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Sécurité nucléaire : la France mise en garde


le 17 novembre 2011 à 12h30 , mis à jour le 17 novembre 2011 à 12h33.
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3min
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EnvironnementTirant les leçons de la catastrophe de Fukushima, l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire exhorte la France à renforcer ses normes de sûreté.

"L'accident de Fukushima, mais également les évaluations complémentaires de sûreté, mettent en évidence la nécessité de faire évoluer sans tarder certains référentiels de sûreté des installations". Les mots sont choisis, exempts de toute volonté de polémique ; et pourtant, le dernier rapport de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), un pavé de quelque 500 pages, montre bel et bien que la France devra revoir ses normes de sûreté nucléaire après l'accident de Fukushima. Après avoir examiné les rapports d'auto-évaluation qu'EDF, le groupe nucléaire Areva et le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) ont remis à la mi-septembre à l'Autorité de Sûreté Nucléaire, l'IRSN présentait ce jeudi ses propres analyses ; et ses experts estiment que certains référentiels en matière de sécurité nucléaire devront être revus "sans attendre les réexamens décennaux" classiques.

Après la catastrophe de la centrale japonaise, qui suivi le séisme et le tsunami survenus au Japon le 11 mars 2011, des tests de résistance ont été lancés à l'échelle européenne. Ils visaient à vérifier si les réacteurs nucléaires pourraient résister à des catastrophes naturelles (séismes, inondations et autres phénomènes climatiques extrêmes) plus graves que celles jusque-là prises en compte. Jacques Repussard, directeur général de l'IRSN, a par ailleurs mis en exergue, au cours d'un point de presse, des écarts de conformité avec la réglementation sur certaines installations. "Il s'avère qu'il existe un certain nombre de non conformités par rapport aux référentiels nucléaires de sûreté", a-t-il expliqué, soulignant la nécessité que les corrections soient apportées rapidement.

Les cas qui posent problème

L'IRSN cite par exemple l'insuffisance des réserves d'eau d'alimentation de secours des générateurs de vapeur, ou encore certains points d'ancrage de tuyauterie qui ne résisteraient pas un séisme. "Ce sont de petits défauts qui peuvent avoir des conséquences graves", a estimé Jacques Repussard, qui a toutefois souligné qu'il n'y avait "pas de sites dangereux" en France. "Les installations dont l'exploitation est autorisée en France peuvent être légitimement considérées comme sûres", estime ainsile rapport de l'IRSN. "L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a toujours le pouvoir de suspendre le fonctionnement d'une installation si elle n'est pas suffisamment sûre", a de son côté rappelé son président, André-Claude Lacoste.

Commentant la situation de l'EPR de Flamanville, en cours de construction, l'IRSN estime qu'il est "mieux protégé" vis-à-vis des agressions externes (séisme, inondation) que les réacteurs actuellement en exploitation, car il a "bénéficié dès sa conception de dispositions supplémentaires". Les sites nucléaires de Gravelines (Nord), Saint-Alban (Isère) et du Tricastin (Drôme), doivent prendre en compte, de "façon prioritaire", les "phénomènes dangereux" liés à la présence à proximité d'installations industrielles comme des usines chimiques ou de transports de produits explosifs.

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  • endiendo2 : Revoyez vos connaissances géographiques.. En france il y a des zones sismiques un peu partout.. on a une dizaine de centrales en zone sismique.. Faites un tour sur Internet notamment futura-sciences.com

    Le 20/11/2011 à 08h01
  • alkira200 : @etudiant81: l'uranium à l'état naturel n'est PAS stable! Et on ne l'enrichit pas artificiellement, on sépare l'isotope le plus radioactif des autres pour l'utiliser comme combustible, ce qui ne dit pas que les autres ne sont pas radioactifs... Et, si on parle de mines d'uranium, c'est que dans ces endroits la concentration est largement supérieure à 3g/tonne! C'est vous qui mélangez tout et désinformez, typique des pro-nucléaires ! Ps : en continuant mes recherches , j'ai trouvé hier soir que le stade de Geugnon et le parking attenant présentaient un taux de radioactivité 60 fois supérieur à la radioactivité naturelle! La raison? Le remblais sous la surface, constitué de 'stériles' ...

    Le 18/11/2011 à 07h03
  • soyonsclairs : Non la cata c est si le ps et les ecolo passe

    Le 18/11/2011 à 07h02
  • mcg35 : @kosotto1 - Ne vous réjouissez pas trop vite de la non-participation des UMPistes! Je ne suis aucunement hostile à un renforcement des mesures de sécurité, ni à une surveillance plus grande. Mais il n'empêche qu'il serait une erreur énorme de stopper les centrales nucléaires. Elles nous permettent une certaine indépendance énergétique, nous assurent une électricité moins coûteuse, sont pourvoyeuses de centaines de milliers d'emplois, sont moins polluantes que le charbon. Il faut faire la différence entre ce qui TENDANCE et ce qui est RECOMMANDE par la prudence. On connaît ... Toute chose nouvelle ou imparfaitement maîtrisée suscite des peurs, mais il faut savoir se rendre maître de ce qui est nouveau.

    Le 17/11/2011 à 23h55
  • lucien31 : Ne comparons pas nos centrales nucléaires avec celles des autres pays, au Japon, et celle de Fukushima, un tremblement de terre important engendrant un tsunami très puissant qui a tout ravagé, c'est surtout le tsunami qui est cause de tout cela. En France nous ne sommes pas dans une zone sismique (sauf le sud-est côté Nice, mais ce sont des petites secousses sismiques) et les tsunamis ont peu de chance d'avoir d'une ampleur telles que celles que l'on a pu voir au Japon, avec des océans très profonds.

    Le 17/11/2011 à 23h53
      Nous suivre :
      Et tout content de l'avoir, il fit tomber son tout nouvel iPhone 6...

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