© AFPContre le chômage, Royal a un plan en trois points
Aide aux PME, croissance verte et apprentissage. Ce sont les trois points qui doivent aider la France à sortir de l'ornière du chômage, selon La présidente de la région Poitou-Charentes qui veut "changer de système".
Publié le 28/12/2011
Vos émissions de CO2 ont baissé de 2,3% en 2009
<b> Indice Eco2Climat -</b> En 2009, chaque Français a émis 10,2 tonnes d'équivalent CO2 contre 10,5 en 2008. Pourquoi cette baisse ? Quel secteur a diminué ses émissions ? Eléments de réponses.
Publié le 28/01/2010
Chômage : première baisse depuis juin
<b>Info LCI -</b> Le nombre de chômeurs sans aucune activité a baissé de 18.700 en France en décembre par rapport au mois précédent, soit -0,7%, pour atteindre 2,61 millions de demandeurs d'emploi. Sur un an, le chômage a progressé de +18,5%.
Publié le 27/01/2010
Chômage: "On a redressé la situation", assure Wauquiez
Le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez n'a pas dit un mot sur les chiffres du chômage mercredi matin. Ils seront dévoilés dans la soirée. Mais il assure que la France a "redressé" la situation.
Publié le 27/01/2010
Copenhague accouche d'une simple "prise de note"
Par ce biais, la conférence des Nations unies donne un statut légal suffisant pour rendre l'accord opérationnel sans avoir besoin de l'approbation des parties.
Publié le 19/12/2009
Copenhague : un texte finalement... pour sauver la face
Plus de 4 heures après la clôture officielle du sommet de l'ONU sur le climat, les dirigeants ont fini par trouver un accord "pas parfait", selon les termes de Nicolas Sarkozy.
Publié le 18/12/2009
Copenhague : Obama plaide pour un accord même imparfait
Plus on approche de la clôture du sommet, plus un accord à objectif chiffré paraît de plus en plus incertain. Si l'on en croit Nicolas Sarkozy, ce sont les Chinois qui bloquent les négociations.
Publié le 18/12/2009
Copenhague : la réunion de la dernière chance
Une trentaine de dirigeants sont réunis vendredi matin à Copenhague pour débloquer les négociations à la conférence sur le climat.
Publié le 18/12/2009
La réunion de crise va-t-elle sauver Copenhague ?
Les dirigeants de 26 pays se sont réunis jeudi soir à Copenhague à l'initiative de Nicolas Sarkozy et du président brésilien pour débloquer les négociations à la conférence sur le climat.
Publié le 18/12/2009
Copenhague : le coup de gueule de Sarkozy
A son arrivée jeudi après-midi au sommet sur le réchauffement climatique, le chef de l'Etat s'est montré vindicatif. "On court à la catastrophe", a-t-il lancé, alors que le spectre de l'échec plane sur la réunion.
Publié le 17/12/2009
Copenhague : Pékin souffle le chaud et le froid
Le spectre de l'échec plane sur le sommet. Avant de partir pour Copenhague, Nicolas Sarkozy s'est refusé mercredi sur Canal+ à envisager "un échec". Barack Obama espère, lui, "que sa présence sera utile". Mais les négociations patinent.
Publié le 16/12/2009
Atmosphère de chaos à Copenhague
Arrestation de 250 personnes par des policiers très nerveux, expulsions de Français, délégués dûment accrédités bloqués à l'entrée de la conférence de l'ONU sur le climat... Ça chauffait mercredi dans la capitale danoise.
Publié le 16/12/2009
Les négociations patinent
Les ministres se sont mis au travail dans une ambiance chaotique mercredi, dans un centre de conférence.
Publié le 16/12/2009
A Copenhague, d'âpres discussions
193 pays doivent s'entendre pour limiter le réchauffement. Et tenter de se quitter vendredi avec un accord qui impliquera des mesures contraignantes. Ça coince, mais il reste trois jours.
Publié le 15/12/2009
La conférence de Copenhague bat des records d'empreinte carbone
Avec une empreinte carbone estimée à 46.200 tonnes de CO2, les négociations de Copenhague sur le changement climatique émettront plus de gaz carbonique que toute autre conférence sur le sujet.
Publié le 15/12/2009
Greenpeace s'attaque aux déchets nucléaires français
A quelques heures de l'ouverture du sommet de Copenhague, un militant de l'association s'est enchaîné toute une nuit sur une voie ferrée pour empêcher le départ d'un chargement d'uranium appauvri pour la Russie.
