Opérations groupées de Greenpeace contre des centrales nucléaires

Par C.M. avec A.G. et F.L., le 05 décembre 2011 à 08h25 , mis à jour le 05 décembre 2011 à 18h55

Dossier : Le nucléaire

Des militants de l'organisation écologiste ont mené à l'aube une série d'opérations contre des centrales nucléaires françaises pour prouver que "le nucléaire sûr n'existe pas". Ils ont réussi à pénétrer dans celle de Nogent-sur-Seine et affirment avoir des militants "toujours cachés" sur "au moins" un autre site nucléaire.

[Expiré] Panneaux "stop" sur fond de centrale nucléaire à Nogent-sur-Seine © AFP/A. Julien

  
  • Double intrusion dans des centrales nucléaires françaises

    Mercredi matin, un militant de Greenpeace s'était introduit avec un paramoteur à voile dans la centrale du Bugey, avant d'être interpellé. Dans l'après-midi, c'est Hervé Couasnon, "poète-escaladeur", qui s'est introduit brièvement dans la centrale de Civaux.

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  • Un militant de Greenpeace dans la centrale du Bugey

    Nouvelle opération spectaculaire de Greenpeace pour souligner les failles de la sécurité des centrales nucléaires : un militant de l'organisation écologiste s'est introduit mercredi matin avec un paramoteur à voile dans la centrale du Bugey. Il a été aussitôt interpellé.

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  • En 2051, le Japon sera débarrassé de Fukushima

    Le gouvernement japonais a présenté un nouvel échéancier de travaux pour la centrale accidentée de Fukushima prévoyant un démantèlement plus long que prévu, compte tenu de l'état désastreux du site.

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  • Intrusion dans une centrale : 2 militants relaxés

    La justice a relaxé mardi pour des raisons de procédure les deux militants de Greenpeace jugés pour s'être introduits en décembre 2011 dans la centrale nucléaire de Cruas, en Ardèche.

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  • Intrusion de Greenpeace dans une centrale : du sursis requis

    Le procureur de Troyes a requis vendredi de 4 à 6 mois de prison avec sursis à l'encontre de neuf militants de Greenpeace qui s'étaient introduits dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine en décembre 2011.

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  • Intrusion de Greenpeace dans une centrale nucléaire : le procès

    Les 9 militants de Greenpeace, qui avaient réussi à s'introduire fin 2011 dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine, dans l'Aube, comparaissent depuis vendredi matin devant le tribunal correctionnel de Troyes. Des membres de l'association écologiste sont venus sur place leur apporter leur soutien.

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  • Nucléaire : plus de leucémies chez les enfants près des centrales ?

    Une étude menée par des experts de la santé et de la sûreté nucléaire montre un nombre d'enfants atteints de leucémie deux fois plus important près des centrales nucléaires qu'ailleurs en France. Problème réel ou aléa statistique ? Pour l'heure, aucun lien évident n'est établi avec les radiations.

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  • Nucléaire : la France va lancer un audit "anti-intrusion"

    Après l'action spectaculaire de militants de Greenpeace qui s'étaient introduits dans une centrale, François Fillon a confirmé que l'audit de la sécurité des sites nucléaires lancé après la catastrophe de Fukushima allait être complété par une évaluation des risques d'infiltration humaine.

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  • Centrales nucléaires: les "protections passives" seront "renforcées

    Les "protections passives" des centrales nucléaires, grillages ou fossés, seront "renforcées" après l'intrusion de militants de l'organisation écologiste Greenpeace dans deux centrales, a indiqué dimanche le ministre français de l'Intérieur Claude Guéant.

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  • Centrales nucléaires : EDF promet de rendre les intrusions "douloureuses"

    Alors qu'EDF évoquait la semaine dernière une simple "défaillance" du dispositif de sécurité suite à l'intrusion de Greenpeace dans 2 centrales nucléaires, la compagnie a annoncé jeudi qu'elle allait renforcer les mesures de sécurité.

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  • Centrale nucléaire : "Une intrusion humaine sera toujours possible"

    L'intrusion de Greenpeace dans des centrales nucléaires françaises soulève la question de la sécurisation de ces sites. Les autorités assurent avoir gardé le contrôle de la situation en évoquant une simple "défaillance" du dispositif. Pour les anti-nucléaires, aucun système de sécurité n'est infaillible.

