Image d'archives © TF1Pour un banal singe qui tomberait nez à nez avec la dernière trouvaille des scientifiques de l'équipe d'Erika Sasaki, de l'Institut central d'expérimentation animale de l'université Keio, il vaudrait mieux avoir le coeur bien accroché. Ces chercheurs japonais ont en effet créé la première lignée de singes modifiés génétiquement pour devenir d'un beau vert fluorescent sous l'effet de rayons ultra-violets.
Saccage de vignes transgéniques à l'Inra
70 pieds de vigne transgénique dans l'unité de Colmar de l'Institut national de recherche agronomique ont été saccagés dans la nuit de samedi à dimanche par des militants anti-OGM.
Publié le 15/08/2010
Il y a trois ans, des chercheurs taïwanais avaient déjà fait naître trois cochons fluorescents capables de virer au vert dans le noir. Des expériences similaires avaient aussi été conduites sur des souris et des rats, mais la plus grande proximité entre le singe et l'homme laisse entrevoir la possibilité d'implanter d'autres gènes chez le singe, pour observer des pathologies humaines.
Un marqueur pour explorer l'intérieur des cellules
Car l'intérêt de ce tripatouillage génétique aux résultats dignes de Mary Shelley ou de Barnum est bel et bien de faire avancer la recherche médicale. Dans la revue Nature, les chercheurs détaillent le processus employé : ils ont introduit dans des embryons de ouistitis à pinceaux blancs (Callithrix jacchus) à l'aide d'un virus la protéine fluorescente GFP, originellement extraite d'une méduse. Les embryons ont ensuite été implantés sur sept mères porteuses, dont trois ont fait des fausses couches, les quatre autres donnant naissance à cinq petits. A la deuxième génération, le gène de la GFP était présent dans les cellules reproductrices de deux de ces cinq singes. L'un des deux l'a ensuite transmis à la génération suivante. Tout l'intérêt de cette fameuse protéine fluorescente GFP étant qu'on peut l'utiliser comme un marqueur pour explorer l'intérieur des cellules vivantes.
Ce type d'expériences sur les singes est néanmoins controversé pour ce qui fait précisément son intérêt : la proximité de cet animal avec l'homme. Selon ses détracteurs, l'expérience ouvre la voie à des manipulations sur le génome humain. La prochaine étape consistera à implanter à ces ouistitis transgéniques des maladies comme celle de Parkinson ou la sclérose latérale amyotrophique (maladie de Charcot). Mais selon des spécialistes américains qui publient un commentaire dans Nature, cette espèce de singe ne se prête pas aussi bien que les babouins ou les singes rhésus à la réplication de maladies humaines.
D'après agence
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