Peut-on éviter à l'humanité de manquer d'eau ?

le 22 août 2011 à 13h53 , mis à jour le 22 août 2011 à 13h59

D'ici 2050, estime un rapport de l'ONU, les besoins en eau, notamment pour l'agriculture, devraient doubler. Or, 1,6 milliard de personnes vivent déjà dans des zones en proie à la pénurie. La solution : modifier les pratiques agricoles pour préserver les écosystèmes et cette ressource précieuse.

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Les ressources en eau potable manquent déjà cruellement dans de nombreuses régions du monde. A tel point que des experts redoutent le développement, dans les années à venir, de conflits régionaux liés à l'eau. Mais alors que cette ressource précieuse se raréfie, ses modes de gestion, souvent caractérisés par le gaspillage, évoluent peu. Or, les besoins vont en augmentant - notamment du fait du développement démographique. Un rapport de l'ONU dresse un tableau sombre de la situation à l'horizon 2050, en estimant que l'humanité aura alors besoin de deux fois plus d'eau qu'aujourd'hui si les pratiques n'évoluent pas.

"Actuellement, 1,6 milliard de personnes vivent dans des zones déjà en proie à une pénurie d'eau et on pourrait rapidement arriver à deux milliards si rien ne change", souligne ce rapport rédigé par l'agence onusienne pour l'Environnement PNUE en collaboration avec l'Institut international de gestion de l'Eau (IWMI). "Si l'on maintient les mêmes pratiques agricoles" et "les régimes alimentaires actuels", si "l'urbanisation croissante" se poursuit, "la quantité d'eau nécessaire à l'agriculture (...) qui est de 7130 kilomètres cubes aujourd'hui, augmentera de 70 à 90% pour nourrir neuf milliards de personnes d'ici à 2050", avertit le document publié à l'ouverture de la Semaine mondiale de l'Eau à Stockholm.

Adapter les cultures, l'irrigation, planter des arbres...

D'ores et déjà, de nombreuses régions à forte production agroalimentaire, comme les plaines du nord de la Chine, le Penjab en Inde ou le grand Ouest américain, sont arrivées à la limite de leurs ressources en eau ou sont sur le point d'atteindre ce stade. Sans oublier les effets du réchauffement climatique qui menace d'accentuer les problèmes de sécheresse et d'inondations : ceux-ci, pour l'Afrique seule, risquent d'aboutir à une réduction de la production agricole de 15 à 30% d'ici à la fin de ce siècle.

La solution proposée par le PNUE passe par un changement d'approche. "Il faut passer de systèmes de production alimentaire à des agroécosystèmes qui offrent une plus grande variété de services", selon le rapport. La mise en place de politiques communes entre environnement et agriculture permettra d'augmenter la productivité agricole tout en préservant les ressources naturelles comme l'eau et de protéger les différents écosystèmes. Sont ainsi énumérées une meilleure adaptation des cultures aux nouvelles conditions climatiques, l'amélioration des techniques d'irrigation, la préservation des zones humides et la création de petits bassins de rétention dans les pays chauds pour aider les petits producteurs agricoles - qui sont majoritaires dans les pays en développement - à surmonter les périodes d'absence de précipitations.

Planter des arbres devrait permettre non seulement de lutter contre les gaz à effets de serre mais aussi de favoriser l'alimentation des nappes d'eau souterraines et de lutter contre l'assèchement des sols. Toujours parmi les recommandations avancées par le rapport, le développement de synergies entre agriculture, élevage, pêche et horticulture devrait permettre de ne plus compromettre les ressources en eau. Enfin, une meilleure coordination entre gouvernements, agriculteurs, populations locales et experts devrait permettre d'établir un équilibre entre les besoins de l'économie et ceux de l'environnement sans oublier l'amélioration du sort des populations pauvres.

le 22 août 2011 à 13:53
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15 Commentaires

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  • garpi, le 24/08/2011 à 13h11

    Parce que pour le moment ce n'est pas encore assez rentable. Il faut attendre de ne vraiment plus avoir d'eau pour que ça devienne intéressant.

  • djodjodjo57, le 24/08/2011 à 08h53

    Faut arrêter de faire 50 gosses !

  • pas-faux, le 23/08/2011 à 15h04

    Mr, avant d'aller demander au Africain d'arrêter de faire des gosses, commencer par demander à nos dirigeants de leur foutre la paix et les laisser vivre de leurs richesses !

  • pas-faux, le 23/08/2011 à 15h03

    Nicko50160 C'est déjà ce qui a commencer a être expérimenté en Somalie..

  • tommy2323, le 23/08/2011 à 14h21

    Bien vu ! Mais laissons les choses se faire naturellement : le manque de pétrole que ce soit en raison de la baisse des stocks ou de son coût risque d'impacter sérieusement notre population.

  • roro03000, le 23/08/2011 à 11h36

    Oui on peut mais dans mon département une usine retraite des chiffons et du linge pour l'industrie elle utilise 250.000 M3 d'eau par an pour des guenilles .!!!!!

  • flo806, le 23/08/2011 à 10h34

    Déjà faudrait qu'on arrive en 2050, sachant que la pénurie de pétrole arrive à grand pas...

  • mcasar, le 23/08/2011 à 07h17

    Dans d'assez nombreuses villes (et villages) le taux d'exploitation est entre 50 et 70% (c'est à dire une fois l'eau pompée c'est cette proportion qui arrive effectivement chez les clients) (sources fiables à l'appuie). Avec un taux aussi faible, c'est de l'eau perdue. ça augmente les coûts d'exploitation, sans trouver de solution efficace pour améliorer ce taux qui permettrais d'en pomper moins à la source, et donc de pérenniser cette dernière. Le problème est donc connu en France, mais peu d'actions sont réalisées pour contrer cette tendance. De plus le vieillissement des réseaux n'arrange rien. Mais quand les nouveaux réseaux n'ont pas un taux extraordinaire, il y a de quoi se poser des questions !!

  • fimadou, le 23/08/2011 à 05h08

    Je crois que ça existe déjà en Suisse ou l'on pompe l'eau des lacs avec de l'énergie solaire pour l'envoyer dans des retenues d'eau en altitude.cette eau est ensuite relâchée la nuit pour alimenter une conduite forcée qui produit à son tour de l'énergie et alimente en eau l'agglomération située en contre-bas.La boucle est bouclée.

  • pagan29200, le 22/08/2011 à 21h48

    Le niveau des océans va monter, dangereusement. Le niveau des eaux douces baisser dangereusement. Pourquoi ne pas installer massivement des usines de déssalinisations, moins d'eau de mer, plus d'eau douce ...

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