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  • Greenpeace déjoue la sécurité des centrales nucléaires pendant 14 heures

    Le groupe EDF a déclaré avoir remis aux autorités deux militants de Greenpeace qui s'étaient introduits dans la centrale nucléaire de Cruas (Drôme). L'organisation écologiste a donc réussi à introduire ces militants sans que le dispositif de sécurité ne soit capable de les repérer. Ce que niait auparavant EDF.

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  • Nucléaire : Guéant admet des "défaillances" dans la sécurité

    A la suite de l'intrusion de militants de Greenpeace dans une centrale nucléaire, Claude Guéant reconnaît que le dispositif de sécurité n'a pas été à la hauteur. Sarkozy évoque une action "irresposable". La secrétaire nationale d'EELV "remercie" l'assocition écologiste pour cet "audit gratuit".

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  • Train de déchets nucléaires : malgré les heurts, le convoi part

    Le dernier convoi de déchets nucléaires allemands a quitté mercredi vers 16h le terminal ferroviaire du groupe Areva à Valognes, malgré les violents affrontements qui ont opposé forces de l'ordre et militants antinucléaires.

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Plus d'infos

Pour Greenpeace, il s'agissait de véritables opérations commandos, avec le but de faire passer un message : celui qu'il est impossible de garantir une totale sécurité dans le domaine du nucléaire. Des militants de l'organisation écologiste se sont introduits ou ont tenté de s'introduire lundi matin dans plusieurs centrales nucléaires. Celle de Nogent-sur-Seine, dans l'Aube - une opération réussie et rapidement rendue publique ; mais aussi, comme LCI vous le révélait, celle de Chinon, dans l'Indre-et-Loire ; celle de Cadarache, dans le Var ; et celle du Blayais, près de Saint-Louis-de-Montferrand, en Gironde. Dans ces trois dernières centrales (où du matériel -notamment des banderoles et des échelles- a été retrouvé), les militants n'ont pas réussi à pénétrer dans les infrastructures d'EDF et ont été mis en fuite par les gendarmes, ont-ils affirmé, ce qu'a confirmé EDF dans un communiqué).

Mais, affirmait encore en fin d'après-midi Greenpeace, des militants sont "toujours cachés" sur "au moins un autre site nucléaire" que celui de Nogent. Réponse d'EDF dans la soirée : la compagnie a répété n'avoir pas détecté d'intrusion dans une autre centrale que celle de Nogent, mais qu'elle continuait à inspecter ses installations

A Nogent-sur-Seine, selon les gendarmes, ce sont huit militants qui sont parvenus à entrer dans la centrale, avant d'être tous interpellés en fin de matinée. Cette première incursion avait été dévoilée par un communiqué de Greenpeace avant d'être confirmée par la gendarmerie. Le but ? "Démontrer la sensibilité des installations nucléaires françaises, et à quel point il est facile d'atteindre le coeur d'une centrale", a souligné Sophia Majnoni, chargée des questions nucléaires pour Greenpeace, en assurant que les militants avaient atteint "en quinze minutes le coeur de la centrale, là où il y a le coeur nucléaire et le combustible nucléaire", et qu'ils avaient pour cela "eu à traverser quatre barrières de sécurité composées de grillages électrifiés et de barbelés", le tout sans "rencontrer personne".  

S'il y a intrusion, "il y a dysfonctionnement

La centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine, seule donc dans laquelle une incursion a été confirmée, avait été choisie par Greenpeace comme un symbole, "car elle est la plus proche de Paris", à 95 km, selon Greenpeace. Avant l'interpellation des militants, EDF avait déjà souligné dans un communiqué que l'équipe de Greenpeace qui s'était introduite à Nogent avait été "immédiatement détectée" et n'avait eu aucune conséquence sur la sécurité des installations. Sophia Majnoni a dénoncé au contraire à cette occasion l'audit lancé par le gouvernement sur la sécurité des centrales nucléaires, y voyant "une opération de communication qui ne prend en compte que les risques déjà identifiés dans le passé et ne tire pas les leçons de Fukushima".

