La clé est dans l'enfance. Même en matière d'évolution. Une étude euro-américaine s'appuyant sur l'analyse de dents aux rayons X tend à prouver que l'homo sapiens devient adulte plus lentement que son ancêtre l'homme de Neandertal. Il semblerait que ce phénomène soit récent et unique à notre espèce dans l'évolution, expliquent les chercheurs dont la communication paraît dans les Annales de l'Académie nationale américaine des sciences (PNAS).
Une comparaison des premiers humains avec d'autres primates montre que ces derniers avaient une gestation plus courte, une enfance plus brève, un âge de reproduction plus précoce et une durée de vie dans l'ensemble moins longue. Selon les scientifiques, ce trait pourrait avoir donné aux premiers humains un avantage dans l'évolution sur l'homme de Neandertal, disparu depuis près de 30.000 ans pour des raisons encore obscures.
Ça se passe aussi dans la tête
Mais il reste très difficile de déterminer à quel moment exact ces changements dans le rythme de développement se sont produits, depuis que les hominidés et les primates non-humains, - en particulier le chimpanzé, notre plus proche cousin -, ont divergé dans l'évolution il y a six à sept millions d'années.
Cette recherche vient conforter d'autres études qui ont mis en évidence l'existence de différences subtiles dans le développement entre l'homo sapiens et son plus proche parent, l'homme de Neandertal. Une étude de chercheurs de l'Institut Max Planck publiée le 8 novembre montre que le cerveau des néandertaliens et celui de l'homme moderne, similaires à la naissance, avaient un développement très différent dès la première année de la vie.
Ces variantes observées tôt dans le développement du cerveau humain reflètent probablement des changements dans les circuits et branchements cérébraux internes qui comptent le plus pour les capacités cognitives et l'émotion, selon ces chercheurs. Il est de ce fait improbable que les Néandertaliens percevaient le monde comme les humains.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




