La capsule russe Soyouz rentrant de l'ISS le 19 avril 2008 a atterri au Kazakhstan, à 420 km de sa cible © TF1-LCIEn matière d'espace, on a pris l'habitude des décollages et atterrissages ultra-précis, à la seconde et au millimètre prêts. L'atterrissage de la capsule spatiale russe Soyouz TMA-11, de retour de la Station spatiale internationale, a donc de quoi faire sourire. D'autant que tout s'est bien fini : l'équipage (la première astronaute sud-coréenne et deux autres membres de l'ISS, une Américaine et un Russe) sont en effet sain et sauf.
Ils ont bel et bien atterri samedi au Kazakhstan... mais 20 minutes après l'horaire prévu et surtout à 420 km de la zone prévue ! "La capsule a atterri trop loin. Ce sont des choses qui arrivent", a expliqué le porte-parole de la mission de contrôle, précisant que les secours étaient arrivés sur les lieux de l'atterrissage, non loin de la frontière entre le Kazakhstan, au sud-est de la ville russe d'Orsk, en compagnie de trois médecins et avaient commencé à extraire l'équipage de la capsule.
Pourquoi il a raté sa cible
Selon le directeur de l'Agence spatiale fédérale russe, la déviation est due à un atterrissage balistique. Une enquête est ouverte sur l'incident. Lors d'un atterrissage normal, automatique, la capsule est contrôlée activement et la force de gravité est minime pour l'équipage. Lors d'un retour balistique, la trajectoire de l'atterrissage est plus abrupte et la charge de gravité peut être multipliée par huit.
Le vaisseau s'était désamarré de l'ISS à 5h06 GMT et avait entamé son voyage retour de 350 km vers le Kazakhstan en régime automatique. Après être entré dans l'atmosphère, le Soyouz a amorcé sa descente avant qu'un parachute atténue le choc de l'atterrissage dans la steppe kazakh, base du programme spatial russe depuis l'époque soviétique.
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