l'A2, avion commercial hypersonique, dont le projet a été conçu par la société britannique Reaction Engines © TF1-LCICe n'est pas pour demain, mais cela fait rêver : aller visiter votre oncle d'Australie en 4h40, ce serait technologiquement possible ! La société britannique Reaction Engines a annoncé mardi que son équipe avait conçu un projet d'avion commercial hypersonique capable de relier l'Europe à l'Australie en moins de cinq heures. L'avion, baptisé "A2", irait en effet à mach 5, soit une vitesse de plus de 6000 km/h : plus du double de la vitesse du Concorde (mach 2). A partir de mach 5, un appareil est dit hypersonique.
Selon Reaction Engines, le temps de vol entre la Grande-Bretagne et l'Australie pourrait alors être de seulement 4h40 pour 20.000 km parcourus, alors qu'actuellement, il faut environ 22 heures de vol avec escale. Car "l'A2 est conçu pour quitter l'aéroport international de Bruxelles, survoler tranquillement l'Atlantique nord sous la vitesse du son à mach 0,9 avant d'atteindre mach 5 au-dessus du pôle Nord puis de se diriger vers l'Australie au-dessus du Pacifique", a expliqué le directeur général de la société, au quotidien britannique The Guardian.
4.650 euros le billet
"Notre travail montre que c'est techniquement possible ; maintenant c'est au monde de décider s'il en veut", a-t-il ajouté, affirmant que l'"A2" pourrait être opérationnel d'ici à 25 ans. Ce supersonique sans hublots devrait transporter 300 passagers.
Il devrait mesurer 143 mètres de long, soit environ le double des plus gros porteurs actuels. Il serait équipé du moteur Scimitar alimenté à l'hydrogène liquide -moins polluant que les carburants fossiles- en cours d'élaboration par Reaction engines à partir d'une technologie déjà existante. Le tout pour la modique somme de 3.500 livres (4.650 euro) le billet.
Reaction Engines est une société installée à Abingdon dans le Oxfordshire (centre de l'Angleterre). L'appareil a été mis au point dans le cadre du projet LAPCAT (long-term advanced propulsion concepts and technologies) dont 50% du financement (7 millions d'euros au total) provient de l'Union européenne. Ce projet de trois ans, coordonné par l'Agence spatiale européenne (ASE), est destiné à encourager les sociétés à mener des recherches pour appliquer aux transports aériens commerciaux des technologies utilisées dans le vol spatial, mais en restant dans l'atmosphère terrestre.
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