Là où il y a du plaisir il y a un gène

Par DjS (d'après agence), le 25 février 2009 à 17h00 , mis à jour le 25 février 2009 à 17h27

Une variation génétique expliquerait les différences de regard porté sur les aléas de la vie, par ceux qui voient le verre à moitié vide et ceux qui le voient à moitié plein.

verre © reuters

Des chercheurs de l'Université d'Essex au Royaume-Uni suspectent un lien entre la taille d'un gène et notre propension à voir les aléas de la vie de manière positive ou non. Il était déjà établi que le gène 5-HTTLPR contrôlait le taux de sérotonine, une molécule qui transmet les messages chimiques à l'intérieur du système nerveux central et qui est impliquée notamment dans le sommeil ou la dépression. Nombre d'antidépresseurs régulent les niveaux de sérotonine.
 
Des chercheurs avaient aussi déjà identifié trois variants du gène, dont deux allèles (version particulière d'un gène) courts liés à un plus grand risque de dépression et de tentatives de suicide et qui, supposait-on, suscitaient une réponse neurochimique exagérée à des situations stressantes. Le gène pouvait aussi avoir pour variant un allèle long.
 
Si c'est long c'est bon
 
Les chercheurs d'Essex, dont les travaux sont publiés dans la revue Proceedings of the Royal Society B, ont essayé d'établir si les réactions des gens avaient à voir avec ces allèles. L'équipe a projeté à 97 personnes une série d'images, montrées par deux, extraites d'un test psychologique international. Les images étaient divisées en trois catégories : négatives inspirant peur ou stress, telles des images d'araignée ou d'une personne prête à se suicider ; érotiques ou agréables ; et enfin neutres.
 
Les 16 participants qui avaient un long allèle se sont intéressés aux images agréables, se détournant en revanche de celles qui étaient inquiétantes. Ceux qui avaient des allèles courts ne manifestaient pas cette tendance, et étaient moins déterminés dans leurs choix. Les chercheurs en concluent que les allèles longs constituaient une "distorsion protectrice" permettant de "mieux réagir aux stress de la vie", et que leur absence était probablement liée a une plus grande vulnérabilité aux troubles d'humeur et à l'anxiété.

Par DjS (d'après agence) le 25 février 2009 à 17:00
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