L'analyse de l'ADN de dents provenant de crânes trouvés dans la grotte de Treilles, en Aveyron, a montré que "la majorité des sujets inhumés étaient des hommes descendant d'un seul et même ancêtre" venant du Proche-Orient, "probablement d'Anatolie", a déclaré Francis Duranthon, directeur du Muséum d'Histoire naturelle de Toulouse où étaient conservés les ossements.
La "fille de Lucy" découverte en Ethiopie
Une équipe internationale a mis au jour le squelette quasi-complet d'un enfant australopithèque de trois ans. Les fouilles ont été effectuées à proximité du site où avait été exhumée la célèbre Lucy. Mais sa "fille" présente des caractéristiques étonnantes.
Publié le 20/09/2006
Préhistoire : la "fille de Lucy" découverte en Ethiopie
Une équipe internationale a mis au jour le squelette quasi-complet d'un enfant australopithèque de trois ans. Les fouilles ont été effectuées à proximité du site où avait été exhumée la célèbre Lucy. Mais sa "fille" présente des caractéristiques étonnantes.
Publié le 20/09/2006
Découverte d'une nouvelle race de dinosaure
Un squelette partiel fossilisé de dinosaure, découvert en 2004, dans l'Utah, a révélé une nouvelle espèce herbivore.
Publié le 24/03/2010
La sépulture de Treilles a été mise au jour dans les années 1930 : un minimum de 149 sujets (63 enfants et jeunes et 86 adultes) datant de 5.000 ans y avaient été inhumés sur une période d'un à deux siècles. Les études génétiques menées sur les dents de 24 personnes ont permis d'identifier 22 individus masculins, dont 3 étaient de très proches parents et 16 du même lignage paternel. Cela laisse penser qu'il s'agissait d'un clan, selon les scientifiques. L'étude est parue dans mercredi dans la revue scientifique américaine PNAS (Proceedings of the national academy of Sciences).
"Il s'agit d'un peuplement originaire du Proche-Orient aux débuts du néolithique et aujourd'hui presque totalement disparu", ont conclu Eric Crubézy et Marie Lacan, qui ont réalisé l'étude de l'ADN avec le CNRS, l'université Paul Sabatier de Toulouse et l'université de Strasbourg. En revanche, soulignent-ils, les deux femmes trouvées dans la sépulture sont originaires des Grands Causses, dont fait partie le Larzac.
Cette découverte de l'origine proche-orientale des hommes confirme "l'importance des mouvements de populations pendant le néolithique le long des côtes méditerranéennes", souligne Francis Duranthon, qui a dirigé les travaux. Jusqu'à présent, les seules preuves qui laissaient entendre qu'il y avait eu des migrations étaient les céramiques. Dorénavant c'est prouvé par la génétique avec des génomes de près de 5.000 ans. L'origine étrangère des hommes de Treilles est encore marquée par l'absence d'un gène permettant de digérer le lait frais. Les populations vivant dans la région à cette époque-là étaient capables, eux, d'en consommer.
L'analyse réalisée par Eric Crubézy a utilisé pour la première fois des marqueurs génétiques localisés sur l'ADN nucléaire (contenu dans le noyau de la cellule) d'ossements datant de plus de 3.500 ans avant notre ère. Ils permettent d'obtenir des éléments sur les lignées paternelle et maternelle d'un individu, alors que l'ADN mitochondrial (du cytoplasme des cellules) examiné jusqu'à présent ne fournissait des indications que sur celles de la mère.
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