Un oiseau. © TF1/LCILes animaux de la savane dans les rues de Paris ? Ca ne risque pas d'arriver. Quoique. Selon une recherche britannique publiée jeudi, de nombreuses espèces animales et végétales réagissent au réchauffement climatique beaucoup plus rapidement qu'on l'imaginait : elles se déplacent vers des zones plus froides trois fois plus vite qu'initialement estimé. Animaux et végétaux ont ainsi migré vers de plus hautes latitudes à un rythme moyen de 17,6 km par an et à des altitudes plus élevées deux fois plus rapidement que les scientifiques ne le pensaient jusqu'à présent, à savoir 12,2 mètres en moyenne par an pendant ces quarante dernières années.
Cancun: un fonds vert sur le climat, mais Kyoto encore repoussé
Les 200 pays rassemblés à Cancun ont décidé samedi de repousser à 2011 les négociations sur l'avenir du protocole de Kyoto, en contrepartie de nouvelles mesures pour lutter contre le changement climatique.
Publié le 11/12/2010
Climat : les promesses non tenues des pays riches
Huit mois après le sommet de Copenhague, où en sont les promesses de financement aux pays pauvres pour lutter contre le réchauffement climatique ? Les chiffres semblent conformes aux attentes. Mais ils déguisent souvent un recyclage de vieilles promesses.
Publié le 28/08/2010
"Ces changements sont équivalents à un éloignement des végétaux et des animaux de l'équateur de vingt centimètres par heure chaque jour et ce depuis 40 ans et sont sans aucun doute liés au réchauffement climatique", souligne Chris Thomas, professeur de biologie à l'Université de York en Grande-Bretagne, principal auteur de cette étude parue dans la revue américaine Science datée du 19 août.
Un passereau a migré de 150 km ces 20 dernières années
"Et ce mouvement va continuer pendant au moins le restant de ce siècle", prédit-il."Cette étude démontre que le réchauffement est planétaire provoquant un déplacement des espèces vers des latitudes et altitudes plus élevées", indique I-Ching Chen de l'Université de York. "Nous avons démontré pour la première fois que l'étendue du changement dans la distribution géographique des espèces est liée à l'ampleur du changement climatique dans ces mêmes zones", précise-t-il.
Ainsi, en Grande-Bretagne, le papillon commun a migré ces dernières décennies du centre de l'Angleterre pour se retrouver 220 km plus au nord à Edimbourg, en Ecosse, précise David Roy, du Centre d'Ecologie et d'Hydrologie à Wallingford. Des migrations similaires ont été observées chez une fauvette - une espèce de passereau - de couleur brune au cri perçant qui a migré 150 km vers le nord de la Grande-Bretagne ces vingt dernières années. A Bornéo, ces chercheurs ont découvert que des papillons de nuit étaient montés en moyenne de 67 mètres en altitude ces dernières décennies.
Retour MYTF1
Cancun: un fonds vert sur le climat, mais Kyoto encore repoussé
Chargement en cours...



