Une autre espèce humaine a-t-elle survécu à Neandertal ?

le 30 janvier 2007 à 06h14 , mis à jour le 29 janvier 2007 à 22h44

Des chercheurs ont reconstitué le crâne de l'Homo Floresiensis, qui présenterait toutes les caractéristiques d'un cerveau humain normal.

[Expiré] [Expiré] Homo Floresiensis © AFP - Peter Schouten (National Geographic Society)

Une équipe de chercheurs de l'Université de l'Etat de Floride vient renforcer la thèse déjà controversée selon laquelle une espèce différente de celle de l'Homo Sapiens, l'Homo Floresiensis (1), aurait survécu à l'extinction de l'homme de Neandertal, il y a 30.000 ans. L'équipe de Dean Falk a reconstitué une image tridimensionnelle virtuelle d'une boite crânienne, à partir de dix crânes humains normaux et de neuf ayant souffert de microcéphalie (2). Ils ont ensuite recréé l'intérieur d'une boite crânienne d'un nain et de celui de l'Homo Floresiensis, un humanoïde de petite taille, dont le squelette a été découvert en 2003 en Indonésie, plus communément appelé Hobbit, en référence aux personnages de Tolkien.

Les différentes images virtuelles obtenues ont permis de mesurer les effets de la microcéphalie sur la taille et la forme du cerveau, expliquent ces chercheurs, dont l'étude paraît dans l'édition des Annales de l'académie américaine des sciences (PNAS) datée du 29 janvier. Alors que le cerveau du nain a été classé comme celui d'un sujet souffrant de microcéphalie, celui du Hobbit a présenté "toutes les caractéristiques structurelles cérébrales d'un cerveau humain normal", ont-ils conclu. "Ces conclusions tendent à confirmer la thèse de l'Homo Floresiensis, une espèce humaine différente de l'homme moderne et pourraient aussi servir pour diagnostiquer des cas de microcéphalie aujourd'hui", soulignent ces chercheurs.

Cerveau de la taille d'un pamplemousse

En 2003, cette thèse d'une espèce humaine différente avait causé de nombreux remous dans la communauté des anthropologues. Les chercheurs ayant fait cette découverte avaient conclu qu'il s'agissait d'une espèce tout aussi évoluée que l'Homo Sapiens, en analysant l'empreinte du cerveau sur la boite crânienne. Des outils en pierre sophistiqués et des restes d'animaux dont un éléphant nain, une race aujourd'hui éteinte, avaient aussi été découverts près du squelette avec des ossements d'au moins neuf autres humanoïdes.

"Cet individu avait un cerveau de la taille d'un pamplemousse, mais extrêmement bien formé", avait alors affirmé le professeur Richard Roberts, de l'université de Wollongong près de Sydney en Australie. Mais d'autres anthropologues avaient ensuite estimé, après examen du crâne du Hobbit, qu'il s'agissait simplement d'un pygmée atteint de microcéphalie.

Pour le professeur Robert Martin du Musée de Chicago, co-auteur d'une étude parue dans la revue américaine Science en 2006, le cerveau du spécimen est beaucoup trop petit pour appartenir à une nouvelle espèce humaine naine. La taille de son cerveau, 400 cm3, indiquerait un individu mesurant seulement 30 cm, soit seulement un tiers de celle du squelette du Hobbit.

(1) Du nom de l'île indonésienne de Flores où les ossements ont été découverts dans des couches sédimentaires à l'intérieur d'une grotte. L'âge de ces ossements a été estimé à 18.000 ans.
(2) Il s'agit d'une petitesse du crâne coïncidant avec un arrêt du développement du cerveau provoqué par une maladie virale.

le 30 janvier 2007 à 06:14
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4 Commentaires

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  • Vastre, le 02/02/2007 à 04h36

    Comme c'est étrange et même stupéfiant ! Le type de la photo ressemble à ma voisine. A la barbe près, la ressemblance est étonnante.

  • Olivier, le 01/02/2007 à 04h47

    C'est pas d' aujourd'hui que l'on trouve des malformations génétique ou mutation il y a 18.000 ans sa exister déjà,l'évolution et malformation de plus,des personnes de petites taille qui aussi peuvent étre causer par différent effects c'est peu étre une trouvaille ou tous simplement une famille de 9 lilipuciens,voila

  • Bean, le 30/01/2007 à 10h12

    On peut en parler longtemps... seule une analyse génétique peut permettre de déterminer à 99,99% si l'Homme de Fores était une autre race humaine ou simplement un homo sapiens atteint de nanisme, phénomène régulièrement observé sur les espèces insulaires.

  • Anthony, le 30/01/2007 à 08h22

    C'est n'importe quoi ...

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