Photo présentée comme étant celle de cheveux de Ramsès II, sur un site d'enchères en ligne © TF1/LCILa saga des mèches de Ramsès II avait enflammé en novembre le monde politico-culturel. Ces cheveux, censés provenir de la momie et mis en vente sur Internet avant d'être confisqués par la police, n'ont toujours pas fait l'objet d'une demande de restitution de la part de l'Egypte. Paris s'était engagé à prendre toutes les mesures pour rendre les prétendus cheveux et bandelettes de la momie de Ramsès II en tant que "partie inaliénable du patrimoine égyptien", avait affirmé le 1er décembre dans une lettre l'ambassadeur de France au Caire.
Sur le plan judiciaire, l'enquête policière est aujourd'hui close et le parquet de Grenoble doit prendre une décision dans les jours qui viennent. "Soit il y aura des poursuites pour recel, soit l'affaire sera classée sans suite à cause de l'absence de faute caractérisée concernant le vendeur, cette deuxième solution étant la plus vraisemblable", a expliqué Luc Fontaine, le vice-procureur de Grenoble.
Donnés légalement à son père
En novembre, un facteur de Saint-Egrève, en Isère, avait proposé à la vente, photos et certificats à l'appui, des mèches de cheveux, ainsi que de la résine d'embaumement et des bandelettes censées avoir été prélevées sur la momie de Ramsès II, pour un minimum de 2000 euros.
Il avait expliqué que son père, décédé en 2001, avait participé à Grenoble à des opérations d'analyse d'échantillons de la momie, et lui avait ensuite remis quelques reliques. Il pensait que ces fragments avaient été donnés légalement à son père.
D'après agence
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