© TF1/LCILa création de 130 "chaires mixtes" aux universités et aux organismes de recherche ne se traduira pas par une diminution des recrutements dans ces derniers, a annoncé jeudi le ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche.
La ministre "Valérie Pécresse appelle donc les organismes de recherche à rouvrir leur campagne d'emploi dès à présent pour procéder au recrutement de 130 chercheurs supplémentaires", selon ce texte diffusé le jour d'une nouvelle journée de manifestations d'étudiants, de chercheurs et d'universitaires. "Le coût de ces chaires, estimé à 4,5 millions d'euros environ, sera pris en charge par une dotation d'origine ministérielle et non sur le budget actuel des organismes", précise le ministère.
Revendication
Ces chaires, créées pour une durée de cinq ans, permettent à des universitaires d'être dispensés des deux tiers de leur charge d'enseignement, de toucher une prime de 6.000 à 15.000 euros par an et des "crédits destinés à soutenir leurs recherches" compris entre 10 et 20.000 euros par an. Mais les chercheurs refusaient que chaque chaire remplace deux postes au lieu d'un, comme c'était le cas dans le projet initial du gouvernement. Cette revendication des universitaires et scientifiques qui s'opposent depuis deux mois à la restructuration de la recherche en France était un des points de la plate-forme de 10 demandes faites le 14 mars par plusieurs centaines de directeurs de laboratoires.
Les chercheurs demandent également la réaffirmation du rôle d'opérateur scientifique des organismes de recherche comme le CNRS, que le gouvernement veut transformer en agences de moyens, ainsi que l'ouverture de discussions sur un plan pluriannuel d'emplois.
D'après agence
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