Le mammouth de Sibérie est parti à 260.000 euros

Par D.H. (avec agence), le 16 avril 2007 à 16h41 , mis à jour le 16 avril 2007 à 21h44

Le squelette de 4 mètres de haut datant du pléistocène supérieur était la pièce vedette d'une rare vente de paléontologie chez Christie's lundi à Paris.

TF1-LCI mammouth fossileUn collectionneur privé a mis aux enchères un squelette de mammouth et divers fossiles préhistoriques en avril 2007 à Paris. © LCI

A croire que les squelettes de mammouth sont à la mode, n'en déplaisent à ceux qui critiquaient la vente aux enchères de paléontologie, organisée ce lundi par la maison Christie's. Pièce vedette de la vente, le squelette complet de ce Mammuthus primigenius datant du pléistocène supérieur (un mammouth de Sibérie), qui appartenait jusque là à un collectionneur privé européen, est parti comme un petit pain ! Estimé entre 150.000 et 180.000 euros, il a été vendu à 260.000 euros. Il mesure tout de même 3,80 mètres de haut et 4,80 mètres de long. On ignore encore le nom de l'acquéreur.

Autre pièce convoitée lors de cette vente exceptionnelle : le squelette d'un rhinocéros laineux a atteint la somme de 100.000 euros. Lui aussi est parti largement au-dessus de sa valeur estimée : entre 50.000 et 65.000 euros.

Vente polémique

Christie's proposait au total 87 lots insolites : trois squelettes vieux de dizaines de milliers d'années et appartenant à un collectionneur privé européen -le troisième est celui d'un ours des cavernes-, ainsi que la collection de fossiles ou de curiosités naturelles d'un vétérinaire, le Dr Jean Bouhana. Ce dernier s'est séparé notamment d'un fossile de poisson-ange, vieux de 50 millions d'années (50.000-80.000 euros) et de trilobites, petits invertébrés vieux de 400 millions d'années.

De tels objets génèrent un véritable marché, surtout aux Etats-Unis et au Japon, dans des foires ou des salles de ventes. En France, où le marché démarre à peine, un squelette de mammouth avait été adjugé 180.000 euros en juin 2006 et un crâne de spinosaure 98.000 euros en 2005. Les scientifiques sont soit circonspects, soit franchement hostiles à de telles ventes. "Il existe un grand nombre de fossiles sans intérêt", explique ainsi le paléontologue Philippe Janvier, du Muséum national d'histoire naturelle. "Le problème, c'est que des pièces extrêmement importantes, aptes à faire progresser la science, peuvent toujours se trouver dans les lots", ajoute-il.

Par D.H. (avec agence) le 16 avril 2007 à 16:41
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2 Commentaires

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  • Gousset Vincent, le 17/04/2007 à 10h12

    Je trouve que les scientifiques, frustrés par leur manque d?argent poussent des protestation que je méprise. Certains passionnés sont aussi érudit qu?eux. Les squelettes de mammouth, certes, ne courent pas les rues, mais nombre de spécimens dépérissent dans des musées. En France surtout, il est impressionnant de voir dans quel état certaines collections muséale se trouvent. Je collectionne et continuerai à collectionner ces trésors que la nature nous fait parvenir après tant de millénaires et je ne me considère pas comme un « voleur de connaissance scientifique ». Plus le grand public sera touché par les fossiles, plus les musées auront de visite et de sources de financement.

  • Belial, le 16/04/2007 à 18h31

    Et aussi un grand merci aux fonds publc qui permettent les fouilles des archéologues!!!!!!!!!

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