En ce qui concerne les trois autres opérations apparemment avortées de Greenpeace contre des centrales, elles n'ont pour l'heure fait l'objet d'aucun communiqué de l'organisation écologiste. Si ce n'est que Greenpeace assure que certains de ses militants sont toujours présents sur un site nucléaire que l'association refuse d'identifier. Pour sa part, le ministère de l'Intérieur, tout en assurant qu'à "aucun moment, l'intégrité des installations nucléaires n'a été mise en péril" par l'intervention des militants de Greenpeace, a annoncé une fouille "approfondie" de toutes les centrales et installations nucléaires en France... avec de reconnaître des "défaillances" : lire notre article > Nucléaire : Guéant admet des "défaillances" dans la sécurité. "C'est assez irresponsable de prendre des risques avec sa vie et avec la vie des autres", a sobrement commenté le président Nicolas Sarkozy.
  

Qui protège les centrales ?

La gendarmerie est chargée de la protection des sites nucléaires. Pour chaque centrale, il existe un Peloton spécialisé de protection de la gendarmerie (PSPG), crée à la suite d'une convention EDF/gendarmerie de février 2009. Formés par le Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), ils sont chargés de lutter contre les "intrusions et les actes de malveillance", d'assurer une surveillance des centrales et de ses abords et doivent pouvoir intervenir rapidement. L'équipe d'alerte du GIGN, une unité qui s'entraîne régulièrement sur des centrales nucléaires, s'est rendue à la centrale de Nogent-sur-Seine.

Par C.M. avec A.G. et F.L. le 05 décembre 2011 à 08:25
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62 Commentaires

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  • kosotto1, le 06/12/2011 à 08h55

    Tout à fait. Pour autant, à la lecture des commentaires, certains gardent bien leur oeillères.

  • barouch75, le 06/12/2011 à 08h47

    Soyons serieux voyons. Les services de securité ont vu qu'ils n'avaient pas à faire à des terroristes armés. S'agissant de question nucléaires, ces terroriste auraient été soit neutralisés soit descendus "tout simplement", evidemment. Les Français adorent se faire peur, c'est invraisemblable !

  • syberya, le 06/12/2011 à 01h49

    Bof, de toutes façons, quoiqu'on fasse, un missile et tout saute ! et pffioutttt la Planète !

  • syberya, le 06/12/2011 à 01h47

    Je vous cite: " Je pense qu'il y a des moyens plus "sécuriser" pour avertir le grand public d'un éventuel danger....." Apparemment il y a encore des failles et des...défaillances s'agissant de sécurité! Comme quoi : ON NE NOUS DIT PAS TOUT !!!

  • belialgoth, le 05/12/2011 à 23h23

    C'est surtout la honte d'y travailler! Quelle incompétence!!!

  • lakoredine, le 05/12/2011 à 22h31

    Bien dit , nounours !

  • davidn5, le 05/12/2011 à 18h08

    C'est tout simplement une honte de s'être introduit dans la centrale. Je travail dans un CNPE et nous avons des consigne de sécurité pour ne pas nous mettre en danger mais également pour ne pas mettre les autres en danger. Si un accident avait eu lieu, qui aurait été en tort? Je pense qu'il y a des moyens plus "sécuriser" pour avertir le grand public d'un éventuel danger que de jouer avec la vie des salariés et des habitants de la région.

  • shebaca, le 05/12/2011 à 17h26

    Ils ont pénétrés dans l'enceinte ? J'en doute.Et les procédures de décontamination à la sortie !

  • marianou33, le 05/12/2011 à 17h13

    Je pense que les terroristes n'ont pas besoin de Greenpeace s'ils ont l'intention de pénétrer dans un site sensible que ce soit une centrale nucléaire ou autre.... Le fait est que les membres de Greenpeace prouvent que 1 centrale sur 4 n'est pas suffisamment protégée contre les intrusions, et ça déjà ça me fait peur...pas vous ?

  • shebaca, le 05/12/2011 à 17h05

    Ils ont atteint le coeur de la centrale en respectant les procédures de sécurité personnelle ?

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