Claire Bazy-Malaurie, la médiatrice nommée par Valérie Pécresse dans le conflit des enseignants-chercheurs © TF1/LCILa médiatrice désignée par Valérie Pécresse dans le conflit des enseignants-chercheurs, Claire Bazy-Malaurie, a déclaré mercredi à la presse qu'elle entendait "essayer de construire un texte nouveau qui sera probablement sur les bases du texte actuel, avec des aménagements".
La médiatrice sortait d'une réunion d'une heure avec la ministre de l'Enseignement supérieur et différents protagonistes du dossier : la Conférence des doyens d'université, le bureau de la Conférence des présidents d'université et, pour les syndicats, Sup-recherche Unsa, le Sgen-CFDT, et Autonome-Sup. "Le travail est désormais entre ses mains" et "servira de base" à la "négociation que nous aurons ensuite avec les syndicats", a commenté Valérie Pécresse. "Je crois qu'on est à un tournant", a réagi de son côté Thierry Cadart, secrétaire général du Sgen-CFDT, à la sortie. "Nous avons obtenu qu'une vraie négociation s'ouvre", a-t-il ajouté.
"L'extension" du mouvement
La mission de la médiatrice se déroulera en deux phases : "pendant deux mois, je vais recevoir tous les membres de la communauté universitaire, les organisations représentatives, les Conférences, etc., pour écouter, connaître leurs observations (...) et éventuellement leurs propositions", a-t-elle expliqué. "Dans un deuxième temps, il me reviendra de faire des propositions pour des aménagements qui pourront, pourraient", a-t-elle précisé, "être apportés à ce projet de décret".
Le Snesup-FSU, principal syndicat de l'enseignement supérieur, et Sauvons l'Université, n'ont pas assisté à cette réunion, préférant se rendre à celle de la coordination nationale des universités, qui a appelé en début de soirée à une nouvelle journée nationale de mobilisation le 19 février. La coordination a également invité "les enseignants du premier et second degrés et leurs organisations syndicales à rejoindre le mouvement" des enseignants-chercheurs.
"Médiation sans objet"
Quelques heures auparavant, la coordination avait indiqué qu'un texte dénonçant "la manoeuvre médiatique et la stratégie de diversion que Valérie Pécresse a trouvées comme seule réponse à nos demandes de retrait des réformes en cours" avait été adopté à l'unanimité, moins 12 abstentions, des délégués mandatés. Car les objectifs de la coordination restent les mêmes : le retrait de la réforme du statut des enseignants-chercheurs, le retrait de la réforme de la formation des enseignants du primaire et du secondaire et l'annulation des suppressions de postes dans le supérieur et la recherche.
Selon le Snesup, mardi après-midi, "la grève touchait absolument toutes les universités", à des degrés divers. "Cela ne veut pas dire qu'il n'y a plus cours nulle part, mais il n'y a pas d'établissement où il n'y a pas un collègue dans l'action."
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...



