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Qu'est-ce qui fait la qualité de vie en ville ? L'absence de bruit, de pollution... mais pas seulement

Edité par avec
le 10 octobre 2013 à 19h05
Temps de lecture
4min
Image d’illustration.

Image d’illustration. / Crédits : Caroline PIQUET / MYTF1News

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EnvironnementVivez-vous bien dans votre ville ? Vaste question à laquelle des spécialistes en tous genres tentent de répondre. Et les résultats peuvent surprendre : si le bruit ou la pollution tiennent une place importante, l'attachement à son quartier joue lui aussi sur la perception de notre environnement.

S'il semble difficile de réunir tous les éléments pour une bonne qualité de vie en ville, des spécialistes ont pourtant décidé de les étudier pour aider à comprendre ce qui peut faire que nous apprécions ou non, notre quartier. 

Une étude, qui a pour objectif de mieux guider les politiques urbaines, est en effet réalisée par des climatologues, acousticiens ou encore sociologues qui ont arpenté, ensemble, les rues de Paris jeudi. Le quartier élu a été celui de la Porte de Bagnolet, dans le XXe arrondissement pour ses populations socialement variées et sa proximité avec le périphérique parisien, source de grande pollution dans la capitale. "Les gens ne sont pas des thermomètres... Ils perçoivent les éléments de leur environnement en fonction de leur ancrage social", rappelle l'urbaniste Sinda Haouès-Jouve, pilote du projet de recherche Eurequa. 

Description "physique" et approche "sociologique" 

La particularité du travail, mené à échelle nationale, est de concilier la description purement "physique" de l'environnement d'un quartier, grâce à une batterie d'instruments mesurant température, vent, rayonnement thermique, pollution de l'air ou niveau sonore, et une approche plus "sociologique". Un second aspect rendu possible grâce des questionnaires remplis par des habitants au cours de visites avec les chercheurs. L'objectif est à terme de formuler des recommandations permettant de guider les décisions des pouvoirs publics en matière de réaménagement urbain.

Pour mener à bien leur travail, des chercheurs en climat urbain de Météo-France, des acousticiens et des spécialistes de la qualité de l'air circulent plusieurs fois par jour dans le quartier, toujours selon le même itinéraire, pour y relever en continu les différents paramètres. Des mesures qui viendront compléter les relevés d'une dizaine de stations fixes installées pendant deux semaines pour avoir une vision particulièrement fine de l'environnement local.

Bruit et température 

Une fois analysées, ces données permettront de mieux comprendre les variations pouvant exister au sein d'un même quartier, selon qu'on se trouve près d'un axe de circulation important, d'une station de tramway, aux abords d'un parc ou dans les rues plus pavillonnaires de la "Campagne à Paris".

Pour le bruit, par exemple, "les cartes généralement publiées le sont par rapport à une source unique, qui peut être le trafic routier, ferroviaire ou aérien", souligne Benoît Gauvreau, chercheur en acoustique à l'Ifsttar (Institut français des sciences et technologies des transports, de l'aménagement et des réseaux). "Ici, l'enjeu est d'aller plus loin, en se rapprochant des réelles ambiances sonores ressenties par les habitants" et ainsi affiner les modèles utilisés pour simuler la dispersion du bruit en ville, ajoute-t-il. 

Pour la température, les chercheurs vont pouvoir mieux expliquer les variations pouvant exister, explique Aude Lemonsu, spécialiste CNRS en climat urbain. Des variations qui peuvent êtres dues à la couleur des bâtiments, qui réfléchissent plus ou moins la lumière, ou à la présence ou non d'espaces verts. Mais à côté de l'expertise scientifique, "l'expertise ordinaire" des habitants est ici tout aussi centrale : "les habitants sont les experts de leur cadre de vie", estime Sinda Haouès-Jouve. 

L'attachement à son quartier, facteur de bien être

Ainsi, l'attachement à certains lieux permet, comme pour cette habitante de longue date du quartier rencontrée jeudi par les chercheurs, de considérer comme "calme" une rue pourtant bien bruyante... Avoir ou non des enfants, être présent toute la journée dans le quartier ou seulement y revenir le soir, avoir un coin de verdure sous les yeux... Tous ces critères peuvent eux aussi modifier la perception de chaque habitant sur son environnement. "Quand on lance des projets de réaménagement urbain, il faut aussi faire attention aux critères plus subjectifs. Si on ne tient pas compte de l'attachement des gens, on peut faire des bêtises!", conclut la pilote du projet qui doit déboucher sur un "guide des bonnes pratiques" d'ici trois ans.

Les spécialistes, qui avaient déjà arpenté les rues de Marseille en juin dernier partiront étudier la vie au sein de quartiers toulousains en décembre prochain.  

Commenter cet article

  • ilesmarquises : Les gens des villes ne sont pas plus à plaindre que vous. Ils ont l'avantage d'avoir tous les transports en commun à proximité, ceux qui sont en plein centre peuvent même faire l'économie d'une voiture, ils bénéficient des services médicaux nombreux et performants, ce qui n'est pas toujours le cas en campagne, ont tous les loisirs sur place, etc... Et puis relisez l'article , l'attachement à son quartier est un facteur de bien être. Ils ne subissent pas et n'ont pas besoin que vous les plaigniez.

    Le 26/10/2013 à 01h28
  • fimadou : Rien ne vaut la qualité de vie à la campagne.Derrière chez moi,j'ai la montagne à 3 km,aucun bruit dans mon lotissement à part le chant des oiseaux quand le jour se lève.Le seul bruit que je subit c'est celui des vagues,car la plage est à environ 30m de chez mois en contrebas.mais je ne me plains pas,sinon je pense que je me serais déplacé depuis trente ans.Pourvu que ça dure longtemps,c'est ça le bonheur.Je vous plains,vous les gens des villes,obligés de subir autant de turpitudes.

    Le 11/10/2013 à 16h12
  • castor1911 : Aucune ville en France ne peut se qualifier d'offrir une bonne qualité de vie .... au quebec oui !

    Le 10/10/2013 à 23h23
  • a6parterre : Il suffit de ne pas allumer la radio et la télé et d'aller séjourner dans une clinique privée Les airs débiles sont téléchargeables sur My Space, il faut éviter ce qui chauffe en ligne.

    Le 10/10/2013 à 19h45
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