© sxc.huLe dialogue, oui, mais dans le respect des règles. Alors que l'Egypte a tapé du poing sur la table mercredi en annonçant qu'elle cessait "toute coopération" archéologique avec Louvre tant que les éléments d'une stèle pharaonique ne lui auront pas été restitués, le musée français s'y est dit "ouvert" mais "dans le respect des procédures" françaises. Les éléments revendiqués proviennent d'une tombe située près de Louxor (700 km au sud du Caire).
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Publié le 15/12/2011
"Le processus de restitution est enclenché. Mais la décision n'appartient pas qu'au musée car pour pouvoir rendre les œuvres, il faut d'abord obtenir l'avis conforme de la Commission scientifique nationale des collections des musées de France", a déclaré un porte-parole du musée. Composée d'une trentaine de membres, celle-ci doit se réunir en fin de semaine pour examiner la proposition de déclassement de ces fragments de fresques, actuellement exposés au musée.
Acquis "en toute bonne foi" par la France
Si jamais cette commission accepte que les œuvres soient rendues, il faudra ensuite que le ministère de la Culture prenne un arrêté de déclassement des œuvres. Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, est d'accord pour restituer les cinq fragments de fresques issues d'un tombeau égyptien revendiqués par Le Caire, s'il s'avère que les doutes sur la légalité de leur sortie d'Egypte sont fondés, a annoncé mercredi le ministère dans un communiqué. En vertu du principe d'inaliénabilité des œuvres d'art, les collections des musées nationaux français ne peuvent pas être cédées sauf si cette commission d'experts accepte de les déclasser.
La commission d'achat de la direction des musées de France a acquis "en toute bonne foi" ces fragments de fresques issus d'une tombe thébaine, a indiqué la direction du Louvre. En 2000, elle a procédé à un premier achat de quatre éléments auprès de la galerie Maspero. Le cinquième fragment a été acquis en 2003 lors d'une vente publique à Drouot. La commission pensait que les fragments avaient quitté l'Egypte avant la Convention de l'Unesco de 1970 (ratifiée par la France en 1997), qui affirme la non-rétroactivité des opérations antérieures à cette date.
D'après agence
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