200.000 enfants conçus par fécondation in vitro

le 13 janvier 2009 à 09h04 , mis à jour le 13 janvier 2009 à 09h25

Depuis Amandine en 1982, la France a vu naître 200.000 bébés grâce à une fécondation in vitro, un chiffre en constante augmentation.

recherche laboratoire éprouvette scientifiqueImage d'archives. © Médiathèque de la Commission européenne

Louise ou Amandine : à eux seuls, ces deux prénoms symbolisent 30 années de recherches et de succès dans l'aide aux parents à avoir des enfants. En 1978, Louise Brown devenait le premier bébé conçu par fécondation in vitro (FIV).  C'était en Angleterre. La première française fut Amandine, en 1982. Deux cent mille enfants ont été conçus par FIV en France en trois décennies, soit autant que le nombre d'enfants conçus par FIV dans le monde pour la seule année 2000, souligne le bulletin mensuel de l'Institut national des études démographiques (Ined).

La proportion de naissances obtenues par la technique de la FIV en France  "n'a cessé de progresser au cours des vingt dernières années", passant de 0,52%  en 1988 à 1,74% en 2006, relève Elise de La Rochebrochard (Ined-Inserm) dans le dernier numéro de Population et Sociétés. Une progression due à la fois à un recours plus fréquent à la FIV et à un meilleur taux de succès (actuellement 20 à 25% des tentatives mènent à la  naissance d'au moins un enfant vivant).

5% de procréations aidées

Selon le dernier bilan publié pour l'Europe (2004), l'Allemagne et le  Royaume-Uni ont une proportion de naissances obtenues par FIV similaire à celle  de la France. Elle est plus élevée en Belgique (2,4%) et dans les pays nordiques  (2,8 à 2,9% et même 4,2% au Danemark). Selon Elise de La Rochebrochard, il y a actuellement dans les maternelles françaises, "1 à 2 enfants en moyenne par classe dont la conception a été aidée médicalement".

En 2003, une naissance sur 20 en France (5%) a en effet été obtenue à l'issue d'un traitement ou d'une technique médicale. Dans la moitié des cas (2,4%), il s'agissait de simples stimulations ovariennes (traitement hormonal),  et dans l'autre, d'insémination artificielle (0,8%) ou de FIV (1,7%). Elise de La Rochebrochard note enfin que pour 97% des enfants conçus par FIV  en France, il n'y a ni don de sperme, ni don d'ovules, les deux parents  "sociaux" étant alors également les "parents génétiques".

le 13 janvier 2009 à 09:04
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