Le défi (plus même qu'un défi : un objectif à atteindre) avait été annoncé samedi par Jean-Marc Ayrault dans son discours de clôture de la conférence environnementale. Pour limiter la consommation de carburant, et donc aussi les rejets automobiles avec tout l'impact sur la santé humaine qu'ils peuvent représenter (le Premier ministre avait cité notamment le danger des particules fines), il avait jugé nécessaire de pouvoir produire des véhicules consommant 2 litres d'essence aux 100 kilomètres. Soit un niveau quatre fois plus faible que la moyenne du parc automobile actuel. Et ce, d'ici dix ans. Avec, au passage, un beau lapsus : "Nous devrons disposer dans 10 ans de véhicules consommant 2 litres d'essence pour 1000 kilomètres", a-t-il d'abord dit, avant de corriger rapidement ses propos.
Un objectif impossible à atteindre pour l'industrie automobile ? Le directeur de la recherche et développement de PSA Peugeot Citroën, Guillaume Faury, n'a pas un avis aussi tranché. Mais il met en garde toutefois sur les conséquences possibles. Notamment en matière de coût. "Ce challenge technologique est probablement réalisable", estime le responsable dans une interview au Parisien. "Mais de là à avoir des solutions économiquement accessibles pour tout le monde, cela paraît difficile", estime-t-il.
Ce type de véhicule sera "probablement une petite voiture avec un moteur diesel-électrique et un concentré de technologies très chères", justifie le directeur de la recherche et développement du constructeur automobile français, qui demande un "vrai débat avec les pouvoirs publics".










