MST : forte progression des infections à gonocoques

Par TF1 News avec Agence , le 19 août 2010 à 16h38 , mis à jour le 19 août 2010 à 17h58

En hausse constante depuis plusieurs années, les infections à gonocoques ont augmenté de 52 % entre 2008 et 2009. Elles peuvent provoquer l'infertilité chez la femme.

Démographie population fouleImage d'archives © LCI

Les infections à gonocoques sont en hausse constante depuis plusieurs années en France. L'augmentation a été de 52 % entre 2008 et 2009 a indiqué jeudi l'Institut de veille sanitaire (InVS) dans un communiqué, qui se base sur les résultats fournis à l'Institut par deux réseaux spécialisés dans la surveillance de ces infections, Renago et RésIST.   

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D'après l'étude, cette progression a été observée sur l'ensemble du territoire mais elle est légèrement moins importante en Ile-de-France (+38%), où on constate une augmentation chez les hommes (+44%) et une relative stabilité chez les femmes (-5%)". Dans les autres régions en revanche, l'augmentation du nombre de cas (+54%) se vérifie à la fois chez les hommes (+51%) et chez les femmes (+75%)".
 
Les infections à gonocoques sont des infections sexuellement transmissibles, IST ou MST, dues à la bactérie "Neisseria gonorrhoeae". Elles touchent essentiellement des sujets jeunes, le plus souvent des hommes, (environ 85%). Elles provoquent chez ces derniers des urétrites douloureuses, plus connues sous le nom de "chaude pisse".
 
Le diagnostic est relativement aisé chez l'homme en raison des symptômes (douleur en urinant, écoulement de pus...) et le traitement par antibiotique est simple et efficace. "L'infection non traitée peut être à l'origine de complications graves et favoriser la contamination par d'autres IST", explique le communiqué.
 
Le préservatif comme moyen de prévention
 
Ces gonorrhées ou blennorragies masculines sont un bon indicateur des  comportements sexuels à risque, en hausse donc. "Comme pour toutes les IST, l'usage du préservatif est le meilleur moyen d'éviter une contamination par le gonocoque", précise l'étude qui recommande de consulter un médecin en cas de signes cliniques ou de prise de risque (rapport non protégé avec un partenaire occasionnel ou avec des partenaires multiples).
 
La plupart des femmes infectées ne présentent aucun symptôme au départ, mais des pertes vaginales, des picotements urinaires pouvant apparaître quelques jours après l'infection. Cette dernière non traitée peut s'étendre et provoquer une atteinte des trompes (salpingite) pouvant altérer la fertilité.

Par TF1 News avec Agence le 19 août 2010 à 16:38
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