L'allumage du moteur de la fusée emportant la sonde Phoenix Mars Lander (4 août 2007) © TF1/LCIUn voyage de 680 millions de km attend Phoenix. La sonde s'est envolée ce samedi à 11h30, heure française, de la base militaire de Cap Canaveral. Date d'arrivée estimée : mai 2008. Le robot explorateur, de son nom complet Phoenix Mars Lander, devrait se poser sur un site plat et dépourvu de blocs rocheux, à une latitude qui correspondrait sur la Terre à celle du nord de l'Alaska. Sur place, il affrontera des températures de -73° à - 33° Celsius. Il est doté de sept instruments scientifiques qui doivent lui permettre d'étudier pour la première fois le permafrost de la planète. Objectif : détecter dans les plaines arctiques de Mars de possibles formes de vie passées et présentes.
Les indices de vie cachés dans le sous-sol martien ?
La sonde va ainsi pour la première fois tenter de toucher et d'analyser l'eau probablement présente sous forme de glace dans le sol de la planète. Pour cela, Phoenix est doté d'un bras articulé de 2,35 mètres capable de creuser à une profondeur d'un mètre. S'il trouve effectivement de la glace, comme l'espèrent les scientifiques, il devra déterminer si elle est, ou a été, propice au développement d'une vie primitive. Si la sonde n'est pas équipée pour détecter directement la présence passée ou présente de vie dans le sous-sol martien, ses instruments peuvent, en analysant la composition du permafrost martien, trouver des molécules de carbone et d'hydrogène - éléments nécessaires et indices probants de la vie.
Pour de nombreux scientifiques, Mars, aujourd'hui aride et stérile, était autrefois pourvue d'eau liquide. Des traces sur la planète rouge prouvent qu'il y eut des océans et des fleuves à sa surface. Deux autres robots américains, Spirit et Opportunity, mobiles à la différence de Phoenix qui se cantonnera à son aire d'atterrissage, explorent Mars depuis 2004 et ont trouvé des indices de la présence d'eau dans le passé martien. Et en 2002 déjà, la sonde américaine Mars Odyssey avait détecté de grandes quantités d'hydrogène à la surface de la planète, signe probable de la présence de glace, enfouie à moins d'un mètre sous la surface.
D'après agence
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