Greenpeace l'affirmait depuis lundi après-midi : en plus de l'intrusion de Nogent-sur-Seine, d'autres militants étaient cachés sur des sites nucléaires français. La confirmation est tombée dans la soirée : le groupe EDF a déclaré avoir remis aux autorités deux militants de Greenpeace qui s'étaient introduits dans la centrale nucléaire de Cruas (Ardèche). Ces deux personnes "s'étaient introduites derrière le grillage de la centrale de Cruas, mais en dehors de la zone protégée des bâtiments", a précisé une porte-parole de l'électricien. EDF a indiqué lundi soir avoir lancé une enquête à la centrale nucléaire de Cruas pour "comprendre les circonstances qui ont permis" aux deux militants de Greenpeace d'y pénétrer.
Alors que 9 de ces militants de Greenpeace ont, pour illustrer les failles de la sécurité, réussi lundi matin à s'introduire dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine, l'organisation disait avoir encore des militants cachés sur "au moins" un autre site. Ce que démentait alors EDF, prétextant que toutes les tentatives d'intrusion réalisées lundi avaient été repérées et que tout était resté "sous contrôle". Restait désormais à savoir s'il restait, après les deux arrestations de Cruas, des militants en planque dans l'un des sites nucléaires français. Finalement, c'est Greenpeace qui a levé l'incertitude dans la soirée, déclarant peu après 22 heures "ne plus avoir aucun militant dans des centrales nucléaires françaises".
Selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur, "les militants ont été arrêtés à 19H35, ils avaient procédé au découpage d'un grillage à plus de 500 m du bâtiment protégeant les réacteurs et s'étaient cachés sous des bâches en plastique". Ils ont été placés en garde à vue par les gendarmes. Greenpeace a confirmé que deux de ses militants se trouvaient bien dans cette centrale depuis 6h du matin."Ils ont tenu 14 heures cachés à l'intérieur", a indiqué un porte-parole.
Quant aux militants arrêtés à Nogent-sur-Seine, ils ont été remis en liberté dans la soirée et comparaîtront devant un tribunal en avril 2012, a annoncé le ministère de l'Intérieur.
| Qui protège les centrales ? |
La gendarmerie est chargée de la protection des sites nucléaires. Pour chaque centrale, il existe un Peloton spécialisé de protection de la gendarmerie (PSPG), crée à la suite d'une convention EDF/gendarmerie de février 2009. Formés par le Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), ils sont chargés de lutter contre les "intrusions et les actes de malveillance", d'assurer une surveillance des centrales et de ses abords et doivent pouvoir intervenir rapidement. L'équipe d'alerte du GIGN, une unité qui s'entraîne régulièrement sur des centrales nucléaires, s'est rendue à la centrale de Nogent-sur-Seine. |









