Survol de Mars en 3-D réalisé en mars 2007 par la Nasa. © NasaNicolas Sarkozy a plaidé lundi pour un "programme mondial" d'exploration de la planète Mars lors d'une visite au centre spatial de Kourou, en Guyane Française. "Parce que Mars est là et que Mars est accessible aux technologies dont dispose aujourd'hui l'humanité, nous ne pouvons refuser de tenter cette aventure", a déclaré le président de la République, qui effectue son premier déplacement outre-mer. "J'ai la conviction qu'un programme d'exploration ne peut être que mondial, sans exclusivité ni appropriation par l'une ou l'autre des nations", a-t-il poursuivi. "Chacun pourra y prendra sa part avec ses capacités, ses atouts et ses choix privilégiés."
Il a ainsi fait valoir que l'Europe avait des atouts dans l'exploration robotique, le transport de matériel et les technologies spatiales, tandis que les Etats-Unis, qui ont déjà défini une politique ambitieuse d'exploration de Mars, ont la capacité financière, associée à la "compétence technique et scientifique". "Je propose à nos partenaires de l'ESA (Agence spatiale européenne) et à l'Union européenne de réfléchir ensemble au cadre d'un dialogue avec les Etats-Unis et les autres puissances spatiales pour organiser notre effort", a dit Nicolas Sarkozy. "La réelle preuve de la maturité des nations de notre planète sera de construire ce projet d'aller sur Mars dans la confiance mutuelle et dans l'interdépendance, gage de cette confiance", a-t-il ajouté.
Un centre spatial européen
Nicolas Sarkozy a d'autre part souhaité une "européanisation" du Centre spatial de Kourou, propriété de la France qui le met à la disposition de l'ESA. "Je fais aujourd'hui la proposition à nos partenaires et à la Commission européenne (...) que le Centre spatial guyanais devienne à terme une véritable infrastructure de l'Union européenne, indissociable d'une politique européenne d'accès indépendant à l'espace". L'ESA comprend aujourd'hui 17 pays, dont la Suisse qui n'appartient pas à l'UE. Par ailleurs, un programme comme Ariane 5 est financé par 12 pays de l'ESA, mais c'est un programme encore à 47% français.
Enfin, le chef de l'Etat a souhaité "une augmentation résolue et substantielle du budget spatial militaire de la France, qui a atteint (...) un niveau historiquement bas alors que les besoins n'ont jamais été aussi grands".
(D'après agence)
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