La collision de deux satellites en 3D. (Archives). La Russie pense que les fragments de sa sonde martienne défectueuse Phobos-Grunt sont tombés dimanche soir dans l'océan Pacifique, a déclaré un responsable du ministère de la Défense. Une sonde russe envoyée vers Mars, et qui n'avait jamais pu quitter la banlieue terrestre, devait replonger vers la Terre dimanche. L'agence spatiale russe peinait à dire où, annonçant une zone géographique couvrant une large partie du globe et une fenêtre de plus de 4 heures. Le satellite américain est entré dans l'atmosphère dans la nuit de vendredi à samedi au-dessus du Pacifique Nord et à l'ouest des Etats-Unis, où il s'est désintégré. L'ancien satellite d'observation de la Nasa est retombé sur Terre samedi matin, mais la Nasa n'est pas encore capable de dire où ses débris ont terminé leur course. Exit l'Italie. Le satellite américain de 6,3 tonnes devant retomber sur Terre vendredi soir ou samedi matin a changé d'orientation, rendant possible la chute de débris aux Etats-Unis, a indiqué vendredi soir la Nasa. La Nasa a les yeux braqués sur "UARS", ce satellite gros comme un bus qui doit retomber sur Terre vendredi soir. Elle essaie de déterminer la future zone d'impact. La péninsule italienne pourrait être concernée ; du coup, les autorités du pays ont lancé un appel à la prudence aux habitants. Sa mission finie, sa réserve de carburant épuisée, UARS (Upper Atmosphere Research Satellite) va retomber sur Terre vendredi. Si une bonne partie brûlera lors du passage dans l'atmosphère, 532 kg de carcasse, de roues et de batteries devrait atteindre le sol. Où ? Mystère...
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Ce type d'accident est extrêmement rare. Deux satellites sont entrés en collision dans l'espace, juste au dessus de la Terre. Un satellite a été détruit : il s'agit d'un engin commercial américain de la société Iridium. Le deuxième satellite, qui était hors d'usage, était un engin russe. La société, qui possède une flotte de 66 satellites de télécommunications, a assuré que l'accident ne pouvait être imputé à une éventuelle faiblesse de leur satellite. Sa perte pourrait "entraîner une perturbation très limitée" des communications, a assuré l'entreprise. Les "mesures nécessaires pour remplacer le satellite endommagé", précise-t-elle.
Selon le magazine spécialisé Space News, la collision entre Kosmos-2251, d'un poids de 900 kilos, avec le satellite d'Iridium (560 kilos), a provoqué deux nuages de débris, dont la NASA suit de près l'évolution et les risques éventuels de collision avec sa station spatiale internationale (ISS). Selon le quotidien Washington Post, qui cite un mémo de la NASA sur l'incident, des responsables de l'agence spatiale américaine ont estimé que le risque que l'ISS soit endommagé par des débris est "faible et dans des limites acceptables", la station spatiale volant à une orbite plus basse (354 km) que celle de la collision.
"La station spatiale a la capacité, si nécessaire, de faire des manoeuvres pour éviter les débris", ce qu'elle déjà fait à huit occasions, a par ailleurs assuré un porte-parole de la NASA. Près de 6000 satellites ont été envoyés dans l'espace depuis que l'Union soviétique a mené pour la première fois en 1957 un vol habité autour de la terre avec Spoutnik 1. Environ 3.000 de ces satellites sont toujours opérationnels, selon la NASA. La navette Discovery doit mener au plus tôt le 22 février une mission vers l'ISS, au départ du centre spatial de Kennedy en Floride.
D'après agence
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