Quelque 130 chefs d'Etat et de gouvernement, des dizaines de milliers de responsables de collectivités locales, ONG, industriels et militants sont au Sommet sur le développement durableRio+20 qui a commencé ce mercredi. Au programme, l'"économie verte" - énergies renouvelables, transports propres, tri des déchets, bâtiments à énergie positive... - le renforcement des instances mondiales de décision, et la fixation éventuelle d'"objectifs du développement durable" quantifiés et ambitieux. "Un véritable plan de sauvetage mondial", estime le représentant d'une ONG.
Le Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue) a publié récemment un rapport alarmant sur l'état de la planète: émissions de gaz à effet de serre en forte hausse, déchets qui s'accumulent, stocks de poisson de mer qui fondent, biodiversité menacée, eau potable qui manque pour des centaines de millions de personnes sont autant de sujets qui devraient être abordés lors du sommet. "Il n'y a pas de place pour le doute" ni pour "la paralysie de l'indécision", martèle Achim Steiner, directeur général du PNUE.
"Risque de l'échec" pour Hollande
Pourtant certains participants se montrent peu optimistes quant à l'issue du Sommet. François Hollande, un des seuls chefs d'Etat d'une des grandes puissances dont la présence a été confirmée, a déjà souligné le "risque de l'échec" et appelé à "une prise de conscience, un sursaut".
Le projet de document final, intitulé "L'avenir que nous voulons", un texte de 49 pages mis au point par les Brésiliens, pays hôte, a été approuvé ce mardi. Le document avait fait l'objet de longues discussions au cours de la nuit de lundi à mardi, les Européens refusant un document qui leur semblait dépourvu d'"ambition", avec "une régression du multilatéralisme". Ils demandent en particulier qu'une place plus grande soit faite au Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), même s'il n'accède pas au titre d'organisation onusienne pleine et entière.
De grandes ONG ont également vigoureusement critiqué le texte. Greenpeace a parlé d'"échec épique". Comme les Européens, elle a protesté contre la suppression du plan de sauvetage de la haute mer, "le seul élément sensé du texte". Pour WWF, "c'est une déception significative".
Le texte doit être ratifié par les 193 pays membres des Nations unies.







