Quand la pollution en Asie protège l'avenir de la planète

le 05 juillet 2011 à 07h51 , mis à jour le 05 juillet 2011 à 08h24

Conclusion en forme de paradoxe d'une étude américaine, la pollution atmosphérique en Asie a permis de lutter contre le réchauffement climatique entre la fin des années 90 et le début des années 2000. La raison ? Les rejets de soufre. Mais si cette pollution diminue, le réchauffement reprendra...

climat réchauffement désert © LCI/TF1

Alors que les émissions de dioxyde de carbone provenant de combustibles fossiles progressaient de près d'un tiers entre 1998 et 2008, les températures moyennes de la planète n'ont pas augmenté significativement durant cette période. Les théories liant rejets de gaz à effet de serre et réchauffement climatique auraient-elles du plomb dans l'aile ? C'est pour le savoir que des chercheurs des universités de Boston et de Harvard, aux Etats-Unis, mais aussi de l'université de Turku en Finlande, ont étudié en détail les rejets provoqués par les activités humaines entre la fin des années 90 et 2008. Et leurs conclusions ont de quoi surprendre : oui, il y a bien un lien entre hausse du taux de CO2 dans l'atmosphère et hausse globale des températures... mais cet effet est contrebalancé par un autre, inattendu : l'impact des rejets de soufre provenant notamment des pays asiatiques.

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Explication : ces pays à forte croissance économique sont grands consommateurs de charbon. Leurs fortes émissions de soufre en sont la conséquence directe. En Chine par exemple, la consommation de charbon a augmenté de plus de 100% de 1998 à 2008, soit près de trois fois plus que le rythme des dix années précédentes, selon des statistiques de la compagnie BP.

Lutter contre la pollution, oui, mais de quelle manière ?

Or le soufre provoque la formation de gouttelettes d'eau ou d'aérosols, ce qui crée des nuages de brume qui renvoient les rayons du soleil vers l'espace. Cela a pour conséquence de limiter le réchauffement de la basse atmosphère. Ces aérosols peuvent demeurer dans l'atmosphère pendant plusieurs années.

C'est l'aspect "positif" de cette situation. Le revers de la médaille est que, à en croire cette étude, le réchauffement climatique devrait reprendre et s'accélérer à mesure que les pays en développement réduiront leur pollution. Car l'effet refroidissant des rejets de soufre diminuera progressivement à mesure que les pays en développement mettront sur pied des politiques de lutte contre leurs rejets polluants.

Un effet déjà constaté dans le passé par les auteurs de cette étude, qui pointent les effets nocifs des politiques visant à limiter les rejets de polluants dans l'air. "La période de réchauffement climatique après 1970, qui a représenté une part importante de l'augmentation de la température mondiale depuis le milieu du XXe siècle, a eu pour origine les efforts de lutte contre la pollution atmosphérique", écrivent les auteurs de l'étude. De même, explique-t-on dans cette étude, la limitation du réchauffement climatique mondiale entre les années 40 et les années 70 a tenu à l'augmentation de la pollution atmosphérique liée au développement des pays industrialisés pendant les "trente glorieuses". Ensuite, la hausse des températures mondiales a repris car les pays occidentaux ont rendu leurs industries et leurs voitures moins polluantes, afin de lutter contre le phénomène des pluies acides.

le 05 juillet 2011 à 07:51
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15 Commentaires

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  • jipebe29, le 08/07/2011 à 01h41

    Ouf ! Merci, mon Dieu !... Le dogme du Réchauffement Climatique Anthropique (RCA) est sauvé par cette étude remarquable, qui explique pourquoi la température moyenne globale est stable depuis 1999, malgré la croissance continue du taux de CO2 troposphérique !....Il était temps, car le RCA devenait de moins en moins crédible au fil des ans?.Au fait, comment se fait-il que nos suies de charbon sur la période de réchauffement 1910-1940 n'aient généré aucun refroidissement ? Peut-être que, depuis cette époque, les suies de charbon ont adopté un comportement différent, « Giecquement correct » ? Ou bien qu'il faut à tout prix nous faire croire que le CO2 anthropique a un rôle majeur sur la température globale (ce qui n'a JAMAIS été prouvé à ce jour - on le saurait!...).

  • claudcouledouce, le 05/07/2011 à 21h39

    Diabolo, ce ne sont même pas des particules de carbonne opaques mais de molécules de CO2 inodore, sans saveur et incolore dont l'indice de réfraction est bien plus faible que celui de l'air (1% de CO2 dans l'air augmente l'indice de réfraction de l'ensemble Air+CO2 par un facteur de 0,000000002) ce qui est totalement négligeable alors que l'escroquerie intélectuelle et financière est monumentale.

  • claudcouledouce, le 05/07/2011 à 21h23

    La pollution au souffre est vieille comme la terre. La plupart des éruptions rejettent plus de souffre que toutes les activités humaines alentour. Et il fut une ère où les éruptions étaient bien plus nombreuses qu'aujourd'hui. de nos jours, 5 ans sans activité volcanique souffrée majeure et la température monte de 0,5°C

  • erleg71, le 05/07/2011 à 21h16

    Certes. Sauf que, quand une éolienne tombe en panne, elle ne rend pas la région inhabitable pour des milliers d'années. Ce qui modifie quelque peu vos calculs...

  • 421123, le 05/07/2011 à 20h39

    Conclusion: la pollution a du bon...

  • claudcouledouce, le 05/07/2011 à 18h46

    C'est bien parce que vous n'êtes pas climatologues que vous comprenez ça. Un météorologue n'est ni plus ni moins qu'un statisticien (la branche la plus simple des mathématiques). Et un statisticien qui cherche une corrélation se confond souvent la cause et l'effet. La cause c'est le réchauffement et l'effet c'est la concentration du CO2 dans l'atmosphère par échange entre l'océan qui se réchauffe et rejette le C02 comme un Perrier que l'on chauffe rejette son CO2 plus rapidement. Comme un degré de plus dans l'atmosphère met 800 ans à réchauffer les fosses sous-marines il y a un décalage de 800 ans entre l'augmentation des températures et celle de l'accroissement de la teneur en C02 de l'atmosphère.

  • agatsu73, le 05/07/2011 à 18h40

    Je veux bien faire confiance aux scientifiques, mais quelle partie dois-je croire ? Celle qui affirme que "la hausse des T° après les années 70 est due aux effort pour lutter contre la pollution atmosphérique", ou bien celle qui rappelle "qu'il y a bien un lien entre hausse du taux de CO2 dans l'atmosphère et hausse globale des T°" ?

  • cars38, le 05/07/2011 à 17h41

    Tant que les écolos auront des élus adeptent de l'ecologie punitive et de la décroissance , faut pas y compter ....

  • al38240, le 05/07/2011 à 14h32

    Tout à fait d'accord. Mais l'idéologie perdure, hélas !

  • ghost_wizzard, le 05/07/2011 à 14h15

    On peut avoir confiance sur les études des universités d'Harvard et de Boston. Ce sont des universités prestigieuses. Mais bon, encore faut-il que les gens fassent confiance aux scientifiques ce qui n'est pas gagné. C'est incroyable l'effet que peut avoir sur les gens le marketing des écologistes. Quand on pense qu'il faudrait des milliers d'éolienne pour arriver à une tranche d'une centrale nucléaire.

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