Le Louvre prêt à restituer les fresques de la discorde

le 07 octobre 2009 à 15h30 , mis à jour le 07 octobre 2009 à 17h32

Le musée souhaite cependant que cette restitution à l'Egypte se fasse dans le "respect des procédures" françaises. Or, la décision ne lui incombe pas entièrement.

[Expiré] sphynx pharaon Louvre Egypte égyptologie © sxc.hu

Le dialogue, oui, mais dans le respect des règles. Alors que l'Egypte a tapé du poing sur la table mercredi en annonçant qu'elle cessait "toute coopération" archéologique avec Louvre tant que les éléments d'une stèle pharaonique ne lui auront pas été restitués, le musée français s'y est dit "ouvert" mais "dans le respect des procédures" françaises. Les éléments revendiqués proviennent d'une tombe située près de Louxor (700  km au sud du Caire). 

Plus d'infos

 
"Le processus de restitution est enclenché. Mais la décision n'appartient pas qu'au musée car pour pouvoir rendre  les œuvres, il faut d'abord obtenir l'avis conforme de la Commission scientifique nationale des collections des musées de France", a déclaré un porte-parole du musée. Composée d'une trentaine de membres, celle-ci doit se réunir en fin de  semaine pour examiner la proposition de déclassement de ces fragments de fresques, actuellement exposés au musée.
 
Acquis "en  toute bonne foi" par la France
 
Si jamais cette commission accepte que les œuvres soient rendues, il faudra  ensuite que le ministère de la Culture prenne un arrêté de déclassement des  œuvres. Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, est d'accord pour restituer les cinq fragments de fresques issues d'un tombeau égyptien revendiqués par Le Caire, s'il s'avère que les doutes sur la légalité de leur sortie d'Egypte sont fondés, a annoncé mercredi le ministère dans un communiqué. En vertu du principe d'inaliénabilité des œuvres d'art, les collections des musées nationaux français ne peuvent pas être cédées sauf si cette commission d'experts accepte de les déclasser.
 
La commission d'achat de la direction des musées de France a acquis "en  toute bonne foi" ces fragments de fresques issus d'une tombe thébaine, a indiqué la direction du Louvre. En 2000, elle a procédé à un premier achat de quatre  éléments auprès de la galerie Maspero. Le cinquième fragment a été acquis en 2003 lors d'une vente publique à Drouot. La commission pensait que les fragments avaient quitté l'Egypte avant la Convention de l'Unesco de 1970 (ratifiée par la France en 1997), qui affirme la non-rétroactivité des opérations antérieures à cette date.
 
D'après agence

le 07 octobre 2009 à 15:30
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7 Commentaires

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  • neovieux, le 07/02/2010 à 17h11

    Au moins la France est prete à discuter sur des biens visiblement acquis légalement. Pas comme ces Anglais qui ne rendent pas les frises du Parthénon, purement et simplement volée à la Grèce qui s'est faite dépouillée et qui se fait dépouiller encore... Mais je suis partagé, car outre les valeurs culturelles et je comprends que l'Egypte veuille récupérer ses oeuvres, il n'en est pas moins important pour cette meme culture Egyptienne d'etre accecssible à travers le monde. Tout cela bien sur tant qu'on ne parle pas d'oeuvre dérobées...

  • Noémie, le 08/10/2009 à 02h08

    C'est vrai que c'est dommage pour ces régions qui ont été pillées. Mais les musées français ont payé des sommes astronomiques pour se procurer, restaurer et maintenir en état la plupart de leurs pièces. La question de la Convention de l'Unesco me paraît intelligente : aujourd'hui on ne peut pas acheter et vendre n'importe comment, mais ce qui a été acquis il y a des siècles ou au moins des décennies doit avoir un statut. Car les musées s'arrêteront de racheter des pièces, s'ils ne sont jamais sûrs de la position du pays d'origine. On ne va pas payer des milliers d'euros pour des pièces si on pense qu'il y a un risque que le pays d'origine le réclame.

  • Champaloux, le 08/10/2009 à 01h22

    Quelle ingratitude de la part de nos amis égyptiens ! devrait-on leur faire payer des droits d'auteur pour avoir déchiffré les hiéroglyphes ?? merci CHAMPOLLION , merci la FRANCE ! merci pour le sauvetage d'ABOU-SIMBEL par les francais , ce qui vous permet depuis de 40ans de faire visiter ce temple comme le "vrai" , et d'engranger des milliards à d'euros de devises ! on vous rendra vos "cailloux" , mais vous allez drainer une sale image , et encore ...on vous prète le projet de vouloir faire payer les touristes pour chaque photo d'un patrimoine MONDIAL dont vous etes les seuls tirer profit , malgré l'apport inestimable des italiens , des anglais et ...des francais , voici plus de 100 ans ! la mémoire vous fait défaut semble-t-il et c'est fort dommage !

  • Regis, le 08/10/2009 à 00h58

    On a a peine debuté l'exploration du plateau de gizeh, qui j'en suis sur, renferme encore bien des secrets... le fait de perdre le droit d'effectuer des recherches archéologiques est trop grave, il faut leur rendre ces fresques, rien ne nous empeche d'en conserver une copie et de realiser des analyses avant, mais ca fait partie du patrimoine egyptien.... pour le droit a la connaissance, il faut absolument continuer les fouilles !

  • Trunky, le 07/10/2009 à 20h51

    Une honte pour la France. Cela s'appelle du vol. Même si personnellement, je préfère visité nos propres musées que de me déplacer à l'étranger

  • Belial, le 07/10/2009 à 17h15

    Si la France n'avait pas sauvé ces antiquités, elles auraient disparu à jamais, pillées et revendues. Laissons ces objets dans nos musées, et que l'Egypte s'occupe de son peuple d'aujourd'hui au lieu de ses pierres d'hier.

  • Pierre, le 07/10/2009 à 16h50

    Comme le dit Hergé dans "les 7 boules de cristal" : imaginez qu'ils viennent chez nous pour prendre les tombeaux de nos rois Mérovingiens, serions nous ravis et les laisserions nous faire?

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