Publié le 07/12/2009
Quand le monde se mobilise pour le climat
<b> En images - </b> A Copenhague mais aussi dans quelques 130 villes du monde... Des défilés ont eu lieu samedi pour peser sur la conférence sur le réchauffement climatique.
Publié le 12/12/2009
Et si l'écologie pouvait favoriser la relance ? Jean-Louis Borloo et son ministère en charge du Développement durable y croient : les 15 grands programmes du Grenelle de l'environnement devraient générer "450 milliards d'euros d'activité économique d'ici 2020 et devraient en outre créer plus de 600.000 emplois". Ni plus, ni moins.
Ces chiffres ambitieux, publiés en avril et disponibles sur le site internet du ministère de l'Ecologie (www. developpement-durable.gouv.fr), ressortent d'une étude réalisée par un cabinet d'audit indépendant, le Boston Consulting Group (BCG), à la demande du ministère lui-même. Le but de cette étude : mesurer à moyen terme l'impact des mesures proposées par le gouvernement. Et apparemment, il est positif. A elle seule, la filière de l'emploi vert serait donc capable de générer quasiment 60.000 emplois par an d'ici 2020 ? De quoi attirer l'œil sur un secteur économique, encore marginal, qui pourrait contribuer à juguler durablement le chômage en France (à 9,5% en octobre). Et surtout prendre le contre-pied de l'attitude actuelle qui veut que l'on sorte de la crise avant de s'attaquer au défi environnemental. En clair, activité économique et développement durable deviendraient des alliés objectifs, et faisant d'une pierre deux coups, permettraient à la fois de résoudre un problème social lourd et de limiter les émissions polluantes françaises.
170 milliards investis par l'Etat
Le rapport du BCG établit les secteurs les plus engagés dans ce processus : le BTP, l'un des deux plus gros secteurs émetteurs de CO2, arrive sans surprise en tête puisqu'une grande partie des mesures du Grenelle est destinée à améliorer l'efficacité énergétique du bâtiment. En ce sens, un programme de rénovation du parc HLM doit être lancé. Les transports, avec notamment la mise au point de véhicules électriques urbains, arrivent en deuxième position devant les énergies renouvelables (éolien, photovoltaïque). D'autres secteurs d'activité sont cités comme le développement du traitement des déchets et de l'emploi de la biomasse comme énergie.
Pour amorcer cette réorientation de l'économie, il faut évidemment de l'argent. L'Etat et les collectivités devraient prendre en charge environ le tiers de l'effort d'investissement (soit 170 milliards d'euros). Les entreprises et les ménages, par les travaux qu'ils vont faire, mettront aussi la main au porte-monnaie. L'étude du BCG estime qu'il y aura une grosse partie autofinancée : entre 40 et 45%. Si par exemple les bâtiments sont mieux isolés et plus économes en énergie, la facture énergétique sera réduite, d'où un autofinancement.
Et, là, premier écueil dans la théorie vertueuse du Grenelle de l'environnement. Remy Prud'homme, économiste et professeur à Paris XII, juge, dans un billet publié dans les Echos, que l'investissement consenti par l'Etat, les entreprises et les ménages risque de détourner automatiquement des capitaux d'autres secteurs économiques et de les priver de fonds. Au final, ces secteurs en mal d'argent frais perdraient les emplois gagnés par la filière verte. Et le bénéfice net de créations d'emploi ne serait plus tout à fait aussi évident.
Révolution industrielle verte ?
Dans ce cas, ce fameux rapport, qui conforte largement le gouvernement et son Grenelle écologique, ne pèche-t-il pas par excès d'optimisme ? Pas du tout, assure de son côté David Cousquer, analyste de l'Observatoire des investissements Trendeo, qui s'est penché récemment sur les chiffres avancés par le BCG. Sa méthode est simple : il a étudié les investissements réalisés au cours de l'année 2009. Rappelant que la période étudiée a vu plus d'emplois détruits que créés tous secteurs confondus, il souligne la performance de la filière verte : "98 investissements et 15 désinvestissements, avec un solde net de près de 6.000 emplois en dix mois". De quoi, selon lui, valider l'hypothèse de 600.000 créations d'emplois dans l'économie verte d'ici à 2020. "Si cette filière constituait un secteur Insee, elle se placerait au deuxième rang derrière le commerce de détail et devant la restauration ou les centres d'appels", précise même l'auteur.
