de "lancer un appel à semer", l'AGPM se dit prête "à accompagner" les agriculteurs "pour leur rappeler les règles de coexistence et de bonnes pratiques" avec les cultures non-transgéniques, a encore assuré la responsable. Depuis lundi matin, une centaine de militants anti-OGM ont investi un site du géant américain Monsanto, à Trèbes, dans l'Aude, et ont menacé de rester sur place jusqu'à l'annonce d'une date d'un nouvel "arrêté d'interdiction de cession, de circulation, et de mise en culture" du maïs OGM.









