En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies à des fins statistiques et de personnalisation. En savoir plus
×
ARCHIVES
DOSSIER : OGM

Peut-on trouver des OGM dans nos assiettes ?


le 19 septembre 2012 à 17h40 , mis à jour le 24 septembre 2012 à 18h35.
Temps de lecture
3min
À lire aussi
EnvironnementLa culture d'OGM est interdite en France et très limitée en Europe, mais les pays de l'UE importent plusieurs céréales génétiquement modifiées, surtout pour l'alimentation animale, et autorisent un certain nombre d'OGM comme ingrédients ou additifs.
  • - Seuls le maïs MON 810 de Monsanto et la pomme de terre Amflora de BASF sont autorisés en Europe à la culture. Toutefois des pays - France, Autriche, Hongrie, Grèce, Roumanie, Bulgarie, Luxembourg - ont interdit la culture de MON 810 sur leur sol via la clause de sauvegarde et au nom du principe de précaution.

    - Dans la pratique, seul le MON 810 est cultivé, surtout en Espagne (80% des surfaces cultivées) mais aussi au Portugal, en République tchèque, Roumanie, Slovaquie. Les surfaces cultivées représentent 94.800 hectares. Le maïs MON 810 est un maïs destiné à l'alimentation animale. BASF a finalement renoncé à cultiver la pomme de terre Amflora en Europe.

    - L'Union européenne autorise en tout 46 OGM, dont 44 seulement pour la commercialisation via des importations. On y trouve 26 variétés de maïs, 8 de coton, 7 de soja, 3 de colza, 1 pomme de terre et 1 betterave.

    Des OGM dans l'alimentation animale

    - Ces OGM importés sont utilisés pour l'alimentation animale, ainsi que dans la fabrication de produits alimentaires pour l'homme. Par exemple dans la farine ou la semoule de maïs, l'huile de soja ou de colza. Potentiellement, ces ingrédients peuvent se retrouver dans les céréales pour petit déjeuner, les biscuits apéritifs, la chapelure, les plats cuisinés, les sauces, la charcuterie, les crèmes desserts, les potages, les pâtisseries, etc. Enfin, sont issus du maïs et du soja de nombreux additifs alimentaires comme par exemple l'amidon oxydé (E 1404), les phosphates d'amidon (E 1410, E 1412 à E 1414), le sorbitol (E 420), la lécithine de soja (E 322) ou l'huile de soja oxydée (E 479b).

    - Toutefois, si des produits contiennent plus de 0,9% d'OGM, la réglementation européenne impose un affichage signalant la présence d'OGM.

    Les OGM en débat

    - Une quinzaine d'autres OGM sont en attente d'une autorisation à la culture dans l'Union, mais les procédures d'homologation sont actuellement bloquées, en l'absence de consensus entre les Etats membres sur les procédures elles-mêmes.

    - Les risques des OGM pour l'environnement et la santé font l'objet de débats récurrents. Les fabricants d'OGM mettent en avant les bénéfices pour l'agriculture (variétés résistantes à des parasites, des insectes, des climats secs, aux herbicides, etc.). Les opposants dénoncent la mainmise des multinationales sur le secteur agricole, le rachat obligatoire des semences chaque année et la dissémination des OGM vers des champs non OGM.

    Sur le volet santé, l'Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) et la Commission ont estimé que les études démontraient l'innocuité des OGM autorisés. Les anti-OGM contestent ces études.
Commenter cet article

  • chrisrealite7 : Une opération de communication savamment menée La publication de l'étude sur le NK 603 coordonnée par le professeur Gilles-Eric Séralini est une première en termes de communication scientifique : la parution dans Food and Chemical Toxicology Journal a été accompagnée d'une opération médiatique savamment menée. L'exclusivité de l'annonce a été accordée au Nouvel Observateur, qui a en a fait sa couverture du 19 septembre. Simultanément paraissent le livre de vulgarisation de M. Séralini (Tous cobayes !, Flammarion, 224 pages, 19,90 euros), et un film du même nom réalisé par Jean-Paul Jaud, tandis qu'un documentaire télévisé sur l'expérience sera diffusé en octobre sur France 5. La lecture anticipée de l'article scientifique par les journalistes a été assortie d'un accord de confidentialité. Une clause stipule qu'en cas de non-respect, "un remboursement du coût de l'étude de plusieurs millions d'euros" pourrait être exigé. Le tout a été orchestré par une agence de communication.

    Le 20/09/2012 à 12h04
  • chrisrealite7 : C'est vraiment du grand n'importe quoi ! Une étude bidonnée réalisée par des militants écologistes, une reprise sans esprit critique par tous les médias et déjà un projet de réaction du gouvernement ! Triste France. On sera la risée du monde pour cet obscurantisme. Après la fausse "mémoire de l'eau" on aurait pû avoir un peu de prudence !

    Le 20/09/2012 à 10h13
  • franky37 : On en trouve partout même dans nos assiettes. L'alimentation aussi est mondialisée.

    Le 20/09/2012 à 09h11
  • yannickatl : Pour info, les OGM ne se trouvent pas que dans les assiettes mais aussi en medecine (si, si notamment dans le traitement de maladies genetiques). Mais la on ne fait pas un foin...peut etre parce que les medecins sont un peu plus instruits que Jose Bove...

    Le 19/09/2012 à 18h52
      Nous suivre :
      San Diego : Un panda géant reçoit un gâteau pour son anniversaire

      San Diego : Un panda géant reçoit un gâteau pour son anniversaire

      logAudience