A ce stade, on peut déjà se demander pourquoi, malgré les objections de certains, on n'y a pas pensé plus tôt. Une économie "propre", un chômage en berne... D'aucuns y verraient l'arrivée d'une nouvelle révolution industrielle verte à même de redonner une avance aux pays développés qui ont dû abandonner une bonne partie de leur industrie aux pays émergents.
La formation ne suit pas le boom
Nouveau bémol, toutefois, qui repose une fois de plus sur le nerf de la guerre : l'investissement. Pour sauver la planète, l'Etat, avec ses mesures incitatives, ne suffit pas. Il faut l'émergence de véritables champions industriels avec des projets ambitieux. Deuxième brèche dans la théorie gouvernementale : Yann Moulier-Boutang, économiste et professeur à l'Université de technologie de Compiègne à des doutes sur l'intérêt des grandes compagnies à financer la filière verte. Dans une interview au Monde, il rappelle ainsi un problème inhérent à l'économie de marché : la quête de "bénéfices à court terme". Or, il n'est pas dit que l'avènement d'une filière industrielle écologique soit profitable rapidement. Il suffit en effet d'imaginer l'effort financier que nécessite la recherche et qui retarde le retour sur investissement. De là à imaginer en plus des entreprises "opportunistes" qui profiteraient de la manne des subventions publiques sans contrepartie...
David Ascher, directeur de publication et responsable d'Actu-environnement, un site partenaire de l'ANPE, qui référence les offres d'emploi dans le secteur environnemental, va plutôt dans le sens de cette théorie même s'il nuance un peu. "La majorité des entreprises sont honnêtes et emploieront les aides gouvernementales à bon escient. Hélas, certaines risquent de profiter de l'effet d'aubaine et se détourneront des emplois verts une fois l'argent empoché".
Mais, en dehors de la question du financement, David Ascher soulève un autre problème, peu évoqué dans les medias, qui risque d'hypothéquer l'avenir de la filière : la formation. "L'Etat parle d'investissement mais il est très en retard en ce qui concerne les filières d'enseignement en rapport avec l'économie verte. Pourtant, s'il y a une chose certaine, c'est que les entreprises qui fabriquent et installent des panneaux solaires sont en plein boom, assure-t-il. "Plus largement, on recense 70.000 emplois dans la branche des énergies renouvelables. Hélas, l'Education nationale n'accompagne pas le marché." Et d'avertir : "On risque de se retrouver dans les même situation que dans les années 70, pendant les chocs pétroliers. A l'époque, les gens s'étaient tous jetés sur les pompes à chaleur. Hélas, les électriciens ne savaient pas les installer. Les machines ne fonctionnant pas, le public a crié au scandale et on n'a plus entendu parler de pompes à chaleur jusqu'à aujourd'hui."
Etat schizophrène
Et si, finalement, le principal danger qui guette l'économie écologique venait du gouvernement lui-même ? Là, c'est l'analyse de Rémy Prud'homme qui semble-t-il, fait peur aux autorités. En clair, l'Etat agirait en schizophrène avec d'un côté, un discours écologiquement responsable et de l'autre des faits qui montrent que la France n'est pas prête à faire le grand saut : poursuite des investissements dans la filière nucléaire et, crise économique oblige, subvention à l'industrie automobile avec la fameuse prime à la casse, reprise des projets d'infrastructures routières et relâchement du contrôle environnemental des activités industrielles. David Ascher reconnaît qu'en l'occurrence, le plan de relance est loin d'être écologique. "L'attitude du gouvernement est largement dénoncée par les Verts qui voient dans le Grenelle de l'environnement un projet vidé de sa substance. Et, c'est vrai, le Grenelle se fait petit à petit tailler en pièces. D'ailleurs, Valérie Létard, la secrétaire d'Etat en charge de l'Ecologie a reconnu récemment à demi-mot que l'étude qui table sur 600.000 emplois verts créés d'ici 2020 était sans doute à revoir à la baisse, " assure-t-il.
Pour le responsable d'Actu-environnement, l'enjeu s'est momentanément déplacé sur l'échelle des priorités gouvernementales : "On ne peut pas se permettre des licenciements massifs dans les filières traditionnelles maintenant. Imaginez un instant un pan entier de l'économie qui s'écroule. Au-delà des salariés licenciés, c'est aussi l'Etat qui perd sa marge de manoeuvre financière. Et là, il n'y aura vraiment plus d'argent pour l'environnement", explique-t-il. Le calcul est donc vite fait par le gouvernement. Le plan de relance présenté en février par François Fillon n'est pas là pour amorcer une réorientation industrielle, ni créer des emplois verts. Le choix, en matière d'investissement, semble donc déjà fait.
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